Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • L'omelette foo-young pour les nuls (ou les pressés)

    Je ne sais pas pour toi ami lecteur, mais moi en fin de semaine, j'ai souvent le même tableau dans mon frigo, à savoir ces ingrédients là:

    P290411_12.300001.JPG

     La carotte a une pauvre tête, il est temps d'abréger ses souffrances

    J'ai donc plusieurs recettes pour me faire un plat à partir de ça, mais il y en a une que j'aime plus que les autres et que je vais donc partager avec toi (suis sympa, hein?): mon adaptation de 芙蓉蛋, soit l'omelette foo-young si tu ne lis pas couramment le mandarin (moi non plus, mais j'aime bien faire de l'esbrouffe).

    Que nous faut-il donc pour réaliser ce plat délicieux pour 1 personne?

    - 2 oeufs

    - 1 petit oignon

    - 1 courgette

    - 1 carotte

    Voilà pour les ingrédients de base, auxquels on peut rajouter les ingrédients suivants:

    P290411_12.310001.JPG

     - huile végétale

    - sauce soja (ma drogue, ici bouteille de Kikkoman d'1 L. D'ailleurs fais-moi plaisir ami lecteur, n'achète pas la merde du supermarché qui n'a pas fermenté correctement, achète cette sauce en épicerie asiatique, je te promets que la différence gustative te fera plaisir aussi!)

    - huile de sésame

    - ciboulette (je ne trouve jamais la ciboule de la recette traditionnelle)

    - bouillon de légumes

    - sucre

    - poivre

    - sel

    Si tu veux réaliser une version minimaliste, tu peux utiliser uniquement l'huile et le bouillon.

    On est bon pour les ingrédients, passons maintenant à la réalisation!

    On détaille d'abord les légumes en éminçant l'oigon et la ciboulette et en pelant et taillant la carotte et la courgette. Je pèle aussi la courgette, tant pis pour la déperdition de vitamines, sans quoi j'en ai jusqu'à ce soir pour digérer. Tu peux tailler la carotte et la courgette en petits dés ou, comme moi, les rapêr. Là aussi c'est plus digeste, ça cuit plus rapidement et ça "agglomère" mieux avec l'omelette.

    P290411_12.380001.JPG

    Cette bonne vieille râpe fait marcher mon biceps tout en m'évitant de laver tout mon robot-mixeur

    On bat les oeufs en omelette dans un saladier, puis on ajoute le bouillon (un kub'or délayé dans un fond de tasse), un filet de sauce soja, un càc de sucre et quelques gouttes d'huile de sésame. On sale et poivre et on rebat un petit coup au fouet.

    P290411_12.480001.JPG

    Pas d'inquiétude, cette couleur est tout à fait normale

    On prend une poêle à larges bords (ça suffit amplement, le wok électrique est un gadget) dans laquelle on fait chauffer l'huile, on rajoute les oignons qui blondissent pendant 2 minutes, puis on rajoute la carotte et la courgette, et on laisse cuire encore 2 minutes.

    Enfin, on rajoute l'omelette sur les légumes en on laisse cuire en remuant régulièrement jusqu'à ce que les oeufs soient pris. Parsemez de ciboulette et hop, c'est dans l'assiette!

     

    P290411_13.030002.JPGNo, this is not vomit


    Bon alors il y a des gens qui arrivent, par je ne sais quel miracle, à avoir une omelette à l'aspect parfait, digne d'une photo de carte de restaurant chinois. Moi j'arrive pas, mais le plus important c'est le goût n'est-ce pas? Et le goût est bon! Il faut dire aussi que pour 2 oeufs, 1/2 carotte et 1/2 courgette suffiraient mais je ne peux décemment pas compter sur Angélas pour finir les légumes en se levant (il travaille de nuit le cher ange, du coup à son réveil il prend un petit-déjeuner comme tout être humain civilisé).

    Je ne t'ai pas parlé du temps de réalisation, aujourd'hui j'ai mis 20 mn, prise de photos incluse, tu peux donc raisonnablement tabler sur un quart d'heure. Simple, rapide, pas cher, sain et bon: c'est pas bonheur ça?

    Bon ap' ami lecteur!

  • Les vacances de Guido

    Horreur: 2 semaines sans nouvelles! Où est Glorifine? Que fait-elle? Avec qui? Et pourquoi? Pourquoooiiii?!?

    Ben quoi? On peut bien rêver deux secondes que son lecteur se morfond en son absence, non?

    Hum. Bref. Me voilà de retour ami lecteur, après des petites vacances là-haut dans le grand Nord Pas-de-Calais! J'espère au passage que toi aussi tu as bien profité de ce gros week-end et que, si tu pratiques ce sport sans pitié qu'est la chasse aux oeufs, celle-ci a été bonne.

    Lors de la création de ce blog, j'avais indiqué que je pourrais être amenée à parler de tout et n'importe quoi... Banco ami lecteur! Je m'en vais te causer de mon séjour chez les Chtis.

    Tout commence au sortir de la gare Lille Europe. Il fait un temps splendide, la foule citadine grouille autour de moi, et il y a cette odeur si familière... l'odeur des frites! J'avais oublié que l'infâme Ronald Mc Donald sévissait tout près. Mais cette odeur me plaît aujourd'hui, elle est en harmonie avec les sensations des retrouvailles avec cette vieille ville qui m'a tant manqué, comme une bande olfactive.

    Car j'aime Lille, elle est magnifique, si belle dans son patrimoine, si intense dans sa diversité culturelle, évocatrice de mille merveilleux souvenirs. Pour emprunter l'expression de nos amis Québecquois, je suis en amour avec cette ville.

    Je me trouve un sandwich VG et je vais flâner tout mon soûl de par les rues des quartiers de la gare , Vauban, le Vieux Lille, Rihour... Six ans! "Tout est changé et tout est pareil".

    P190411_15.350002.JPGP190411_16.490001.JPGP190411_14.200001.JPGP190411_14.150002.JPG

    Je saute sur l'opportunité de me rendre au LAM parce que les musées, c'est ma grande passion! (A dire avec le ton d'Omar Sharif. Révélation en exclu: j'étais amoureuse de lui quand j'étais petite. J'ai toujours eu un côté gérontophile semble t-il).

    Et là, je fais du grand Glorifine. Je passe à l'office de tourisme (1e photo) pour demander mon chemin sans demander les horaires, parce que la fermeture, je le sais, je l'ai lu sur le site, c'est à 19H. J'arrive donc à 17H15 et me dirige, insouciante et guillerette, vers le guichet. Le staff sécu en train de s'esclaffer dans l'entrée, la femme de ménage en action et la caissière qui range ses prospectus ne me mettent pas la puce à l'oreille. Je demande donc le précieux sésame avec mon plus beau sourire. Ce à quoi la caissière me répond que le musée ferme à 18H, la caisse à 17H et le jardin, lui, à 19H, et qu'elle ne peut donc accéder à ma demande. Désespoir je suis. Je souhaite une bonne soirée à la caissière, parce qu'elle ne participe en rien dans le fait que je sois une sinistre quiche, et je vais gambader dans le parc, histoire de ne pas avoir fait le déplacement pour rien.

    Je ne regrette pas. Le parc est très agréable, un ruisseau coule paisiblement et quelques sculptures se laissent admirer (attention, jusqu'à 19H).

    P190411_17.460001.JPG

    Between fiction and facts, Richard Deacon

    P190411_17.500002.JPG

    La Croix du Sud, Alexander Calder

    P190411_17.540001.JPG

    Jardin les pieds dans l'eau

    Après ce rendez-vous manqué avec le LAM (I'll be back!), j'ai fait 10 fois le tour de La Madeleine en cherchant la demeure de ma copine D. J'ai demandé ma route à 4 personnes, 2 femmes m'ont dit qu'elles ne savaient pas, 2 hommes m'ont indiqué un mauvais chemin. Sérieusement les gars, pourquoi faites-vous ça? Quel est cet étrange blocage intello-émotionnel qui vous empêche de dire que vous êtes navrés, mais vous ne connaissez pas le chemin? Ça me laisse perplexe.

    Du coup j'appelle D. qui m'explique à deux reprises (je me reperds le 1er coup) et me dit que je suis un boulet (elle a raison). Facteur aggravant, je me laisse aisément distraire par les magnifiques  détails art déco des façades du quartier. Heureusement que je n'habite pas ici, je passerais ma vie le nez en l'air.

    Après une excellente soirée avec D., les jours filent, les paysages et les visages aimés défilent, pas vus depuis des mois voire des années, et ces heures passées ensemble qui, à peine commencées, se terminent!

    Je vois mes Bailleulois bien installés dans leur nouveau home sweet home, leur gang de chats, Louloute qui me prête une paire de tongs pour éviter l'amputation de mes pieds, et qui m'explique comment il faut poinçonner les nouveaux billets de TER "Nan pas à gauche de la machine, à gauche de la fente!" (boulet j'ai dit).

    thomas-the-train-ticket-invitations1-296x300.jpg

     Les billets de train adaptés à Glorifine

    Je vois la famille St G. et ma Caro qui arbore un petit bidon de 3 mois, elle m'a fait la surprise cette petite cachotière! On se rappelle le lycée en général et ce matin en particulier où elle m'a attendue 1H15 (m'étais pas réveillée), on rit.

    Je vois les (H)Ermites du 62! Ils sont venus me chercher en famille à la gare de Bourbourg (no joke inside, cette ville existe vraiment), je découvre la petite dernière et je vois comme le ptit mec a grandi. Il a du mal avec mon prénom et m'appelle Guido, comme dans Cars.

    cars-guido.jpg

     Va pour Guido!

    Je dis ok, mais si t'es pas sage, Guido mettra sa grosse moustache et ça fera vraiment très peur! Pendant que sa mère admire le bavoir "Plus belle la vie" que j'ai miraculeusement déniché pour bébé, il me parle des différents requins vivants, figurines en plastique à l'appui. 3 ans, j'hallucine d'avoir devant moi la réincarnation de Jacques-Yves Cousteau. Son père interrompt le cours de mes  réflexions sur le karma en débouchant une bouteille pleine de bulles, la vie est belle.

    Dernier jour dans le Nord, déjà. Après une douche où l'amateur de requins a surpris Guido à oilpé pour cause de porte de salle de bains qui ne ferme pas (pôv gosse), direction Dunkerque! C'est parti pour un déjeuner entre gonzesses, deux heures de blablatages dans tous les sens carrément jouissives! Là encore, tempus fugit  comme dirait l'autre.

    Il est déjà temps de reprendre le train vers l'Ouest. Ce train, je le rate évidemment, sans même  le faire exprès. Je le vois partir devant mon nez, j'arrive à en réserver un autre 1H30 plus tard, je paie 30€ de plus (30 € la minute de retard, c'est pas donné!) et je maudis cette partie de moi-même qui est fâchée avec la ponctualité.

    en-retard.jpg

    Ça a toujours été comme ça. Pour clore cet édifiant billet, laisse-moi ami lecteur, te raconter cette fois où j'ai bien failli rater mon bac de français.

    L'histoire se passe à Dunkerque il y a quelques années (2 ou 3 tout au plus... Bon d'accord, rajoute un 1 devant si tu veux!), je suis en 1eL et suis en stress parce que demain je passe mon épreuve de français. J'ai préparé mon sac, mes vêtements, j'ai choisi ma coiffure et mon maquillage pour n'avoir l'air ni d'un zombie ni d'une voiture volée, j'ai vérifié 24 362 fois mon réveil et la présence de ma convocation dans mon sac.

    Le jour se lève, j'avale mon petit-déj de championne, embrasse ma mère qui me souhaite de la matière fécale et en avant la musique! J'arrive au lycée, 30 mn d'avance, soulagée, j'attends. Dix minutes se passent, puis quinze puis vingt. Je trouve étrange de n'avoir vu personne de ma classe. Je vais aux renseignements auprès d'une donzelle fréquentant l'établissement qui m'annonce qu'elle n'est pas au courant que mon lycée passe ses exams dans le sien. Le doute m'habite (pardon) et je me dis que, quand même, je n'ai pas pu me planter là-dessus. Tremblante, je sors ma convocation en fermant les yeux, je les rouvre et là... consternation, je l'ai fait! Je me suis plantée de lycée! Rhaaa, non c'est pas possible d'être aussi demeurée!! Je cours, je chope le bon bus, j'exprime ma détresse au chauffeur d'une voix tremblante, je m'assois au bord de la crise de nerfs et je m'imagine déjà rentrer à la maison et expliquer à mes parents pourquoi je devrais repasser le français l'an prochain (pour cause de débilité profonde).

    Ce jour là ami lecteur, je suis tombée sur un ange en la personne du chauffeur, ou d'un père de famille ayant un lardon du même acabit que moi (vu la difficulté au quotidien, ça mérite aussi une auréole!). Non seulement il a roulé à tombeau ouvert sur 2 kilomètres, mais il m'a aussi déposée juste devant le lycée de l'Europe en me souhaitant bonne chance! J'ai pu rentrer in extremis et ma dissertation sur l'ombre et la lumière dans l'Electre Giralducienne (je suis un boulet à mémoire phénoménale) m'a valu un 17. Cet homme a ma gratitude éternelle.

    Tu vois, j'ai l'impression parfois d'avoir une zone sinistrée dans mon cerveau qui affecterait la temporalité, d'où les oublis, la procrastination, les retards... Une espèce de quartier mal famé, une zone de non droit où le sang se dit "Y a pas moyen que je passe par là, ça craint trop, y a pas la lumière, je risque de tomber sur un caillot ou un truc chelou". Il faut vraiment que je fasse un gros travail sur moi pour améliorer ça... Même si par ricochet, j'aurais moins de trucs absurdes à raconter!

    Et puis ne dramatisons pas, il y a des choses pour lesquelles mon cerveau n'est pas déficient. La musique par exemple. J'entends une chanson une fois, je m'en souviens. Là vois-tu, j'ai fait découvrir les vidéos hilarantes de Yohann Lavéant à ma Laure, du coup ça fait 4 jours que je fredonne ça:

    A ton tour de chanter maintenant ami lecteur! Bonne semaine et à bientôt!

  • 8th Wonderland, un film qui secoue du réseau!

    Catégories : Films

    Dans l'air du temps français, il faut que je te dise ami lecteur, qu'il y a un courant qui m'insupporte au plus haut point: la pensée nostalgique. C'est à dire ce fameux "C'était mieux avant"... Mais avant quoi? Avant-guerre vraisemblablement, plein phare sur les années 30! Une France blanche et catholique, aux valeurs "travail, famille, patrie", qui préfère de loin la conversation avec son boulanger/boucher plutôt qu'un chat internet avec un ami (l'un n'empêche pourtant pas l'autre)... Bref, ce que j'appelle la France baguette-saucisson-pinard. Je ne compte plus les occurrences quotidiennes de cette pensée, elle est partout: dans la publicité, dans le journal de Jean-Pierre Pernaut (et oui, encore lui, quel nuisible celui-là!), dans la bouche de nos ministres et celle d'Eric Zemmour (porte-parole officieux de l'UMP?), et puis au cinéma! Après "Le petit Nicolas", qui incarne à la perfection le portrait précédent, on va sous peu avoir droit à une adaptation de "L'élève Ducobu" avec bonnet d'âne, blouse grise de l'instit et tous les clichés qui vont bien... Ça me bouffe cette mouvance, tu ne peux pas imaginer. Et après on s'étonne de la montée du Front National dans notre beau pays!

    Donc après cette petite intro coléreuse, j'en viens au vif de mon sujet: le cinéma. J'ai parfois l'impression que le cinéma français se scinde en deux catégories: les films tout public rentables (ex: Le petit Nicolas, les Chtis) et les classiques "romantico-intello-bobo" (ex: tous les films de Klapisch en dehors du Péril jeune ou ceux de Tonie Marshall). D'ailleurs je regardais il y a peu un film sud-coréen où notre cinoche se prend un petit taquet que je partage avec toi. Parlant d'un couple qui se retrouve après une rupture, un des acteurs balance "Ça va être comme dans ces films français: ils vont faire l'amour sauvagement au bout de 5 mn et passer le reste du temps à s'engueuler". C'est caricatural certes, mais ça m'a fait sourire...

    Bref, les producteurs français financent ces deux types de films, dont un rapportera de l'argent et l'autre des récompenses, parfois les deux à l'instar des "Petits Mouchoirs" de Guillaume Canet. Mais les cordons de la bourse se désserent difficilement pour d'autres projets, et ça c'est triste. J'en veux pour preuve le film "8th Wonderland" de Nicolas Alberny et Jean Mach qui a eu du mal à trouver son micro budget de 1 800 000 € (pour toi et moi c'est énorme, mais c'est très peu pour tourner un film).

    Et pourtant ce film mérite qu'on parle de lui... Tiens, d'ailleurs c'est ce qu'on va faire!

    9189082f4804c1ab16e77d2cfe8d09d4_XL.jpg

    Commençons par le synopsis d'allociné:

    Des millions de personnes disséminées de par le monde et déçues de la manière dont celui-ci évolue décident de s'unir. Toutes guidées par le même désir d'améliorer les choses, de ne plus subir l'actualité sans pouvoir réagir. Par le biais d'Internet, elles créent le premier pays virtuel : 8th Wonderland. Chaque semaine, tous ses habitants votent par référendum une motion différente... Mais que se passerait-il si les motions de 8th Wonderland devenaient petit à petit plus réactionnaires ? Si sa manière d'agir se rapprochait lentement mais sûrement d'un comportement terroriste ? Un problème insoluble se poserait alors à l'ensemble des Nations.
    Comment combattre un pays qui n'existe pas ?

    Et puis un petit trailer:


    Plutôt alléchant non? Tourné en 2008, ce film est classé dans la catégorie "anticipation", appellation méritée au vu des ressemblances troublantes entre 8th Wonderland, Wikileaks et Facebook.

    Ah, le pouvoir d'internet et des réseaux sociaux! Une force qui terrifie les adeptes de la pensée nostalgique cités plus haut. L'idée de départ du film est donc très bonne et en phase avec son époque.

    Sur le fond, le film est fort sympathique bien que doucement idéologiste. Les actions de la communauté passent des provocations amusantes (sceller des distributeurs de préservatifs goût hostie sur les murs de la cité du Vatican) au terrorisme pur et dur (pas d'exemple, ça te gâcherait la surprise), ce qui met en lumière les dérives possibles de telles démocraties auto-proclamées. D'ailleurs un faux porte-parole / vrai profiteur apportera un regard inattendu, cynique mais réaliste sur le 8th Wonderland, tel un narrateur omniscient.

    La forme est elle aussi originale. Le film est monté selon une succession de séquences de documentaire animalier, d'extraits de journaux TV, de séances de chat et de scènes de film "classiques". Ca fait du bien de voir un montage différent, bien qu'on pourrait reprocher au film un aspect un peu décousu (fouillis diraient des rabat-joies) et une représentation technique d'internet quelque peu délirante (mais ça, c'est pour les plus geeks d'entre vous).

    Enfin, concernant le jeu des acteurs, j'avais lu des critiques de spectateurs très négatives sur allociné, et j'ai été au contraire agréablement surprise. La plupart des protagonistes sont des comédiens amateurs et s'en sortent très bien, ce côté "non pro" crédibilise à mon sens la communauté internet composée de personnalités très différentes. Sans compter que quelques guests font des apparitions saugrenues...

    En résumé, 8th Wonderland est un film qui n'est peut-être pas parfait mais qui est en tous cas enthousiasmant par son originalité et la réflexion apportée sur des sujets aussi divers que l'altermondialisme (je t'avais dit que j'y reviendrais), internet, les réseaux sociaux, la démocratie, le pouvoir, la justification des moyens par la fin... Quant à la morale du film, c'est Jean Mach qui la donne en interview: "Faire passer l'humain avant l'économique".

    A noter aussi qu'une véritable communauté 8th Wonderland a été créée, tu peux aller jeter un oeil , et une page Facebook bien sûr, c'est par ici!

    Le film est sorti en avril 2010 dans un petit nombre de salles, donc pour le voir, il faudra soit attendre sa sortie en DVD (pas de date annoncée pour le moment), soit le regarder via l'application Apple (3,99 €) sur IPhone et Ipad.

    Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, j'espère que ça t'a plu! Bon film et bonne semaine ami lecteur!