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  • Joyeux Noël ami lecteur!

    Un petit billet express pour te souhaiter un joyeux Noël! J'espère que tu seras entouré de ta famille et/ou de tes amis, couvert de cadeaux et que tu feras bombance!

    Angélas et moi partons dans la famille Loquace au fin fond de la Bigoudénie et il va falloir qu'on se bouge un peu d'ailleurs parce qu'on est encore en pyjama là... Ben quoi? C'est fête.

    Sinon côté cadeaux, toute offrande me fera infiniment plaisir même si j'ai bien quelques idées en tête...

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    Kit de survie pour bataille d'oreillers

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    Kit de survie tout court

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    Pour les chanteurs sous la douche

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    La théière parfaite

    Bon je te laisse, on doit aller se faire beau!

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    Chouettes pulls

    Avec un peu de musique pour terminer!

  • Portrait en chansons

    Bonjour ami lecteur!

    En tant que blogueuse, je vais régulièrement savourer les écrits de mes pairs (tu as d'ailleurs quelques-uns de mes blogs favoris juste là, à droite), et je pratique de temps à autre la découverte en cascade. Par exemple, j'ai découvert chez P.P. Le Moqueur l'excellent blog de La Plume qui vole, d'où j'ai atterri sur le tout aussi délectable Blog de Lancelot.

    Or, le sieur Lancelot a eu l'heureuse idée de proposer un questionnaire personnel auquel il convient de répondre uniquement avec des titres de films. Ce jeu me plait bien, j'ai donc essayé de m'y atteler... Et bien ça n'est pas si facile! Je voulais mettre des noms de films que j'aime, mais seuls des noms de nanars me venaient à l'esprit. Pour la peur par exemple, je pensais au Retour des tomates tueuses.

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    Je sais, je suis désespérante. Du coup, j'ai un peu changé la règle du jeu et décidé de répondre avec des titres de chanson (que j'aime aussi, ça va sans dire). Cependant, si la version nanar te séduit, tu peux me la réclamer en commentaires, il ne faudrait pas grand chose pour m'inciter à la publier!

    Décris-toi :

    Comment te sens-tu : « Je cherche » (Tarmac)

    Décris là où tu vis actuellement : « Nantes » (Barbara) (Ok j'ai pas cherché des masses, mais cette chanson est tellement belle)

    Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu : « Le jardin des roses » (RoBERT)

    Ton moyen de transport préféré : « Aucun Express » (Alain Bashung)


    Alain Bashung - Aucun express par SebMollier

    Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : « Une femme parfaite » (Clara Plume) (Je suis bénie car j'ai plusieurs meilleures amies, toutes différentes mais toutes avec du caractère!)

    Toi et tes ami(e)s, vous êtes : « Sex Accordéon et Alcool » (Java) (Bon pas tous les jours, mais cette chanson me fait marrer)

    Comment est le temps :   «Soleil d'hiver » (Arthur H.)

    http://www.deezer.com/listen-5493449

    Ton moment préféré dans la journée : « Il est cinq heures, Paris s'éveille » (Jacques Dutronc) (Oui, je suis une fille du matin: j'aime voir le jour se lever, la rosée sur les feuilles et les rues encore silencieuses)

    Qu’est-ce que la vie pour toi : « Ah que la vie est belle! » (Brigitte Fontaine)

    Ta peur : « Marine Le Pen » (Katerine) 

    Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : « Rester en vie » (Miossec)

    Pensée du jour : « Le lundi on reste au lit » (Arno) (Je sais qu'on est mardi, mais j'ai commencé ce billet hier)

    Comment aimerais-tu mourir : « Que mon coeur lâche »  (Mylène Farmer)

    La condition actuelle de ton âme : « Moi, mon âme et ma conscience » (Paris Combo)

  • Philippe Jaenada dans ma tête

    Catégories : Livres

    Bonjour ami lecteur!

    T'est-il déjà arrivé d'avoir l'impression de lire une de tes pensées non exprimées dans l'écrit d'un autre? Sûrement. Et une de tes angoisses elle aussi non verbalisée? Peut-être moins.

    C'est ce que j'ai expérimenté hier soir en parcourant "Le chameau sauvage" de Philippe Jaenada, ouvrage fort sympathique prêté par ma soeur Norberte. Je me trouvais déjà quelques points communs avec l'anti-héros Halvard Sanz (ses théories existentielles valent le détour, en particulier celle de l'ascenceur) jusqu'à la lecture de cette page qui me colle à la fois un petit vertige et un gros bourdon...

    " NE REFLECHISSEZ PAS TROP, C'EST DECEVANT

    Pour définitivement m'en convaincre, j'ai pris l'exemple que j'avais sous la main: Caracas. Je l'aimais tant, cette créature, que toujours je pensais à sa mort. Avec effroi. Donc je l'ai regardée, ce matin là - elle était allongée sur la couette rouge sang et faisait la moue, sans doute à cause de ma tête de cadavre -, et je me suis imaginé vingt ans plus tard, avec un autre chat (que je me suis représenté mentalement, pour la commodité de l'expérience: un gros matou noir, c'était le plus simple). Je me vois avec ce chat dans un autre appartement, je suis allongé sur un tapis, je joue avec lui, et soudain, l'image de Caracas me revient en mémoire, Caracas vingt ans plus tôt. Je me souviens de ce temps lointain où je m'étais réveillé un matin avec une gueule de bois de tous les diables, elle était couchée sur le lit et me regardait avec les yeux de Jésus Christ, je l'aimais tellement, ce chat, c'était une partie de moi, et aujourd'hui elle s'est noyée dans le passé, elle n'existe plus, elle est restée dans le temps et je l'ai remplacée par un gros matou noir que j'aime aussi. Je l'ai laissée derrière moi, elle n'est plus là pour partager mon existence, elle ne "sait" pas que le gosse vient d'avoir son bac et que Pollux est partie apprendre à conduire sur le parking du Carrefour de Saint-Ouen, elle ne sait pas que Gourmet vient de sortir une nouvelle terrine de zèbre. Ça lui aurait sans doute fait plaisir, pourtant, que j'aie retrouvé Pollux.

    Je ressentais si bien ce que je ressentirais vingt ans plus tard que je me suis mis à pleurer. Je la regardais, elle était à deux mètres de moi, et je pleurais sa disparition. Toutes les conditions paraissaient réunies pour une bonne expérience: sa présence sur le lit n'avait rien de particulièrement sensationnel, ni de beau ni d'émouvant, et pourtant je savais que je me broierais le coeur à regretter ces instants. C'était une occasion inespérée: je pouvais, pour ainsi dire, remonter le temps. Laisser momentanément le gros matou noir et revenir auprès de Caracas. (...)

    Il fallait que je profite à fond les ballons du plaisir d'être avec elle. Eh bien j'ai eu beau me le dire et me le répéter, me concentrer de toutes mes forces pour me rendre compte de ma chance, apprécier cet instant en profondeur: rien à faire. C'était une réflexion, aussi éloignée d'un sentiment qu'une recette l'est d'un plat. Je restais en surface, dans mon cerveau, incapable de descendre vers le noyau de mes émotions pour diffuser de là le plaisir dans tout mon corps. J'étais content d'avoir Caracas sous les yeux, bien sûr, mais je ne le réalisais pas, je ne m'imprégnais pas de sa présence. La seule émotion que je parvenais à ressentir réellement, c'était de la tristesse en pensant au jour où je serais dans cet autre appartement, sur le tapis avec le gros matou noir, ce jour où elle ne serait plus là, elle."

    Voilà donc ce passage qui m'a un peu serré la gorge et qui me fait dire qu'ici l'auteur parle à travers son personnage, car pour décrire aussi bien ce sentiment, il faut l'avoir éprouvé. Alors évidemment on peut faire de la psychologie de comptoir et interpréter ce type de réflexion comme une peur de la mort (c'est évident), de la séparation, du vieillissement, du changement... Et ceux qui ne comprennent pas cette mélancolie pré-deuil pourraient l'envisager comme un masochisme mêlé d'anthropomorphisme.

    Bien sûr, je ne place pas mes chats au même degré d'attachement que les membres de ma famille ou mes amis, mais il n'empêche que je les aime intensément. En tant que "maîtresse", je me sens le devoir absolu de leur apporter nourriture, confort et affection. Je suis à deux doigts d'acheter un système de vidéo-surveillance quand on les laisse quelques jours tant j'ai peur qu'il leur arrive quelque chose (ce qui ne servirait à rien, soyons sérieux: que ferais-je à des centaines de kilomètres de là?). Mon coeur s'arrête de battre quand le véto me dit que l'un a une respiration forte et l'autre un mini kyste près de la colonne vertébrale, même si le bon docteur m'assure par trois (cent) fois qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Le son délicat de mon chat qui vomit la nuit me réveille instantanément et je me lève de suite pour aller nettoyer dans la joie et l'allégresse (et la gueule dans le cul) et surtout pour vérifier qu'il va bien... Bref, mes chats sont mes bébés et j'assume pleinement ce qui doit être qualifié d'hyper-attachement délirant par ceux qui ne voient pas l'intérêt des animaux de compagnie.

    J'ai donc parfois un de ces accès de mélancolie qui me font choper mes chats à pleins bras en leur faisant jurer silencieusement de vivre jusqu'à au moins vingt ans. Ce qui en général me vaut un regard or ou émeraude (selon la bête câlinée de force) mystérieux que je veux croire d'entente tacite.

    C&M.jpgCar quand ces deux là ne seront plus à mes côtés, la vie continuera, j'aimerai d'autres chats, mais je ne serai plus tout à fait la même.