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"Sans âme" de Gail Carriger

Catégories : Livres

Cela fait deux Halloween que je lis les avis, généralement enthousiastes, de mes copinautes de challenge. Deux ans que je résiste à la série de Gail Carriger...

D'un côté, j'étais apatée par l'époque victorienne à la sauce  fantastique avec nos éternels (et légèrement surreprésentés ces temps-ci) amis loups-garous et vampires.

D'un autre côté, j'étais rebutée par cette même combinaison qui est devenue à peu près aussi rare en littérature fantastique qu'une réflexion bien sentie sur le terroir français dans la bouche de Jean-Pierre Pernaut...

Bref. Ce qui devait arriver arriva: j'ai fini par venir moi aussi à "Sans âme", le premier tome de la série "Le protectorat de l'ombrelle". Me voilà donc aujourd'hui, ami lecteur, te livrant ce qui est peut-être le 354 872e avis sur les aventures d'Alexia Tarabotti.

 

Résumé:

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté ! 
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. 
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

 

sans âme.jpg

 

Ne nous leurrons pas, ce livre est un petit plaisir coupable, façon macaron à la myrtille (j'en salive rien que d'y penser). C'est léger, c'est drôle, les relations entre Alexia et Lord Maccon sont pimentées à souhait. Comme le macaron précedemment cité, ça laisse une agréable saveur sucrée en mémoire... Mais ça n'est pour autant pas très consistant.

Car il ne se passe pas grand chose en vérité dans "Sans Âme". L'enquête d'Alexia sert plutôt de toile de fond à son personnage: son caractère impétueux, ses toilettes apprêtées, sa famille aussi délicate et pleine de tact que celle d'Elizabeth Bennet, son ami vampire et dandy, et enfin ses relations pour le moins ébouriffantes avec Lord Maccon, loup-garou Alpha de son état.

Au crédit de l'auteur, la trouvaille de l'état de sans âme est intéressante bien qu'elle gagnerait, à mon humble avis, à être étoffée. On comprend juste qu'Alexia est une paranaturelle, ce qui ne la différencie pas outre mesure des autres êtres humains si l'on excepte le fait, relativement appréciable, qu'elle peut annuler les pouvoirs d'une créature surnaturelle par simple contact corporel. 

Néanmoins, je n'ai pas boudé mon plaisir. j'ai dévoré ce livre en deux jours et j'ai souvent souri aux boutades de Gail Carriger.

Morceau choisi:

"Toute la bonne société londonienne considérait l'Ecosse comme un endroit barbare. Là-bas, les meutes faisaient peu de cas des raffinements des gens diurnes. Les loups-garous des Highlands avaient la réputation de faire des choses atroces et totalement injustifiées, comme porter des vestes d'intérieur à la table du dîner."

En conclusion, si "Sans Âme" ne t'apportera pas de brûlants sujets de réflexion, il n'en reste pas moins une lecture très divertissante dont je découvrirais volontiers la suite.

 

Bonne soirée et à bientôt ami lecteur!

 

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