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  • "Un employé modèle" de Paul Cleave

    Catégories : Livres

     

    Editeur: Sonatine

    Date de parution: 20 Mai 2010

    Nombre de pages: 423

     

    RésuméChristchurch, Nouvelle-Zélande. Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au commissariat central de la ville. Ce qui lui permet d'être au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un serial killer sanguinaire accusé d'avoir tué sept femmes dans des conditions atroces. Même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu'une de ces femmes n'a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu'il est le Boucher de Christchurch. Contrarié par ce coup du sort, Joe décide de mener sa propre enquête afin de démasquer lui-même le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres. Variation sublime sur le thème du tueur en série, ce roman d'une originalité confondante transfigure tous les clichés du genre et révèle un nouvel auteur, dont on n'a pas fini d'entendre parler.

     

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    "Un employé modèle" est un de ces livres qu'on ne lâche pas avant de l'avoir terminé. Le premier roman de Paul Cleave est d'une efficacité redoutable, au rythme soutenu et à l'intrigue passionnante.

     

    L'auteur attribue à son personnage, Joe, toutes les caractéristiques "standards" du tueur en série: reconnaissance sociale proche de zéro, adolescence difficile, père décédé et mère abusive, empathie inexistante, intelligence implacable qui lui permet d'enfiler durant la journée le costume de "Joe le lent", ce garçon attardé que tout le monde aime bien.

     

    Très éloigné d'un Hannibal Lecter, Joe Middleton aurait plus de points communs avec Dexter Morgan. Car oui, le tueur - ignoble dans ses actes - est pourtant attachant par certains côtés, et même souvent drôle alors qu'inversement, la "gentille" est d'une naïveté confondante et d'une bigoterie à la limite du supportable. Ce coup de hache enthousiaste dans le dos du manichéisme est le véritable tour de force de Paul Cleave.

     

    On passe donc un excellent moment avec ce roman pour lequel l'éditeur avait réalisé la présentation vidéo ci-dessous.

     




    Un employé modèle par sonatine-editions
     

  • "Sans âme" de Gail Carriger

    Catégories : Livres

    Cela fait deux Halloween que je lis les avis, généralement enthousiastes, de mes copinautes de challenge. Deux ans que je résiste à la série de Gail Carriger...

    D'un côté, j'étais apatée par l'époque victorienne à la sauce  fantastique avec nos éternels (et légèrement surreprésentés ces temps-ci) amis loups-garous et vampires.

    D'un autre côté, j'étais rebutée par cette même combinaison qui est devenue à peu près aussi rare en littérature fantastique qu'une réflexion bien sentie sur le terroir français dans la bouche de Jean-Pierre Pernaut...

    Bref. Ce qui devait arriver arriva: j'ai fini par venir moi aussi à "Sans âme", le premier tome de la série "Le protectorat de l'ombrelle". Me voilà donc aujourd'hui, ami lecteur, te livrant ce qui est peut-être le 354 872e avis sur les aventures d'Alexia Tarabotti.

     

    Résumé:

    Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté ! 
    Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. 
    Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

     

    sans âme.jpg

     

    Ne nous leurrons pas, ce livre est un petit plaisir coupable, façon macaron à la myrtille (j'en salive rien que d'y penser). C'est léger, c'est drôle, les relations entre Alexia et Lord Maccon sont pimentées à souhait. Comme le macaron précedemment cité, ça laisse une agréable saveur sucrée en mémoire... Mais ça n'est pour autant pas très consistant.

    Car il ne se passe pas grand chose en vérité dans "Sans Âme". L'enquête d'Alexia sert plutôt de toile de fond à son personnage: son caractère impétueux, ses toilettes apprêtées, sa famille aussi délicate et pleine de tact que celle d'Elizabeth Bennet, son ami vampire et dandy, et enfin ses relations pour le moins ébouriffantes avec Lord Maccon, loup-garou Alpha de son état.

    Au crédit de l'auteur, la trouvaille de l'état de sans âme est intéressante bien qu'elle gagnerait, à mon humble avis, à être étoffée. On comprend juste qu'Alexia est une paranaturelle, ce qui ne la différencie pas outre mesure des autres êtres humains si l'on excepte le fait, relativement appréciable, qu'elle peut annuler les pouvoirs d'une créature surnaturelle par simple contact corporel. 

    Néanmoins, je n'ai pas boudé mon plaisir. j'ai dévoré ce livre en deux jours et j'ai souvent souri aux boutades de Gail Carriger.

    Morceau choisi:

    "Toute la bonne société londonienne considérait l'Ecosse comme un endroit barbare. Là-bas, les meutes faisaient peu de cas des raffinements des gens diurnes. Les loups-garous des Highlands avaient la réputation de faire des choses atroces et totalement injustifiées, comme porter des vestes d'intérieur à la table du dîner."

    En conclusion, si "Sans Âme" ne t'apportera pas de brûlants sujets de réflexion, il n'en reste pas moins une lecture très divertissante dont je découvrirais volontiers la suite.

     

    Bonne soirée et à bientôt ami lecteur!