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  • "Colette. L'éternelle apprentie" de Jean Chalon

    Catégories : Livres

    Éditeur: Pocket

    Date de parution: 1er Mars 2005

    Nombre de pages: 404

     

    RésuméÉternelle apprentie, Colette essaie, sa vie durant, de transformer ses prisons éphémères en paradis provisoires. L'art qui consiste à changer une prison en paradis, c'est celui qu'elle enseigne à travers son oeuvre où se reflète son existence. De se naissance à Saint-Sauveur-en-Puisaye en 1873, à sa mort à Paris en 1954, Colette n'a pas cessé d'apprendre. A regarder le monde sous la direction de Sido, sa mère. A écrire sous la férule, moins dure qu'on ne l'a prétendu, de son premier mari, Willy. A éviter les pièges de la politique et de la mondanité en compagnie de son deuxième époux, Henry de Jouvenel. A partager " ces plaisirs que l'on nomme, à la légère, physiques " avec son troisième compagnon, Maurice Goudeket. Avec ce dernier, elle connaît une intense passion, comme j'ai pu le découvrir en ayant eu accès aux lettres qu'ils échangeaient alors. Car l'auteur de Chéri et de Gigi qui passe pour une femme libre est asservie, et contente de l'être, à l'amour et à la beauté qui peut prendre des formes humaines, animales ou végétales. Cette parfaite épicurienne sait en jouir comme personne et, quand vient le temps de souffrir, elle se change en une stoïcienne exemplaire, apprenant à supporter l'insupportable souffrance. Et c'est ainsi que l'éternelle apprentie devient un maître ! 

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    Je lis rarement les biographies et j'en posède peu. Dans ma bibliothèque, je crois en avoir trois en tout et pour tout: celle de Franck Sinatra ("Un rêve américain" de Denis Lépée), celle du Che par Pierre Kalfon (j'ai eu ma petite période révolutionnaire au collège), et celle d'Alexandra David-Néel offerte par ma maman, sans laquelle je ne me serais peut-être jamais intéressée à cette femme d'exception.

     

    En parlant de femme d'exception, Colette est elle aussi un personnage fascinant. Et je dois également à mes parents ma rencontre avec elle, ayant lu vers mes douze ans ses "Dialogues de bêtes" sur leurs conseils avisés.

     

    Si j'ai voulu en savoir plus sur Colette, c'est évidement parce que j'aimais ses livres, aussi car sa réputation de scandaleuse m'intriguait, et enfin parce que je sentais entre les lignes de nombreuses affinités, ne serait-ce que l'amour des animaux en général et des chats en particulier et le goût des balades au petit jour.

     

    Au fil des pages de sa vie contée avec brio par Jean Chalon, on sent bien que Gabrielle Colette a mené son existence selon ses envies (amoureuses, littéraires, géographiques même) tout en étant gouvernée par la crainte de finir sa vie sans le sou et seule. L'auteur nous apparaît comme une femme incroyablement moderne, brillante, drôle, chaleureuse, amante dévouée, fille prodigue, mère maladroite, bourreau de travail... Attachante, irrémédiablement.

     

    En sentant le nombre de pages s'amoindrir sous mes doigts, je ressentais de la tristesse sachant que la séparation était proche. L'héroïne allait mourir une deuxième fois sous mes yeux. Car si Colette a écrit des romans qui ont marqué son époque et la littérature française, au point de se voir offrir des funérailles nationales, sa vie pourrait encore donner matière à de nombreux livres et adaptations télé/cinématographiques tant elle a été riche. Je manque peut-être d'objectivité vu l'affection que je porte au personnage, mais je ne peux que recommander la lecture de ce livre pour découvrir, ou redécouvrir, une de nos plus grandes dames de lettres.  

  • "Les lames du Cardinal" de Pierre Pevel

    Catégories : Livres

    Je ne sais pas trop ce qui m'arrive depuis le début de l'année, je ne lis quasiment que du fantastique. Je crois que c'est un épisode de boulimie inconnu jusqu'à ce jour, étant en général plutôt éclectique dans mes lectures. Comme tu l'auras remarqué, je n'arrive pas à beaucoup blogger ces temps-ci (accaparée que je suis par les préparatifs du mariage) donc je te le dis là, ici et maintenant -> les grands coups de coeur SF de 2013 sont:

    1 - "Le quadrille des assassins" d'Hervé Jubert: Merci à Syl pour le conseil lecture!

    2 - "Faërie" de Raymon E.Feist: Merci à Acr0 pour le conseil lecture!

    ♥ Oui, vive les partenaires de Challenge ♥

    Et, last bur not least, "Les lames du Cardinal" de Pierre Pevel. Pas de remerciement pour celui-ci, si ce n'est à l'illustrateur/trice dont je n'ai pas le nom à l'instant (pour cause de prêt du livre à Norberte) mais qui a fait du beau boulot! 

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    De quoi ça parle?

    En 1633, Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Mais des dragons se dissimulent parmi les humains et complotent pour conquérir le pouvoir. La Cour d'Espagne est déjà tombée dans leurs griffes. Richelieu reçoit en secret un bretteur exceptionnel, le capitaine La Fargue. Il souhaite reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis : les Lames du Cardinal.

    J'aime beaucoup les romans de cape et d'épée et j'étais curieuse de voir ce que pouvait donner le mélange des genres proposé par Pierre Pevel. Après tout, des dragons et des mousquetaires, c'est nettement moins courant que des dragons et des chevaliers de la Table Ronde.

    J'ai beaucoup aimé le résultat! Le livre raconte principalement la réunion d'une ligue de mousquetaires-espions quelques années après leur séparation dans des circonstances douloureuses. La troupe se regroupe au fil des pages, assemblée de personnages droits dans leurs bottes, guerriers d'élite, unis par un esprit d'équipe en acier trempé et un vrai sens de la raison d'Etat quand plus d'un aurait envoyé paître Richelieu...

    Je remercie Pierre Pevel d'avoir crée le personnage d'Agnès, femme libre et courageuse, très éloignée de la damoiselle en détresse. Une Milady à sa façon mais du côté des gentils cette fois, ce qui répare un peu mon chagrin adolescent à la lecture de la fin tragique de Lady de Winter.

    Pour en venir aux dragons, ils sont déclinés en variation pyramidale: la noblesse = les dragons ancestraux, les serviteurs/animaux de compagnie de la noblesse = les dragonnets, les gueux dégénérés = les dracs. On trouve aussi des créatures hybrides telles que Saint-Lucq et une maladie mortelle que les hommes contractent mystérieusement au contact des dragons: la rance, un sympathique mélange de peste noire et de lèpre.

    Toutefois, la fantasy est loin d'être omniprésente dans ce roman et fait la part belle à l'esprit de chevalerie et aux complots obscurs. On est bien dans du réalisme magique très bien maîtrisé.

    J'ai juste eu une petite frayeur arrivée aux trois quarts du livre quand je me suis dit que les Lames étaient à peine reformées. J'ai craint que le premier tome de cette trilogie ne soit qu'une introduction qui se termine en queue de poisson. Mais que nenni! L'auteur déroule une trame très efficace et la dernière partie du livre est un véritable feu d'artifices et clôt un premier tome qui pourrait en fin de compte se suffir à lui-même. Ce qui ne m'empêchera pas de lire avidement les deux autres tomes!

    A noter que le succès grandissant de l'oeuvre a conduit à une adaptation en jeu de rôle, pour en savoir plus c'est par ici et par là!

    Bon weekend et à bientôt ami lecteur!