Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Films - Page 2

  • Challenge Halloween: le film de cannibale japonais

    Catégories : Films

    THE LAST SUPPER

    Film japonais d'Osamu Fukutani sorti en 2005

    Grande_TheLastSupper1.jpg

    Synopsis:

    Yuji Kotorida est passé en quelques semaines de médecin binoclard mal dans sa peau à chirurgien esthétique vedette et beau gosse, à tel point qu'on le surnomme désormais "La main de Dieu".

    Son secret? Il mange les femmes. 


     

    Mon avis:

    Avant de tailler dans le bifteck, il faut que je t'explique une de mes manies de petite vieille. J'aime bien regarder des films en faisant mon repassage, sans quoi je m'ennuie un peu (je suis une femme, un être incroyable qui sait faire deux choses à la fois!). Et donc quand je visionne un film en vue d'en faire un billet, je note mes impressions (après repassage, sans quoi la manoeuvre peut se réveler dangereuse) sur un brouillon de billet et je rédige plus tard. Je te raconte cette anecdote follement palpitante pour te dire qu'en réouvrant ce billet aujourd'hui, mes yeux se sont posés sur un énorme "WAOUH!!!" en haut du document. Et ça, c'est pas bon du tout...

    Bref. Si tu me connais un peu, tu sais que mon eye candy personnel (désolée pour le franglais, mais je trouve que friandise occulaire sonne mal) est Masaya Kato. Donc, quand je cherchais un bon film d'horreur asiatique et que j'ai vu "The last supper" dans ce classement, je me suis dit "Oui, double bonheur!". Ben non en fait, on m'aurait menti et j'aurais été plus avisée de revisionner "Thirst" que j'ai adoré (très trash, âmes sensibles s'abstenir) pour t'en parler. Tiens d'ailleurs, Thirst est 22e et The last supper 67e -> WTF?!? Autant mettre "Le patient anglais" (♥) et "Taxi 4" dans un même classement!

    Re-bref, il va quand même falloir que je te parle de ce navet intersidéral qui, sous certains aspects, présente un potentiel comique non négligeable.

    D'abord, ce qui est très énervant avec "The last supper", c'est que ça aurait pu être bien. Le thème de l'anthropophagie restant un des grands tabous de notre société, si celui-ci est mâtiné d'une sensualité perverse, et partant du principe que le cannibalisme est l'ultime preuve d'amour selon ce cher Edgar, on peut théoriquement obtenir quelque chose d'intéressant. Cette idée de mêler gastronomie et sexualité aurait pu aboutir à un film d'horreur exceptionnel (et très dérangeant), mais elle est abordée beaucoup trop superficiellement, les personnages en parlent comme d'un besoin physiologique et d'une extase totale des sens pendant environ... disons vingt bonnes secondes.

    A quoi Osamu Fukutani a donc bien pu occuper les 91 minutes restantes? 

    Tu me pardonneras ami lecteur, mais je vais t'énumérer brièvement mes griefs, les exposer trop longuement aurait à coup sûr raison de mon envie de faire d'autres billets ciné pour les dix années à venir (minimum).

    On trouve donc pêle-mêle dans "The last supper":

    - Une déco d'appart aux couleurs de boîte de nuit ambiance années 80 (vert lagon, bleu jean et rose flamand rose) assortie à des bruits aquatiques non identifiés

    - Des seconds rôles insipides voire ridicules (avec une version improbable de Columbo à la japonaise) 

    - un médecin avec chemise ouverte et chaîne en or qui brille, qui opère sans charlotte, et qui fait parfois des demandes en mariage assis dans les escaliers (avec des mocassins blancs: gasp!)

    masaya kato,osamu fukutani,cannibalisme,horreur,film japonais

    Une rhinoplastie? Mais non Glo, tu es parfaite telle que tu es!

    (Oh ça va, on peut rire un peu!)

     - Un côté grand guignol, assumé ou pas, en particulier lors du tête à tête-sur-salade et de la fin. Mon dieu, cette fin!

    - Un petit manuel du cannibale très concis, à part l'importance de saigner la viande, et que manger de la cellulite est un premier pas important, tu n'apprendras pas grand chose (Ca doit lui parler le cannibalisme à Kato-san, il en était déjà question dans Aragami)

    - Le peu de crédibilité de la transformation de looser en sexy doctor. Masaya, même avec une vieille coupe de cheveux, des lunettes de prof de maths et une cravate trop serrée, il reste hautement envisageable. Tout le monde n'a pas la capacité de métamorphose d'Iwan Rheon (Simon dans Misfits, qui a quitté la série pour intégrer le casting de... Game of Thrones. La classe, fin des news people).

    Mais, car il y a un mais (Gloria Alleluia!), il y a quand même deux ou trois moments de grâce dans le film!

    - Quand Masaya Kato prend sa grosse voix de yakuza lors d'une interview façon "Modes & Travaux" pour interdire au journaliste d'ouvrir son frigo. C'est drôle et ça renvoie à de meilleurs films de l'acteur (Aniki en particulier).

    - La pseudo-scène sensuelle du début où quand l'homme te dit "J'ai envie de te manger", ne t'imagine pas une version hot du petit chaperon rouge, il le pense littéralement. 

    - LA fulgurance du film: quand le docteur Kotorida cherche les corps de suicidés pour son menu de la semaine tout en se baladant en jogging avec son burger de bonnefemme à la main. C'est une scène surréaliste et hilarante, comme les japonais savent les faire.

    Pour conclure, je te dirais donc que "The last supper" est un film d'une nullité achevée, qui paraît très long en dépit de sa durée d'une heure trente, et que sa fin tient à la fois du grand n'importe quoi et du gros soulagement. Cependant, va savoir pourquoi, elle m'a rappelé un livre qui lui est très bon et que je te conseille: "Les ogres anonymes" de Pascal Bruckner.

    Mais si vraiment tu veux faire du mal à tes yeux et à ton cerveau, tu peux le regarder  en vosta. Bon courage.

  • Challenge Halloween: le film de diabolique orpheline américaine

    Catégories : Films

    ESTHER

    Film américain de Jaume Collet-Serra sorti en 2009.

    19196455.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20091110_113631.jpg

    Synopsis (Allociné): 

    Après avoir perdu l'enfant qu'elle attendait, la fragile Kate voit ressurgir les douloureux souvenirs d'un passé qu'elle préférerait oublier. 
    Hantée par des cauchemars récurrents, et décidée à retrouver une vie de couple équilibrée, elle fait le choix, avec son compagnon John, d'adopter un enfant. A l'orphelinat voisin, Kate et John se sentent étrangement attirés par une fillette, Esther.
    Mais Kate ne tarde pas à découvrir la face cachée de la " douce " enfant. Autour d'elle, personne n'a rien remarqué, et nul ne semble partager ses doutes et ses inquiétudes...


    Mon avis:

    Esther à l'orphelinat, c'est la gamine par laquelle tu es directement attirée: jolie petite fille modèle, intelligente, artiste, un chouilla marginale. On a tout de suite envie de la prendre sous son aile et de lui offrir le chaud foyer qu'elle mérite.

    Esther passé le seuil de sa nouvelle maison, c'est autre chose. Mais quoi au juste? Des remarques maladroitement blessantes, un côté un peu envahissant dans le couple, une monopolisation de sa nouvelle petite soeur sourde et muette, des accidents étranges... Esther n'est plus si adorable que ça, elle devient même franchement inquiétante.

    esther,collet-serra,fuhrman,orpheline,horreur,épouvante,challenge halloween

    Quelle délicieuse enfant nous avons là

     

    Le film de Jaume Collet-Serra est très réussi, la mise est en scène est impeccable et les acteurs très bons, en particulier la mère jouée par Vera Farmiga, et bien sûr Esther, interprétée par Isabelle Fuhrman.

    Le scénario suit une spirale infernale dans laquelle on a de plus en plus envie de mettre une bonne baffe au mari pour qu'il ouvre enfin les yeux, et d'étrangler cette ignoble petite Esther, dont on subodore pendant un bon moment qu'elle doit être la fille de Satan.

    Si les scènes d'acharnement Estherien sont bonnes, ce ne sont pas celles qui m'ont collé des sueurs froides. Personnellement, j'ai été plus impactée par celle du début, où Kate accouche d'un enfant mort-né (un cauchemar qui arrive hélas dans la vraie vie), et celle de la voiture qui m'a particulièrement crispée (faut croire que j'ai un instinct maternel latent).

    J'ai apprécié le dénouement, même si je m'en doutais depuis la moitié du film. Peut-être parce qu'"Esther" m'a fait penser à deux films qui ont marqué mon adolescence: "Le bon fils" avec Macaulay Culkin et "La main sur le berceau" avec Rebecca De Mornay, et que je trouvais beaucoup de ressemblances entre le personnage de cette dernière et notre mignone orpheline. D'ailleurs, comment ne pas faire le lien entre les deux scènes de pétage de plombs dans les toilettes (qui figure dans la BA sur le lien allociné)?

    Quoiqu'il en soit, "Esther" est un très bon film d'épouvante, qui nous laissera un peu tendu, même après la fin du film...
  • Challenge Halloween: les zombies africains

    Catégories : Films

    THE DEAD

    Film britannique d'Howard J. et Jonathan Ford

    [MEGAUPLOAD] [DVDRIP] The Dead [VOSTFR].gif

     

    Synopsis (Allociné):

    Après le crash d'un vol d'évacuation, le lieutenant Brian Murphy doit survivre en milieu hostile : un territoire dominé par les morts-vivants en pleine Afrique de l'Ouest.


    Mon avis:

    Tu as vu, ami lecteur, que le synopsis est tout petit petit? C'est normal. Il n'y a pas vraiment d'histoire dans "The dead", hormis celle de deux mecs qui veulent s'en sortir et retrouver leur famille.

    Mais comme il s'agit d'un film de zombies, on sera d'accord sur le fait que le scénario n'est qu'un gros prétexte. Que faut-il alors retenir de ce film?

    Il y a du bon et du très mauvais dans "The dead".

    Côté bonnes choses, j'ai aimé le fait que l'action se passe en Afrique rurale, ça nous dépayse un peu des habituels films du genre, généralement situés en milieu urbain américain ou européen. Ce changement de décor n'est pas anodin puisqu'il permet de souvent repérer les zombies d'assez loin (la première scène du film est d'ailleurs hilarante).

    Ces fameux morts-vivants avançant au rythme effréné de deux à l'heure, si tu en vois un à l'horizon: ne panique pas. Tu peux allégrement siroter ton apéro, finir ta manucure et piquer un petit roupillon, tu seras encore large en temps à ton réveil. Ce côté lobotomisé sous tranxène est en fait sympathique car il rappelle les classiques de Romero.

    the-dead-1.jpg

    Chais pas toi, mais moi j'ai une petite dalle là...

     

    "The dead" a donc plusieurs bonnes idées, certaines scènes sont également très abouties, mais l'ambition est carrément flinguée en vol par des prises de vue au ralenti dignes d'une mauvaise série B des 80's et par un premier rôle loin d'être convaincant (ou bien très mal doublé, mais en tous cas, c'est de l'horreur véritable).

    Les frères Ford nous auront au moins épargné une happy end, ce dont je leur sais gré. 

    Pour conclure, un petit apparté sur le cinéma africain. Idéalement, j'aurais voulu pour cette étape du challenge une production locale. J'ai cherché, j'ai galéré, j'ai abandonné. Néanmoins, ces investigations m'ont permis de découvrir qu'il existe un véritable cinéma de genre africain, en particulier au Niger. En effet, ce pays est depuis 2009 le deuxième producteur mondial de films, juste après l'Inde et avant les États-Unis! Le photographe Pieter Hugo a réalisé une série de portraits sur ce thème récemment, tu peux voir cette  galerie fort intéressante ici. Ne me demande pas pourquoi la version nigérienne de Dark Vador n'est vêtue que de son casque, je n'en sais pas plus que toi...