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Samedi série - Page 2

  • The Crimson petal and the white

    Catégories : Samedi série

    Attention ami lecteur: coup de cœur télévisuel en approche!

    Tu sais sans doute maintenant comme j'aime les period dramas anglais. Afin de nourrir cette addiction, je me suis constituée une petite Pile A Voir à la tête de laquelle revenait très régulièrement "The Crimson Petal and the white". J'ai cédé à l'achaïte aiguë qui m'habitait et crois-moi ami lecteur, je ne le regrette pas!

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    De quoi s'agit-il donc?

    "The Crimson Petal and the white" est un period drama produit par la BBC en 2011, d'après un roman de Michel Faber (qui a d'ailleurs intégré ma PAL depuis). Si comme moi tu te poses la question, le titre de l'oeuvre est inspiré d'un poème de Tennyson "Now sleeps the crimson petal" que tu peux retrouver .

    L'histoire en quelques mots:

    Sugar, une prostituée de 19 ans qui officie dans le bordel de Mrs Castaway, aspire à une vie meilleure. Son ascension à travers les strates de la société du Londres des années 1870 présente une foule de personnages. Au cœur de l'histoire, cependant, se trouve la lutte d'une jeune femme qui veut s'élever physiquement et spirituellement.

    Un petit trailer?

     

     

    Ce que j'en ai pensé:

    Bon là, point de gros suspense puisque je t'ai déjà dit que j'avais aimé. Beaucoup. A tel point que j'y pensais encore quelques jours après avoir fini de visionner les quatre épisodes.

    Mais qu'est-ce qui m'a plu précisément?

    L'histoire en premier lieu qui présente une galerie de personnages très riche et des relations complexes, tellement bien mises en scène qu'on pense s'être fait une idée d'un personnage, pour changer d'avis... Et finalement se rendre compte qu'on s'était totalement fourvoyé, le cas le plus spectaculaire étant le personnage de William dont on ne perçoit le vrai visage qu'à la fin du drama.

    La seule qui échappe à cet effet de reflet déformé est Sugar, l'héroïne de la série. Sugar est jeune, belle et intelligente. Son seul défaut? Etre née dans la fange. Sugar est une femme en colère car contrainte dès un très jeune âge à la prostitution. Elle méprise ses clients et tient "un livre de la haine" dans lequel elle se plait à leur infliger toutes sortes de sévices corporels pour les punir de lui avoir volé son innocence.

    Mais Sugar a beau se poser en femme dure et déterminée, on se rend rapidement compte qu'elle est surtout incroyablement humaine. Cette jeune femme qui a mené une vie sordide est capable de prendre en pitié, et même en affection, des femmes pourtant mieux loties qu'elle. Cette capacité à comprendre que nous n'avons pas tous la même résistance face aux épreuves de la vie et à compatir est ce qui m'a le plus touchée dans le drama. Sugar est peut-être une fille de mauvaise vie, elle n'en est pas moins un ange, comme le perçoit d'ailleurs immédiatement Agnès, la femme de William.

    La narration est quant à elle très bien orchestrée, s'articulant autour de la relation à la fois passionnée et fluctuante de William et de Sugar, et est servie par un très beau casting. Amanda Hale offre une Agnès tour à tour pathétique, irritante et émouvante; Gillian Anderson est une mère maquerelle sinistre et convaincante, ce qui est d'autant plus appréciable que cette chère  Scully se voit en général attribuer des rôles assez lisses...

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    Si si, c'est bien Gigi

     ...Et bien sûr Romola Garai qui est juste sublime.

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    "Sugar never disappoints"

    Ajoute à cela une musique envoûtante composée par Cristobal Tapia de Veer que tu peux retrouver ici  (j'ai un faible pour "Sugar" et "Lonely Escape B") et on obtient un téléfilm addictif, plein de noirceur et de sensualité.

    Seul regret? Comme nombre de dramas anglais, il est inédit chez nous et donc visionnable en version originale anglaise uniquement... En espérant qu'Arte, après la diffusion de leur thema consacré à Jane Austen cet été, ait envie de démocratiser quelques-uns des excellents period dramas que savent réaliser nos voisins anglais!

    Suite à ce vœu pieux, je te souhaite une bonne soirée et te dis à bientôt ami lecteur! 

  • J'aime, j'aime pas n°5

    J'AIME:

    - Harry Potter:

    Aussi bien les livres que les films. Je dois à mon frère Cornelius la découverte d'Harry. Je nous revoie ensemble à la librairie de notre ancienne ville de résidence, moi en train de chercher comment assouvir ma boulimie livresque sans être dans le rouge sanglant niveau finances, lui caché dans le coin jeunesse absorbé par un livre mystérieux. Je le rejoins et constate qu'il regarde avec des pupilles dilatées un roman encore peu connu à l'époque "Harry Potter à l'école des sorciers". Après le questionnement d'usage: "C'est quoi? C'est bien? Comment tu connais ça?", je finis par lui demander "Tu veux que je te l'achète?", ce à quoi mon Coco me répond "Oh oui merci!" avec un tressaillement d'amour fraternel dans la voix. Au diable le banquier, faire plaisir à son petit frère de neuf ans son cadet, ça n'a pas de prix! 

    Du coup j'ai appris à connaître et à aimer moi aussi le jeune sorcier, même que j'avais un petit blues en allant voir le dernier volet au ciné, ça sonnait comme la fin d'une époque où les héros, mais aussi mon frangin, étaient devenus des adultes... Je te mets une vidéo des adieux de l'équipe, attention ça pince un petit peu le coeur.

    - Buffy:

    Je n'accrochais pas du tout à Buffy quand j'étais au lycée. Ça n'est que des années plus tard en buvant mon café post-boulot devant la TV que j'en suis venue à me dire "Mais c'est pas mal en fait", puis "Bon allez, je suis, ce sera mon petit plaisir coupable" pour finir par "Rhaa, je suis accro, il me faut les DVD! Et Spike, je te kiffe grave!" et enfin réussir à pervertir Norberte, Angélas et Cornelius dans la foulée (je soupçonne les gars de n'avoir pas été intéressés que par le scénario...)

    - Todd and the book of pure Evil:

    Mal élevé, gras et vraiment drôle!

    - Courtney Crumrin:

    Comic de Ted Naifeh: merveilleux.cc.jpg

    J'AIME PAS:

    - Twillight: Ah ça, désolée, ça m'insupporte. J'ai vu le 1 en DVD, ça passait encore (et puis moi tu me colles devant de jolis paysages de l'Oregon, je suis contente), j'ai été voir le 2 au ciné avec Norberte et j'ai bien ri tant j'ai trouvé ça navrant. En fait, je suis à 100% d'accord avec l'avis que Petite Madame avait rédigé ici. Et puis Pattinson, c'est pas mon style. Qui plus est, le principal souvenir que je garde de cette séance est que j'ai cassé la roulette de ma bague steampunk à force de jouer avec (l'ennui que veux-tu) -> double mécontentement.

    Voilà pour cette série n°5, c'est tout ce à quoi je peux penser ce soir. Il faut que je te laisse, je dois aller jouer les infirmières pour Angélas à qui j'ai réfilé mon rhume... Sauf que mes anticorps sont beaucoup plus combatifs que les siens et que mon petit rhume automnal se transforme chez lui en rhinopharyngite avec 3 jours d'arrêt. Du coup je vais lui préparer un petit plat revigorant: le poids de la culpabilité je te jure!

  • J'aime, j'aime pas n°3

    J'ai un rhume de la mort pour cette 3e édition des trucs en plus, j'espère que tu ne m'en voudras pas si je fais dans le synthétique, mais il faut que je me dépêche de faire ma fumigation à l'eucalyptus, et même peut-être de me faire un grog si les choses ne s'améliorent pas (et puis faut pas me pousser beaucoup pour que je cède à la tentation du grog...).

    Bref.

    J'AIME:

    - Departures: Film japonais traitant des rites funéraires. Très lent, contemplatif, poétique et beau.

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    - Les Contes de la crypte: Merveilleuse et bien connue petite série TV

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    Mon épisode favori? Ulric et les neuf vies du chat.

    - L'étrange vie de Nobody Owens: Livre de Neil Gaiman qui raconte la jeunesse de "Bod" dans un vieux cimetière anglais, un petit bijou de littérature jeunesse qui peut être apprécié par les plus grands aussi!

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    - Monsieur Mardi-Gras des Cendres: Bande-dessinée d'Eric Liberge.

    Une glissade fatale sur la petite voiture que son fils avait oubliée dans la salle de bains, et voici Victor Tourterelle expédié sans transition de l'autre côté du miroir, au beau milieu d'un désert de craie, sous un ciel noir comme l'encre. Pas un bruit, pas une âme. De son nouvel état, Victor se réjouit d'avoir encore toute sa conscience, qui est bien plus claire que sur Terre !
    Mais de son corps, il ne reste que les os. Hagard, le trépassé n'imagine pas qu'il est à l'aube de l'aventure la plus folle qu'aucun défunt n'ait jamais tentée une fois débarqué dans l'autre monde.

    Un scénario passionnant, de très belles illustrations, une réflexion poussée sur l'après-vie: j'adore.

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    Pas de "J'aime pas" pour aujourd'hui! Même en réfléchissant aussi fort que mon rhume me le permet, je n'ai rien trouvé (à part le film Simetierre, mais ça je t'en ai déjà parlé).

    A demain pour l'ouverture musicale du quatrième thème: la forêt interdite!