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à propos de moi - Page 4

  • Le grand ménage: des papiers à Mr Propre

    Récemment ami lecteur, j'ai pris une grande résolution: j'ai décidé de mettre de l'ordre dans les papiers d'Angélas. Pour être plus exacte, j'ai craqué. J'ai cédé devant l'empilement sur un coin du plan de travail de la cuisine de lettres non ouvertes, et aussi après m'être copieusement coincée les doigts dans les dossiers suspendus ultra bondés en cherchant un malheureux papier. Ne vois pas en moi une conjointe servile et encore moi une névrosée de la paperasse! Simplement, après avoir à plusieurs reprises demandé à l'homme de bien vouloir classer son bousin (ou de le brûler, d'en faire des confettis, de le recycler en papier toilettes, les alternatives sont nombreuses) et qu'il m'ait invariablement répondu "Oui-oui, je vais m'en occuper", sans que cette phrase soit jamais suivie d'effet remarquable, j'en suis venue à me dire que j'aurais plus vite fait de le faire moi-même.

    Tu me diras que j'aurais pu sévir en élevant la voix, en proférant des menaces ou en infligeant des châtiments corporels. Certes, mais je n'ai jamais été une apôtre de la discipline par la violence. Je ne crois pas que brusquer les gens, physiquement ou verbalement, soit bien efficace (en tous cas, ça n'a jamais marché sur moi), et ça ne renvoie pas non plus une image de soi très flatteuse (bonjour la mégère).

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     Quoiqu'une bonne fessée...

    Je me suis donc armée de mon courage, de sacs poubelles, de pochettes - étiquettes - feutres multicolores (faudra pas venir se plaindre) et de mon fidèle casque de spéléologie pour combattre les archives à l'état sauvage. Pfiou, ça m'a pris un temps considérable, il y a eu de la sueur, des râles, du sang (la fameuse coupure de papier), et même... des insectes! Si je te jure, Angélas gardait des papiers tellement antédiluviens que deux larves de stegobium avaient élu l'endroit comme nursery...

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    Stegobium adulte, mignon n'est-ce pas?

    (Tu noteras au passage que je me suis foulée en recherches entomologiques)

    Bref, c'est maintenant une affaire réglée, je suis satisfaite. J'en suis cependant arrivée à deux constats:

    1) Il y a un Gomez Addams qui sommeille en Angélas. Il ne s'intéresse qu'aux dossiers en souffrance: de la carte grise aux ordonnances médicales, l'immédiateté n'est pas un concept qui le séduit.

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    Angélas dit à Glorifine que "Par Belzebuth, Cara Mia, il serait totalement inconvenant d'ouvrir la déclaration d'impôts avant sa date limite d'expédition!"

    (R.I.P. Raul Julia, merveilleux acteur)

     2) L'homme en couple est bien souvent un mauvais élève en matière d'économie domestique (attention je ne généralise pas, il y a des hommes qui bossent autant à la maison que leur conjointe, parfois même plus, mais ils sont loin d'être majoritaires).

    Quelques exemples personnels:

    - L'homme met ses vêtements au-dessus du panier à linge, et pas dedans. Un seul geste sépare le désordre de l'ordre, par quoi est-il empêché? Personne ne le sait.

    - L'homme constate que le pot de Nutella est vide et te demande, d'une voix à demi éteinte, les yeux agrandis par le désarroi: "T'as pas racheté de Nutella?!?" (sous-entendu "Comment as-tu pu me faire un truc pareil?"). Pourtant tu le lui as déjà expliqué, toi tu manges du Nutella une fois le trimestre et lui quotidiennement, il y a donc 97,6% de chances pour que ce soit lui qui tombe sur le pot vidé (fait mathématiquement avéré). Qui plus est, tu as acheté un joli tableau aimanté sur le frigo pour qu'il puisse te signaler ses besoins et désirs quand tu vas faire les courses...

    - L'homme est un jour pris d'une fièvre ménagère et veut repasser ses vêtements (phénomène rarement observé mais pourtant bien réel). A ton retour, il t'annonce que ton fer à repasser, c'est de la grosse daube, ça ne repasse rien du tout. Là tu cogites, parce que toi tu es tout à fait satisfaite des services du-dit fer à vapeur, et tu poses cette question fatidique: "As-tu pensé à mettre de l'eau dans le réservoir?". Un silence honteux tient lieu d'unique réponse.

    Ainsi, j'ai parfois l'impression que l'homme se plaît à faire répéter la femme qui partage sa vie, et qu'il sabote éventuellement certaines tâches ménagères pour éviter d'avoir à les refaire, tout en faisant montre de bonne volonté (pas idiot!). Ça me donne une idée de livre d'ailleurs.

    "La tactique de l'usure. Ou comment l'homme moderne arrive toujours à ses fins au sein du ménage" par Glorifine Loquace, aux éditions Joel Cobadi (les spécialistes ès sciences humaines auront capté l'anagramme), dans la collection "Comprendre son couple".

    Mais je ne me plains pas car Angélas rachète ces petites lacunes (qui me font sourire le plus souvent) par mille autres choses.

    Je vais te donner quelques exemples aussi, par souci d'équité d'abord, mais aussi parce que si mon cher et tendre lit ces lignes, il risque de rire jaune.

     Donc, ces petites choses qui font que je n'échangerais point Angélas contre M.Propre:

    - Tu es séparée géographiquement de l'homme pour quelques mois. Quand tu le rejoins pour un weekend, il arrive plus tard à cause du boulot. Pour te faire patienter, il t'a laissé un petit mot, t'a fait un DVD de vidéos diverses sympas, t'as acheté tes chips au vinaigre préférées ♥

    - La journée a été longue et stressante. L'homme vient te chercher et te demande, l'air de rien, de prendre les enveloppes à poster sur la route dans la boîte à gants. T'exécutant, tu tombes sur 2 places pour Miossec (l'homme t'accompagne au concert alors que lui n'aime pas trop -> ça te fait encore plus plaisir que la place elle-même!) ♥♥

    - Quand parfois il t'arrive de douter de tes capacités, l'homme a une foi inébranlable en toi, et sait t'en communiquer un petit peu, pile de quoi te requinquer! ♥♥♥

     Alors qu'en dis-tu, le + ne l'emporte t-il pas largement sur le - ?

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    Désolée Mr Propre

    C'est tout pour aujourd'hui, après ce duel au sommet, bonne nuit ami lecteur!

     

  • Les vacances de Guido

    Horreur: 2 semaines sans nouvelles! Où est Glorifine? Que fait-elle? Avec qui? Et pourquoi? Pourquoooiiii?!?

    Ben quoi? On peut bien rêver deux secondes que son lecteur se morfond en son absence, non?

    Hum. Bref. Me voilà de retour ami lecteur, après des petites vacances là-haut dans le grand Nord Pas-de-Calais! J'espère au passage que toi aussi tu as bien profité de ce gros week-end et que, si tu pratiques ce sport sans pitié qu'est la chasse aux oeufs, celle-ci a été bonne.

    Lors de la création de ce blog, j'avais indiqué que je pourrais être amenée à parler de tout et n'importe quoi... Banco ami lecteur! Je m'en vais te causer de mon séjour chez les Chtis.

    Tout commence au sortir de la gare Lille Europe. Il fait un temps splendide, la foule citadine grouille autour de moi, et il y a cette odeur si familière... l'odeur des frites! J'avais oublié que l'infâme Ronald Mc Donald sévissait tout près. Mais cette odeur me plaît aujourd'hui, elle est en harmonie avec les sensations des retrouvailles avec cette vieille ville qui m'a tant manqué, comme une bande olfactive.

    Car j'aime Lille, elle est magnifique, si belle dans son patrimoine, si intense dans sa diversité culturelle, évocatrice de mille merveilleux souvenirs. Pour emprunter l'expression de nos amis Québecquois, je suis en amour avec cette ville.

    Je me trouve un sandwich VG et je vais flâner tout mon soûl de par les rues des quartiers de la gare , Vauban, le Vieux Lille, Rihour... Six ans! "Tout est changé et tout est pareil".

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    Je saute sur l'opportunité de me rendre au LAM parce que les musées, c'est ma grande passion! (A dire avec le ton d'Omar Sharif. Révélation en exclu: j'étais amoureuse de lui quand j'étais petite. J'ai toujours eu un côté gérontophile semble t-il).

    Et là, je fais du grand Glorifine. Je passe à l'office de tourisme (1e photo) pour demander mon chemin sans demander les horaires, parce que la fermeture, je le sais, je l'ai lu sur le site, c'est à 19H. J'arrive donc à 17H15 et me dirige, insouciante et guillerette, vers le guichet. Le staff sécu en train de s'esclaffer dans l'entrée, la femme de ménage en action et la caissière qui range ses prospectus ne me mettent pas la puce à l'oreille. Je demande donc le précieux sésame avec mon plus beau sourire. Ce à quoi la caissière me répond que le musée ferme à 18H, la caisse à 17H et le jardin, lui, à 19H, et qu'elle ne peut donc accéder à ma demande. Désespoir je suis. Je souhaite une bonne soirée à la caissière, parce qu'elle ne participe en rien dans le fait que je sois une sinistre quiche, et je vais gambader dans le parc, histoire de ne pas avoir fait le déplacement pour rien.

    Je ne regrette pas. Le parc est très agréable, un ruisseau coule paisiblement et quelques sculptures se laissent admirer (attention, jusqu'à 19H).

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    Between fiction and facts, Richard Deacon

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    La Croix du Sud, Alexander Calder

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    Jardin les pieds dans l'eau

    Après ce rendez-vous manqué avec le LAM (I'll be back!), j'ai fait 10 fois le tour de La Madeleine en cherchant la demeure de ma copine D. J'ai demandé ma route à 4 personnes, 2 femmes m'ont dit qu'elles ne savaient pas, 2 hommes m'ont indiqué un mauvais chemin. Sérieusement les gars, pourquoi faites-vous ça? Quel est cet étrange blocage intello-émotionnel qui vous empêche de dire que vous êtes navrés, mais vous ne connaissez pas le chemin? Ça me laisse perplexe.

    Du coup j'appelle D. qui m'explique à deux reprises (je me reperds le 1er coup) et me dit que je suis un boulet (elle a raison). Facteur aggravant, je me laisse aisément distraire par les magnifiques  détails art déco des façades du quartier. Heureusement que je n'habite pas ici, je passerais ma vie le nez en l'air.

    Après une excellente soirée avec D., les jours filent, les paysages et les visages aimés défilent, pas vus depuis des mois voire des années, et ces heures passées ensemble qui, à peine commencées, se terminent!

    Je vois mes Bailleulois bien installés dans leur nouveau home sweet home, leur gang de chats, Louloute qui me prête une paire de tongs pour éviter l'amputation de mes pieds, et qui m'explique comment il faut poinçonner les nouveaux billets de TER "Nan pas à gauche de la machine, à gauche de la fente!" (boulet j'ai dit).

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     Les billets de train adaptés à Glorifine

    Je vois la famille St G. et ma Caro qui arbore un petit bidon de 3 mois, elle m'a fait la surprise cette petite cachotière! On se rappelle le lycée en général et ce matin en particulier où elle m'a attendue 1H15 (m'étais pas réveillée), on rit.

    Je vois les (H)Ermites du 62! Ils sont venus me chercher en famille à la gare de Bourbourg (no joke inside, cette ville existe vraiment), je découvre la petite dernière et je vois comme le ptit mec a grandi. Il a du mal avec mon prénom et m'appelle Guido, comme dans Cars.

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     Va pour Guido!

    Je dis ok, mais si t'es pas sage, Guido mettra sa grosse moustache et ça fera vraiment très peur! Pendant que sa mère admire le bavoir "Plus belle la vie" que j'ai miraculeusement déniché pour bébé, il me parle des différents requins vivants, figurines en plastique à l'appui. 3 ans, j'hallucine d'avoir devant moi la réincarnation de Jacques-Yves Cousteau. Son père interrompt le cours de mes  réflexions sur le karma en débouchant une bouteille pleine de bulles, la vie est belle.

    Dernier jour dans le Nord, déjà. Après une douche où l'amateur de requins a surpris Guido à oilpé pour cause de porte de salle de bains qui ne ferme pas (pôv gosse), direction Dunkerque! C'est parti pour un déjeuner entre gonzesses, deux heures de blablatages dans tous les sens carrément jouissives! Là encore, tempus fugit  comme dirait l'autre.

    Il est déjà temps de reprendre le train vers l'Ouest. Ce train, je le rate évidemment, sans même  le faire exprès. Je le vois partir devant mon nez, j'arrive à en réserver un autre 1H30 plus tard, je paie 30€ de plus (30 € la minute de retard, c'est pas donné!) et je maudis cette partie de moi-même qui est fâchée avec la ponctualité.

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    Ça a toujours été comme ça. Pour clore cet édifiant billet, laisse-moi ami lecteur, te raconter cette fois où j'ai bien failli rater mon bac de français.

    L'histoire se passe à Dunkerque il y a quelques années (2 ou 3 tout au plus... Bon d'accord, rajoute un 1 devant si tu veux!), je suis en 1eL et suis en stress parce que demain je passe mon épreuve de français. J'ai préparé mon sac, mes vêtements, j'ai choisi ma coiffure et mon maquillage pour n'avoir l'air ni d'un zombie ni d'une voiture volée, j'ai vérifié 24 362 fois mon réveil et la présence de ma convocation dans mon sac.

    Le jour se lève, j'avale mon petit-déj de championne, embrasse ma mère qui me souhaite de la matière fécale et en avant la musique! J'arrive au lycée, 30 mn d'avance, soulagée, j'attends. Dix minutes se passent, puis quinze puis vingt. Je trouve étrange de n'avoir vu personne de ma classe. Je vais aux renseignements auprès d'une donzelle fréquentant l'établissement qui m'annonce qu'elle n'est pas au courant que mon lycée passe ses exams dans le sien. Le doute m'habite (pardon) et je me dis que, quand même, je n'ai pas pu me planter là-dessus. Tremblante, je sors ma convocation en fermant les yeux, je les rouvre et là... consternation, je l'ai fait! Je me suis plantée de lycée! Rhaaa, non c'est pas possible d'être aussi demeurée!! Je cours, je chope le bon bus, j'exprime ma détresse au chauffeur d'une voix tremblante, je m'assois au bord de la crise de nerfs et je m'imagine déjà rentrer à la maison et expliquer à mes parents pourquoi je devrais repasser le français l'an prochain (pour cause de débilité profonde).

    Ce jour là ami lecteur, je suis tombée sur un ange en la personne du chauffeur, ou d'un père de famille ayant un lardon du même acabit que moi (vu la difficulté au quotidien, ça mérite aussi une auréole!). Non seulement il a roulé à tombeau ouvert sur 2 kilomètres, mais il m'a aussi déposée juste devant le lycée de l'Europe en me souhaitant bonne chance! J'ai pu rentrer in extremis et ma dissertation sur l'ombre et la lumière dans l'Electre Giralducienne (je suis un boulet à mémoire phénoménale) m'a valu un 17. Cet homme a ma gratitude éternelle.

    Tu vois, j'ai l'impression parfois d'avoir une zone sinistrée dans mon cerveau qui affecterait la temporalité, d'où les oublis, la procrastination, les retards... Une espèce de quartier mal famé, une zone de non droit où le sang se dit "Y a pas moyen que je passe par là, ça craint trop, y a pas la lumière, je risque de tomber sur un caillot ou un truc chelou". Il faut vraiment que je fasse un gros travail sur moi pour améliorer ça... Même si par ricochet, j'aurais moins de trucs absurdes à raconter!

    Et puis ne dramatisons pas, il y a des choses pour lesquelles mon cerveau n'est pas déficient. La musique par exemple. J'entends une chanson une fois, je m'en souviens. Là vois-tu, j'ai fait découvrir les vidéos hilarantes de Yohann Lavéant à ma Laure, du coup ça fait 4 jours que je fredonne ça:

    A ton tour de chanter maintenant ami lecteur! Bonne semaine et à bientôt!

  • La journée de la femme, c'est bien mais...

    La journée de la femme fête aujourd'hui ses 100 ans et je lui souhaite un bon anniversaire! Cette fameuse journée avait pour but, historiquement, de faire valoir l'égalité des droits entre hommes et femmes (merci les suffragettes!).

    Il est indéniable que des progrès conséquents ont été réalisés en un siècle, et j'ai envie de te dire "encore heureux!". Mais alors en 2011, qu'en est-il de la place de la femme dans la société? Est-elle véritablement reconnue comme ayant une valeur égale à l'homme? Ce qui suppose, entre autres:

    - qu'elle puisse accéder à des postes à haute responsabilité

    - qu'elle ait le même niveau de revenu qu'un homme à poste égal

    - qu'elle puisse partager équitablement les tâches domestiques avec son conjoint

    - qu'elle puisse dire qu'elle est heureuse sans enfants sans être jugée (d'ailleurs, j'ai la vague impression que les femmes jugent plus leurs consoeurs que les hommes dans ce domaine, mais je me trompe peut-être)

    - qu'un homme puisse dire d'elle qu'elle est une bonne conductrice

    etc, etc... J'arrête mon inventaire à la Prévert parce que la liste est longue!

    La réponse à notre question initiale est donc sans ambiguité et sans appel: non.

    Loin de moi l'idée d'écrire un brulôt féministe, je n'en ai de toutes façons pas la capacité, n'est pas Elisabeth Badinter qui veut.

    Et soyons clair, j'aime et je respecte les hommes, je m'entends d'ailleurs généralement très bien avec eux. J'aime leur simplicité (ceci est un vrai compliment, pas une boutade), leur franchise, leur humour, leur côté protecteur parfois, et leurs doutes aussi... Car je ne pense pas qu'il soit fondamentalement plus facile d'être homme que d'être femme. La femme a sans doute moins de libertés, mais l'homme a sûrement plus de devoirs: être un chef de famille, selon l'expression consacrée, suppose quand même un paquet de responsabilités.

    Bref, comme le dit si bien cette chère Elisabeth, que j'aime beaucoup comme tu l'auras compris : "Il faut renoncer à une vision angélique des femmes qui fait pièce à la diabolisation des hommes." ("Fausse route" chez Odile Jacob).

    Tout ça pour te dire qu'à mon sens, l'homme et la femme sont complémentaires, et pas seulement dans le couple (puisque tous les couples ne sont pas hétérosexuels, n'en déplaise à notre nouveau ministre de la défense, Gérard Longuet -> vidéo édifiante), mais aussi au sein de la famille, des amis, des collègues...

    Et puis j'entends bien des petites voix désagréables me dire: "Oh ça va, t'es pas opprimée hein, pense aux femmes mariées de force, fouettées, lapidées...". Certes, j'y pense, et certainement plus souvent que les propriétaires des petites voix condescendantes. Et même que ça me fait mal aux tripes.

    Mais le fait de se dire qu'il y a pire ailleurs n'a jamais résolu un seul problème à ce que je sache.

    Alors qu'est-ce qui me révolte au quotidien me demanderas-tu?

    - Le fait que 88% des femmes pensent qu'il est difficile de concilier vie professionnelle et vie de mère de famille en 2010 (Sondage Elle - Les états généraux de la femme): pourquoi ne peut-on pas à notre époque être une maman attentive et avoir une vie professionnelle épanouie dans le même temps?

    - Le fait que les femmes françaises touchent en moyenne un salaire inférieur de 27% à celui des hommes (Source: Observatoire des inégalités), ça me bouffe.

    - Cette croyance populaire encore très vivace qu'un femme sans homme et enfants, c'est rien qu'une pôv fille (voire une vieille fille, si c'est pas débile ça comme terme!) par opposition à l'homme célibataire forcément par choix qui est un esprit libre, un séducteur, un dandy... Ça me fait grincer des dents.

    - Le fait que 75 000 femmes se fassent violer en France chaque année (Source: www.contreleviol.fr), qu'une femme française meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint... Ce qui m'amène à cette injustice physiologique: une femme même jeune, même en forme, même sportive aguerrie, ne fera pas le poids contre un homme plus vieux, moins en forme, même pas sportif du tout. C'est la nature et on l'accepte car on a d'autres avantages (l'éternel cliché de la maternité, mais c'est pourtant vrai), ce qui est lamentable, c'est que quelques hommes mal intentionnés et lâches en profitent.

    Et d'autres choses encore, mais je m'arrêterais là car je pense que tu as bien compris mon point de vue ami lecteur. Nous avons avancé, mais nous avons encore une longue route à parcourir, main dans la main, pour plus d'égalité et d'harmonie.

    En conclusion, je vais alléger un peu le sujet avec une petite note d'humour signée Zsa Zsa Gabor, la divine:

    "Il n'y a qu'un décolleté pour pousser un homme à rechercher la profondeur chez une femme."

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    Une pensée pour elle à qui, à 94 ans, ses médecins veulent couper la 2e jambe pour cause de gangrène

    Bonne journée à tous, même aux hommes, et rendez-vous au prochain billet!