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challenge halloween - Page 2

  • The Addams Family Album

    Catégories : Livres

    Depuis l'enfance, j'ai toujours eu une tendresse particulière pour cette famille disons... différente. Je me souviens avoir regardé petite la série en noir et blanc avec Carolyn Jones et John Astin (entre autres).

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    J'étais fan du générique avec claquements de doigts (qui m'a servi de sonnerie de téléphone pour la famille Loquace spécifiquement pendant plusieurs années), j'étais admirative de la beauté de Morticia et j'étais fascinée par le manoir Addams.

    Ado, j'ai été voir les adaptations de Barry Sonnenfeld au cinéma. Ce fut le coup de cœur à nouveau, je me suis souvenue pourquoi la série m'avait tellement plu: l'esthétique gothique, l'humour macabre et la vie de famille. Car en dépit de son côté décalé, la Famille Addams traite bien du quotidien d'un foyer: la vie de couple de Morticia et Gomez, l'éducation des enfants, la cohabitation avec la belle-famille, les rapports avec les voisins et les institutions.

     

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    Bien sûr, la famille Addams est tout sauf banale, elle est différente d'une famille américaine des années 40 lambda, sans pour autant être son antithèse. C'est un groupe qui aime chacun de ses membres, privilégie leur vie intime tout en étant curieuse d'autrui. Dans la série comme dans les films, les Addams, pourtant en butte à l'hostilité publique, ne font jamais preuve de malveillance ni même de mépris. En fait, ils semblent ne même pas être conscients de leur singularité. L'oeuvre de Charles Addams m'est toujours apparue comme un plaidoyer au droit à la différence, sous couvert d'humour et de bonhomie.

     

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     Charles Addams était un homme élégant, débonnaire et plein d'humour selon ses proches

    Ayant une telle affection pour les supports vidéos, je me suis dit qu'il était temps de découvrir la base de cet univers: le comic. J'ai donc mis la main sur "The Addams Family Album", un album ressorti en 1991 (à l'époque de la sortie du premier film de Barry Sonnenfeld), qui est une compilation des dessins de Charles Addams.

    En aparté, j'ai découvert un outil fabuleux il y a peu, il s'agit de BookFinder. Tu galères à trouver un livre qui n'est plus édité? Rien chez les bouquinistes? Les sites d'occase en ligne l'ont mais à un prix horrifique? Vas sur Bookfinder! Tu rentres le titre du livre voulu et la langue dans lequel tu le désires, et là magie! Bookfinder va te le trouver (dans 95% des cas) et te le proposer neuf ou d'occasion au prix + frais de livraison le moins cher. C'est fabuleux, je ne pouvais garder ça pour moi! Fin de l'aparté.

    Revenons-en au comic: adoration ou déception?

    Ni l'un ni l'autre en fait. 

    L'album présente des planches qui sont autant d'instants de vie, comme des polaroïds. Il n'y a pas d'histoire, pas de scénario.

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    Je vais être honnête: toutes les planches ne sont pas extraordinaires. Certaines font rire, d'autres font sourire, d'autres font se gratter la tête avec la chose... Je ne sais pas trop s'il s'agit de planches en rapport avec des événements de l'époque du dessin (de 1940 à 47), de références culturelles qui m'échappent ou, éventuellement, de planches qui sont juste moins bonnes que les autres (avec tout le respect que j'ai pour Charles Addams, ça arrive même aux meilleurs).

     

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    J'ai aussi constaté que le comic faisait la part belle aux facéties de Pugsley, alors que dans les adaptations tv/ciné, c'est plutôt Mercredi qui est mise en valeur. C'est un simple constat, ça ne me dérange pas, il est attachant cet enfant...

     

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    En conclusion, j'ai eu plaisir à lire cet ouvrage sans que ça ait pour autant été une révélation. Je le refeuilletterais cependant avec plaisir car je reste, à l'âge adulte, très attachée à cette famille divinement gothique.

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    "C'est l'oncle Zander. Grand-père avait coutume de l'appeler le mouton noir

     

    J'ai lu ce comic dans le cadre du Challenge Halloween et du Read a thon BD

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  • Elvira, maîtresse des Ténèbres

    Catégories : Films

    Film américain de 1988, réalisé par James Signorelli

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    Synopsis (Allociné):

    Elvira, vedette sulfureuse d'un show télé d'horreur, hérite d'un manoir hanté en rase campagne. Son arrivée bouleverse la vie morne des habitants du village.


     

    Mon avis:

    J'ai découvert Elvira l'an dernier et je n'avais pas eu le temps de t'en parler. Depuis, j'ai bien dû le revoir deux fois...

    Avant, Elvira pour moi, c'était Nibarella dans les Simpsons, une caricature à forte poitrine de Morticia Addams avec une coupe de cheveux digne d'un des membres du groupe Europe.

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    Comment ai-je pu me fourvoyer à ce point? Elivra, je me dois de te rendre justice.
    Je crois bien que c'est Hilde qui avait lancé l'an dernier la brillante idée de jeter un œil sur le film.
    Je l'ai donc regardé et il faut que je souligne l'excellence du doublage français. Je l'ai vu en vo et en vf et, chose rare, le film est bien meilleur en vf!
    Qu'ai-je donc retenu de ce film, au scénario ultra léger, et pourtant incroyablement sympathique?
    D'abord, les références au cinéma de genre sont nombreuses: le b-movie improbable du début, la projection du fameux "Le retour des tomates tueuses" (aka le film le plus pourri de la planète selon Elvira), une mention bienvenue des films de Roger Corman, on a une toile de fond que les amateurs ne peuvent que savourer. 
    Ensuite, on a une bande-son fort plaisante. Ah si j'insiste, ça compte pour moi! J'aime particulièrement le "Once bitten, twice shy" interprété par Lori Chacko:
     
    Je sais c'est très 80's, je me fais vieille que veux-tu
    Après, le film est une déclaration d'amour à l'humour potache (certains diront à la lourdeur) à grand renfort de plan nichons, du banquet ambiance puritaine qui dérape dans la fange aux enfants qui tendent leurs marshmallows au-dessus du bûcher de la sorcière, sans oublier les répliques pleines de piment d'Elvira, c'est un festival:
    "Je m’appelle Elvira, mais vous pouvez m’appeler... ce soir"
    Enfin, Elvira est un mélange réussi avant l'heure de Samantha Jones, de la Bridget du même nom et de Morticia Addams. Détonnant pas vrai? Elle est irrévérencieuse, droite dans ses bottes, peste, narcissique, maladroite, séductrice, adorable. Bref, elle est irrésistible et elle a rejoint mon petit panthéon personnel des icônes gothiques.

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    Pour information, il existe une suite, tournée 23 ans plus tard. En dehors du fait épatant que Cassandra Peterson reste très crédible dans le rôle après un quasi quart de siècle, le film est tout à fait dispensable. 
    Je te laisse avec le réjouissant tuto sculpture de citrouille d'Elvira:
     
    Film vu dans le cadre du Challenge Halloween

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    Et demain j'attaque le Read-a-thon de BD!
  • The Fades

    Série britannique en six épisodes écrite par Jack Thorne en 2011 et produite par BBC 3.

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    Synopsis (Source Allociné):

    Paul est hanté par d'épouvantables cauchemars, et ni son thérapeute ni son meilleur ami, Mac, ne  sont en mesure de l'aider. Pire, le jeune homme commence à voir les fantômes des morts partout, quand l'un des esprits - avide de vengeance - trouve une brèche dans la barrière qui sépare le monde des vivants et celui des morts. Mac et Paul réalisent qu'il leur faut intervenir pour empêcher les fantômes de semer le trouble !


     

    Mon avis:

    J'ai profité de la diffusion de "The Fades" sur Syfy il y a dix jours pour découvrir cette série dont je n'avais absolument pas entendu parler, et je l'ai bien appréciée ma foi!

    Tout commence par un portrait de Paul, un gentil garçon un peu gauche et timide, toujours escorté de son meilleur et très geek ami Mac. Couvé par sa mère, méprisé par sa sœur jumelle, raillé par ses camarades de classe, la vie de Paul n'est pas rose. Mais tout ça ne serait rien si Paul n'était pas hanté par des visions apocalyptiques et des apparitions fantomatiques qui lui font penser qu'il est mentalement instable et donc consulter un psy assez peu efficace.

    Et si Paul n'était pas "dérangé" du tout? Si ses rêves de fin du monde étaient prémonitoires et les fantômes bien réels? 

     

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    Réponse de l'intéressé: "Non merci, je préfère passer le reste de mon adolescence enfermé avec Mac dans les toilettes des filles..."

     

    Paul fait alors une rencontre brutale en la personne de Neil, un membre du groupe des Anges, une organisation qui veille au contrôle des fantômes. Celui-ci comprend que Paul est doté de pouvoirs qui se révéleront indispensables dans la bataille entre vivants et morts qui se profile, et cherche par conséquent à le recruter.

    Paul sait qu'il n'a pas le choix et qu'il doit se préparer mais ne veut pas pour autant abandonner sa vie de tous les jours: sa famille, son pote et surtout Jay, la copine de sa sœur qu'il aime depuis longtemps. Ce conflit d'intérêts sera, tout au long de la série, à la fois sa force motrice et son talon d'Achille.

     

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    En même temps, avec ce genre de conversations avec son BFF, on comprend qu'il ne veuille pas le lâcher

     

    Mais la série ne parle pas que de la vie d'un adolescent, la part fantastique est très réussie et le programme présente de vrais moments d'horreur. Car on ne sait pas trop ce qui se passe dans le monde des fantômes, ces êtres qui se sont vus refuser l’Ascension pour des raisons inconnues. Subitement, ils passent de créatures éthérées et désespérées à hybrides rageurs qui veulent s'emparer du monde.

    On pourra reprocher à la série ce joyeux mélange des genres, faisant les fantômes se transformer en zombies via une transfusion vampirique (désolée, je ne peux pas en dire plus sans tout dévoiler). De mon point de vue, j'ai trouvé que la chose était faite de manière plutôt intelligente et donc crédible, le réalisateur a osé quelque chose de différent et d'inédit dans un genre qui a déjà été pas mal éclusé: j'approuve.

    J'ajoute que tous les acteurs sont très bons, ce dont on a l'habitude avec les productions britanniques mais qui est tout de même toujours grandement apprécié. 

    Cette série est très prenante et peut aisément se regarder en une soirée/nuit (ce que j'ai fait) et son final est à la hauteur des attentes, avec une transition image de fin - générique qui serre les tripes...

     

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    Ouais comme ça

    En conclusion, je ne peux que te conseiller le visionnage de cette série originale et addictive, vue dans le cadre du Challenge Halloween.

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    Bon dimanche ami lecteur!