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challenge halloween - Page 3

  • "Secrets des cimetières de Paris"de Jacques Barozzi et Bernard Ladoux

    Catégories : Livres

    Éditeur: Massin, Collection "Les essentiels du patrimoine"

    Date de parution: Octobre 2012

    Nombre de pages: 191

     

    Résumé:

     

    À Paris, on assiste de plus en plus à l'émergence d'un véritable phénomène de tourisme funéraire : plus de deux millions de visiteurs se rendent chaque année au Père-Lachaise, pour se recueillir principalement sur les tombes de personnalités, historiques ou contemporaines. Mais pas seulement. Les cimetières parisiens sont, en effet, des endroits propices à la promenade et à la méditation. Riches en flore et en faune, ainsi qu'en œuvres d'art diverses, ils sont tout autant des jardins-panthéons et des musées en plein air que des champs de repos. Avec leur géographie labyrinthique, la multitude de personnages illustres qui y sont inhumés et leurs richesses tant écologiques qu'artistiques, les nécropoles parisiennes sont des espaces rares et singuliers qui ne s'appréhendent pas facilement. Cet ouvrage n'a d'autre ambition que de vous permettre de partir à la découverte des principaux cimetières de la capitale en flâneurs éclairés N'hésitez plus ! Entrez dans les jardins des morts, ils regorgent de trésors et d'histoires !

     

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    Je suis tombée par hasard début septembre sur ce livre d'occasion et je me suis immédiatement dit qu'il serait on ne peut plus parfait pour le Challenge Halloween! Mais soyons honnête, je l'aurais sans doute acheté sans motif particulier.

    En effet, sans avoir une personnalité morbide et/ou glauque, je m'intéresse beaucoup aux rites et arts funéraires. Ça doit remonter à l'enfance quand j'ai découvert ce qu'était la momification et à quoi servaient vraiment les pyramides, en dehors du fait d'être des lieux de vacances aussi ensoleillés que mystérieux. On en apprend toujours beaucoup sur les valeurs et les croyances d'une société en se renseignant sur la façon dont celle-ci traite ses morts.

    Mais ça n'est pas la question du jour et revenons-en à ce bel ouvrage écrit par Jacques Barozzi et magnifiquement illustré par les photos de Bernard Ladoux.

    Comme indiqué dans le résumé ci-dessus, nous sommes bien en présence d'un livre à usage touristique (bilingue anglais-français) qui propose une brève histoire des nécropoles parisiennes avant de s'attarder sur les neufs cimetières suivants: Le Père-Lachaise, Montparnasse, Montmartre, Les Batignolles, Passy, Saint-Vincent, Charonne, Picpus et enfin Montrouge. 

    • Le Père-Lachaise
    C'est le plus connu et le plus visité des cimetières parisiens. C'est aussi, avec ses 44 hectares de terrain, le plus grand espace vert de Paris. Il doit son nom au Père François d'Aix de La Chaise qui fut confesseur de Louis XIV en son temps.
     
    C'est aussi un endroit dans lequel on a inauguré le concept du carré VIP au début du XIXe siècle en rapatriant les corps supposés de La Fontaine et de Molière histoire de faire venir les foules qui n'étaient à l'époque pas très emballées à l'idée d'enterrer leurs morts dans ce "cimetière de l'Est". 
     
    On trouve du beau monde là-bas: Colette, Oscar Wilde, Sarah Bernhardt (J'ai des citations sélectives? Mais non allons, quelle idée!) ou bien sûr Jim Morrisson et Edith Piaf.
     
    → J'ai appris: que la tombe d'Allan Kardec était la plus visitée et la plus fleurie du Père-Lachaise. Ce qui n'a pas manqué de me surprendre, bien que rendre visite au père fondateur du spiritisme soit une démarche finalement assez cohérente quand on se promène au milieu des morts.
     
    → J'ai souri en lisant l'épitaphe d'Arman: "Enfin seul!"
     
    → Je l'ai visité en compagnie de ma sœur Norberte et c'est un très bon souvenir. L'endroit est spectaculaire à tous points de vue et nous avions bénéficié d'un soleil radieux.
     

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    Un petit hommage à Chopin qui y repose...

     
     
    • Montparnasse
    Plus petit que le Père-Lachaise, il ne présente "que" dix-neuf hectares, le cimetière de Montparnasse est la deuxième nécropole intra-muros de Paris. 
     
    Pour ma part, ayant eu l'occasion de le visiter seule, je le préfère au Père-Lachaise. D'abord parce qu'il est beaucoup plus calme que son illustre voisin, mais aussi à cause du contraste saisissant entre l'atmosphère très vivante du 14e arrondissement dans lequel il se situe et le silence religieux qui y règne une fois passée l'une des portes d'entrée.
     
    Ce cimetière, où reposent nombre d'intellectuels et d'artistes, présente par ailleurs un curieux mélange des genres: du caveau gothique à la sculpture contemporaine en passant par la mosaïque art déco, on peut vraiment parler de musée à ciel ouvert comme l'indiquait Jacques Barozzi dans son introduction.
     

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    Tu peux cliquer pour agrandir si tu veux

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    Les photos ont été prises avec mon portable de l'époque, la qualité n'est pas optimale :-s

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    Je trouve cette sépulture très belle

     

    Là-bas on trouve aussi des "illustres": Serge Gainsbourg, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Charles Baudelaire, Guy de Maupassant pour ne citer qu'eux.

     

    Ça s'impose...


     

    • Montmartre
    Carrières de plâtre au XVIIIe siècle, fosse commune géante à la Révolution, le cimetière de Montmartre est depuis devenu un lieu de promenade apprécié des Parisiens. 
     
    On trouve ici beaucoup de personnalités représentatives des arts vivants (musique, danse, théâtre): Offenbach, Eugène Labiche, Dalida, Vaslav Nijinski, Hector Berlioz...
     

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    Crédits photo http://www.panoramio.com/user/3360946

     

     Ça c'est pour Norberte


     

    • Les Batignolles
    Quatrième nécropole de Paris, le cimetière des Batignolles a ouvert ses portes en 1833. Parmi ses résidents fameux, on trouve Blaise Cendrars, Paul Verlaine, André Breton...
     

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    Crédits photo http://rurik-dmitrienko.tumblr.com/page/3

    Détail de la statue de femme réalisée par Clotaire Champy, ornant la tombe du peintre Louis Soulié

     


    C'est pas parce qu'on parle de cimetières qu'il faut se laisser aller à la déprime

     

    • Passy
    Avoisinant la place du Trocadéro, le cimetière de Passy est petit (2 hectares) mais aussi très VIP, il possède la plus grande concentration de personnalités au mètre carré: Fernandel, Edouard Manet, Bao Dai (dernier empereur du Vietnam), Jean Giraudoux, Claude Debussy...
     
     
     
    Sublime

     
     
    Je passe sur les cimetières de Saint-Vincent, Charonne, Picpus et Montrouge qui, aussi intéressants soient-ils, ne sont traités que brièvement dans le livre.
     
    C'en est fini de notre visite guidée des grands cimetières de Paris, j'espère que ça t'a plu ami lecteur! On se retrouve demain pour causer cinéma...
     
    Bonne soirée!
     

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  • "Blanche ou la triple contrainte de l'Enfer" d'Hervé Jubert

    Je sais ami lecteur, c'est terrible, mais on savait que ça allait arriver un jour: le challenge Halloween se termine. 

    Mais avant de remballer nos maléfices, il nous reste encore cette étape franchouillarde!

    J'ai fini mes lectures d'Halloween avec "Blanche ou la triple contrainte de l'Enfer" d'Hervé Jubert.

    Résumé:

    Paris, 1870. L'armée prussienne encercle la ville. Les Parisiens sont prisonniers et l'hiver s'annonce terrible. Blanche, 17 ans, est prise au piège comme les autres. Heureusement, son oncle Gaston, commissaire à la Sûreté, est là pour la protéger. Mais une enquête difficile le préoccupe... Un cadavre est retrouvé dans les jardins du Palais-Royal, un tatouage occulte sur le bras gauche. Blanche, passionnée par les méthodes d'investigation, se met en tête d'aider Gaston, et sa route croise bientôt celle d'un deuxième mort, tatoué lui aussi. Dans une ville guettée par la famine, la jeune fille plonge au coeur d'une terrible vengeance, aux frontières de la magie noire.

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    J'ai été très agréablement surprise par "Blanche ou la triple contrainte de l'Enfer". J'avais lu que c'était un bon roman jeunesse, et je me suis retrouvée scotchée à un très bon roman d'enquête tout court.

    Première surprise: le style. Hervé Jubert possède une fort jolie plume, il a su à la fois adapter son style à celui des écrivains contemporains de l'époque de son roman (la fin du XIXe siècle), tout en gardant un verbe vivant et empreint d'humour.

    Deuxième surprise: la recherche documentaire exemplaire menée par l'auteur. J'ai particulièrement aimé cet aspect, d'autant que j'ai un faible pour cette période historique. Du siège de Paris par les Prussiens au fonctionnement de la police, en passant par la culture de l'époque: tout est vraisemblable et très détaillé. En bonus, Sarah Bernhardt joue un rôle non négligeable dans le roman. Cette femme me fascine et j'avais déjà été ravie de la trouver dans "Oscar Wilde et le cadavre souriant" de Gyles Brandreth.

    L'enquête en elle-même ne manque pas non plus d'originalité, on suit les avancées parallèles de Blanche et de son oncle, reconstituant ainsi les pièces du puzzle plus vite que les protagonistes, sans pour autant arriver à la bonne conclusion avant eux.

    Si vraiment je devais reprocher quelque chose à ce livre, je dirais que j'ai eu du mal à apprécier les descriptions de la gastronomie en temps de siège. A savoir comment accommoder chiens, chats, rats, avant de s'attaquer aux animaux du zoo. L'anecdote a beau être véridique (tu peux aller voir , c'est immonde), elle n'en donne pas moins le haut-le-coeur à la végétarienne que je suis.

    En conclusion, Blanche Paichain est un croisement réussi entre Sherlock Holmes et Indiana Jones, version parisienne en bottines, et je lirais avec plaisir les deux tomes suivants.

    Pour en savoir plus, Blanche a un site dédié, c'est par ici!

  • Challenge Halloween: le film de cannibale japonais

    Catégories : Films

    THE LAST SUPPER

    Film japonais d'Osamu Fukutani sorti en 2005

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    Synopsis:

    Yuji Kotorida est passé en quelques semaines de médecin binoclard mal dans sa peau à chirurgien esthétique vedette et beau gosse, à tel point qu'on le surnomme désormais "La main de Dieu".

    Son secret? Il mange les femmes. 


     

    Mon avis:

    Avant de tailler dans le bifteck, il faut que je t'explique une de mes manies de petite vieille. J'aime bien regarder des films en faisant mon repassage, sans quoi je m'ennuie un peu (je suis une femme, un être incroyable qui sait faire deux choses à la fois!). Et donc quand je visionne un film en vue d'en faire un billet, je note mes impressions (après repassage, sans quoi la manoeuvre peut se réveler dangereuse) sur un brouillon de billet et je rédige plus tard. Je te raconte cette anecdote follement palpitante pour te dire qu'en réouvrant ce billet aujourd'hui, mes yeux se sont posés sur un énorme "WAOUH!!!" en haut du document. Et ça, c'est pas bon du tout...

    Bref. Si tu me connais un peu, tu sais que mon eye candy personnel (désolée pour le franglais, mais je trouve que friandise occulaire sonne mal) est Masaya Kato. Donc, quand je cherchais un bon film d'horreur asiatique et que j'ai vu "The last supper" dans ce classement, je me suis dit "Oui, double bonheur!". Ben non en fait, on m'aurait menti et j'aurais été plus avisée de revisionner "Thirst" que j'ai adoré (très trash, âmes sensibles s'abstenir) pour t'en parler. Tiens d'ailleurs, Thirst est 22e et The last supper 67e -> WTF?!? Autant mettre "Le patient anglais" (♥) et "Taxi 4" dans un même classement!

    Re-bref, il va quand même falloir que je te parle de ce navet intersidéral qui, sous certains aspects, présente un potentiel comique non négligeable.

    D'abord, ce qui est très énervant avec "The last supper", c'est que ça aurait pu être bien. Le thème de l'anthropophagie restant un des grands tabous de notre société, si celui-ci est mâtiné d'une sensualité perverse, et partant du principe que le cannibalisme est l'ultime preuve d'amour selon ce cher Edgar, on peut théoriquement obtenir quelque chose d'intéressant. Cette idée de mêler gastronomie et sexualité aurait pu aboutir à un film d'horreur exceptionnel (et très dérangeant), mais elle est abordée beaucoup trop superficiellement, les personnages en parlent comme d'un besoin physiologique et d'une extase totale des sens pendant environ... disons vingt bonnes secondes.

    A quoi Osamu Fukutani a donc bien pu occuper les 91 minutes restantes? 

    Tu me pardonneras ami lecteur, mais je vais t'énumérer brièvement mes griefs, les exposer trop longuement aurait à coup sûr raison de mon envie de faire d'autres billets ciné pour les dix années à venir (minimum).

    On trouve donc pêle-mêle dans "The last supper":

    - Une déco d'appart aux couleurs de boîte de nuit ambiance années 80 (vert lagon, bleu jean et rose flamand rose) assortie à des bruits aquatiques non identifiés

    - Des seconds rôles insipides voire ridicules (avec une version improbable de Columbo à la japonaise) 

    - un médecin avec chemise ouverte et chaîne en or qui brille, qui opère sans charlotte, et qui fait parfois des demandes en mariage assis dans les escaliers (avec des mocassins blancs: gasp!)

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    Une rhinoplastie? Mais non Glo, tu es parfaite telle que tu es!

    (Oh ça va, on peut rire un peu!)

     - Un côté grand guignol, assumé ou pas, en particulier lors du tête à tête-sur-salade et de la fin. Mon dieu, cette fin!

    - Un petit manuel du cannibale très concis, à part l'importance de saigner la viande, et que manger de la cellulite est un premier pas important, tu n'apprendras pas grand chose (Ca doit lui parler le cannibalisme à Kato-san, il en était déjà question dans Aragami)

    - Le peu de crédibilité de la transformation de looser en sexy doctor. Masaya, même avec une vieille coupe de cheveux, des lunettes de prof de maths et une cravate trop serrée, il reste hautement envisageable. Tout le monde n'a pas la capacité de métamorphose d'Iwan Rheon (Simon dans Misfits, qui a quitté la série pour intégrer le casting de... Game of Thrones. La classe, fin des news people).

    Mais, car il y a un mais (Gloria Alleluia!), il y a quand même deux ou trois moments de grâce dans le film!

    - Quand Masaya Kato prend sa grosse voix de yakuza lors d'une interview façon "Modes & Travaux" pour interdire au journaliste d'ouvrir son frigo. C'est drôle et ça renvoie à de meilleurs films de l'acteur (Aniki en particulier).

    - La pseudo-scène sensuelle du début où quand l'homme te dit "J'ai envie de te manger", ne t'imagine pas une version hot du petit chaperon rouge, il le pense littéralement. 

    - LA fulgurance du film: quand le docteur Kotorida cherche les corps de suicidés pour son menu de la semaine tout en se baladant en jogging avec son burger de bonnefemme à la main. C'est une scène surréaliste et hilarante, comme les japonais savent les faire.

    Pour conclure, je te dirais donc que "The last supper" est un film d'une nullité achevée, qui paraît très long en dépit de sa durée d'une heure trente, et que sa fin tient à la fois du grand n'importe quoi et du gros soulagement. Cependant, va savoir pourquoi, elle m'a rappelé un livre qui lui est très bon et que je te conseille: "Les ogres anonymes" de Pascal Bruckner.

    Mais si vraiment tu veux faire du mal à tes yeux et à ton cerveau, tu peux le regarder  en vosta. Bon courage.