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challenge halloween - Page 4

  • Challenge Halloween: "L'heure du loup" de Robert McCammon

    Résumé:

    Michael Gallatin est un as de l'espionnage, un séducteur, mais surtout un loup-garou. Capable de se transformer à la vitesse de l'éclair, de tuer silencieusement et avec une incroyable férocité, il a déjà donné un aperçu de ses talents en Afrique contre Rommel. Il doit maintenant s'acquitter de la plus dangereuse et de la plus délicate des missions : découvrir qui se cache derrière l'opération « Poing d Acier », le mieux gardé des plans secrets nazis. En renouvelant la figure du loup-garou, Robert McCammon crée un héros fascinant dans une intrigue captivante.

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    Les nazis qui rencontrent le surnaturel, on a déjà vu ça, notamment dans Hellboy, ou plus récemment dans Iron Sky (rappelle-moi de t'en parler de celui-là, il vaut son pesant de cacahuètes!). Dans "L'heure du loup", les nazis ont maille à partir avec un loup-garou-agent-secret. Je sais, ça fait beaucoup pour un seul homme.

    Mais Michael Gallatin est un James Bond un peu cabot (pardon...) et sait se sortir de n'importe quelle situation, aussi indépétrable soit-elle. De plus, comme le James Bond précité, Michael tombe toutes les jolies demoiselles qu'il rencontre. Bref, il est une incarnation du héros flamboyant qui va sauver le monde.

    Pourtant, le pauvre n'a pas eu la vie facile. Encore enfant, et à l'époque connu sous le nom de Mikhaïl Gallatinov, il a vu sa famille se faire massacrer par des révolutionnaires russes, avant d'être attaqué en forêt par une meute de loups affamés. Il passera les quatorze années suivantes dans l'épaisse forêt russe à mener sa vie d'homme-loup, avant de débarquer en Angleterre et de se faire enrôler pour servir sa Majesté.

    Tu penses certainement à ce stade, ami lecteur, que ce livre s'aventure un peu dans tous les sens. Détrompe-toi, Robert McCammon a su avec brio retracer l'existence de Michael, en alternant la narration de son passé et de sa mission présente, le premier éclairant la seconde.

    Car la grande question de ce roman est de savoir qui, des hommes ou des bêtes, sont les véritables animaux. L'auteur argue plusieurs fois au cours du roman que le loup tue uniquement pour se nourrir, donc par nécessité, mais jamais par cruauté; contrairement à l'homme en général et aux nazis en particulier.

    D'ailleurs, le récit de la mission pour faire échouer les plans desdits nazis est passionnant, bien qu'il comporte certains passages qui donneraient presque la nausée, je pense en particulier au camp de concentration avec son "Chenil" et la mort de Krolle.

    En conclusion, "L'heure du loup" est un roman fantastique au contexte historique dont on dévore les sept cents pages très facilement, je le recommande aux amateurs du genre!

  • Challenge Halloween: le film de diabolique orpheline américaine

    Catégories : Films

    ESTHER

    Film américain de Jaume Collet-Serra sorti en 2009.

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    Synopsis (Allociné): 

    Après avoir perdu l'enfant qu'elle attendait, la fragile Kate voit ressurgir les douloureux souvenirs d'un passé qu'elle préférerait oublier. 
    Hantée par des cauchemars récurrents, et décidée à retrouver une vie de couple équilibrée, elle fait le choix, avec son compagnon John, d'adopter un enfant. A l'orphelinat voisin, Kate et John se sentent étrangement attirés par une fillette, Esther.
    Mais Kate ne tarde pas à découvrir la face cachée de la " douce " enfant. Autour d'elle, personne n'a rien remarqué, et nul ne semble partager ses doutes et ses inquiétudes...


    Mon avis:

    Esther à l'orphelinat, c'est la gamine par laquelle tu es directement attirée: jolie petite fille modèle, intelligente, artiste, un chouilla marginale. On a tout de suite envie de la prendre sous son aile et de lui offrir le chaud foyer qu'elle mérite.

    Esther passé le seuil de sa nouvelle maison, c'est autre chose. Mais quoi au juste? Des remarques maladroitement blessantes, un côté un peu envahissant dans le couple, une monopolisation de sa nouvelle petite soeur sourde et muette, des accidents étranges... Esther n'est plus si adorable que ça, elle devient même franchement inquiétante.

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    Quelle délicieuse enfant nous avons là

     

    Le film de Jaume Collet-Serra est très réussi, la mise est en scène est impeccable et les acteurs très bons, en particulier la mère jouée par Vera Farmiga, et bien sûr Esther, interprétée par Isabelle Fuhrman.

    Le scénario suit une spirale infernale dans laquelle on a de plus en plus envie de mettre une bonne baffe au mari pour qu'il ouvre enfin les yeux, et d'étrangler cette ignoble petite Esther, dont on subodore pendant un bon moment qu'elle doit être la fille de Satan.

    Si les scènes d'acharnement Estherien sont bonnes, ce ne sont pas celles qui m'ont collé des sueurs froides. Personnellement, j'ai été plus impactée par celle du début, où Kate accouche d'un enfant mort-né (un cauchemar qui arrive hélas dans la vraie vie), et celle de la voiture qui m'a particulièrement crispée (faut croire que j'ai un instinct maternel latent).

    J'ai apprécié le dénouement, même si je m'en doutais depuis la moitié du film. Peut-être parce qu'"Esther" m'a fait penser à deux films qui ont marqué mon adolescence: "Le bon fils" avec Macaulay Culkin et "La main sur le berceau" avec Rebecca De Mornay, et que je trouvais beaucoup de ressemblances entre le personnage de cette dernière et notre mignone orpheline. D'ailleurs, comment ne pas faire le lien entre les deux scènes de pétage de plombs dans les toilettes (qui figure dans la BA sur le lien allociné)?

    Quoiqu'il en soit, "Esther" est un très bon film d'épouvante, qui nous laissera un peu tendu, même après la fin du film...
  • Challenge Halloween: Le vaudou haïtien

    "Zombi blues" de Stanley Péan

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    Résumé:

    Gabriel est musicien. Tous les soirs, les sons envoûtants de sa trompette percent l'atmosphère enfumée des boîtes de jazz. Les hasards d'une tournée le ramènent dans sa ville où il retrouve Laura. Un amour caché. Une passion inavouable. Brusquement, Gabriel est en proie à des visions étranges. Des obsessions effrayantes et sanglantes. Des images de mort et des mots murmurés dans une langue inconnue surgissent du plus profond de lui-même et le déchirent. Angoissé, il ne comprend pas, ne se reconnaît plus. Bizarrement, ailleurs dans la ville, quelqu'un d'autre souffre d'un mal semblable... Malgré lui, Gabriel est entraîné dans un gouffre d'horreur, tout son être envahi par une musique de cauchemar, une musique lancinante comme la mort.

    Je suis tombée sur "Zombi Blues" un peu par hasard à la bibliothèque. Attirée par la couverture ci-dessus et le titre, je me suis dit que ça rentrerait bien dans ma case "Challenge Halloween en Afrique & Amérique Latine".

    Après lecture, le roman ne correspond pas du tout à l'idée que je m'en étais faite. Ce qui ne l'empêche pas d'être très intéressant.

    Le récit, qui comprend plusieurs voix de narration, commence quand Minville, un ancien tonton macoute, émigre à Montréal avec deux acolytes; une arrivée d'ailleurs très relayée par les médias et qui soulève la colère des réfugiés politiques victimes du régime de Duvalier. Elle effraie aussi certaines personnes qui ont bien connu Minville à l'époque: pourquoi ce cauchemar vivant réapparait-il dans leur vie aujourd'hui?

    Ce roman est hybride, il mélange science fiction, thriller, vaudou et histoire politique d'Haïti avec talent. Si on ne retrouve pas les zombies annoncés dans le titre, on n'en aura pour autant pas moins froid dans le dos. La tension est croissante au fur et à mesure de l'avancée de l'intrigue et on est surpris d'être confronté à une telle sauvagerie. On imagine certes bien que les personnages des tontons macoutes ne sont pas des enfants de choeur, mais leur mépris pour la vie d'autrui nous laisse quand même bouche bée d'horreur. 

    Stanley Péan a su mettre son canevas en valeur dans une atmosphère de musique jazz passionnée et de cafés-concerts enfumés, où la violence et la sensualité s'entrelacent (il y a quelques passages abondamment explicites), le tout combiné en un roman captivant.