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challenge halloween - Page 5

  • Challenge Halloween: les zombies africains

    Catégories : Films

    THE DEAD

    Film britannique d'Howard J. et Jonathan Ford

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    Synopsis (Allociné):

    Après le crash d'un vol d'évacuation, le lieutenant Brian Murphy doit survivre en milieu hostile : un territoire dominé par les morts-vivants en pleine Afrique de l'Ouest.


    Mon avis:

    Tu as vu, ami lecteur, que le synopsis est tout petit petit? C'est normal. Il n'y a pas vraiment d'histoire dans "The dead", hormis celle de deux mecs qui veulent s'en sortir et retrouver leur famille.

    Mais comme il s'agit d'un film de zombies, on sera d'accord sur le fait que le scénario n'est qu'un gros prétexte. Que faut-il alors retenir de ce film?

    Il y a du bon et du très mauvais dans "The dead".

    Côté bonnes choses, j'ai aimé le fait que l'action se passe en Afrique rurale, ça nous dépayse un peu des habituels films du genre, généralement situés en milieu urbain américain ou européen. Ce changement de décor n'est pas anodin puisqu'il permet de souvent repérer les zombies d'assez loin (la première scène du film est d'ailleurs hilarante).

    Ces fameux morts-vivants avançant au rythme effréné de deux à l'heure, si tu en vois un à l'horizon: ne panique pas. Tu peux allégrement siroter ton apéro, finir ta manucure et piquer un petit roupillon, tu seras encore large en temps à ton réveil. Ce côté lobotomisé sous tranxène est en fait sympathique car il rappelle les classiques de Romero.

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    Chais pas toi, mais moi j'ai une petite dalle là...

     

    "The dead" a donc plusieurs bonnes idées, certaines scènes sont également très abouties, mais l'ambition est carrément flinguée en vol par des prises de vue au ralenti dignes d'une mauvaise série B des 80's et par un premier rôle loin d'être convaincant (ou bien très mal doublé, mais en tous cas, c'est de l'horreur véritable).

    Les frères Ford nous auront au moins épargné une happy end, ce dont je leur sais gré. 

    Pour conclure, un petit apparté sur le cinéma africain. Idéalement, j'aurais voulu pour cette étape du challenge une production locale. J'ai cherché, j'ai galéré, j'ai abandonné. Néanmoins, ces investigations m'ont permis de découvrir qu'il existe un véritable cinéma de genre africain, en particulier au Niger. En effet, ce pays est depuis 2009 le deuxième producteur mondial de films, juste après l'Inde et avant les États-Unis! Le photographe Pieter Hugo a réalisé une série de portraits sur ce thème récemment, tu peux voir cette  galerie fort intéressante ici. Ne me demande pas pourquoi la version nigérienne de Dark Vador n'est vêtue que de son casque, je n'en sais pas plus que toi... 

  • Challenge Halloween: le film de vampire suédois

    Catégories : Films

    MORSE

    Film suédois de Tomas Alfredson sorti en 2009

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    Synopsis (Allociné):

    Oskar est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même et martyrisé par les garçons de sa classe. Pour tromper son ennui, il se réfugie au fond de la cour enneigée de son immeuble, et imagine des scènes de vengeance. Quand Eli s'installe avec son père sur le même pallier que lui, Oskar trouve enfin quelqu'un avec qui se lier d'amitié. Ne sortant que la nuit, et en t-shirt malgré le froid glacial, la jeune fille ne manque pas de l'intriguer... et son arrivée dans cette banlieue de Stockolm coïncide avec une série de morts sanglantes et de disparitions mystérieuses. 
    Il n'en faut pas plus à Oskar pour comprendre : Eli est un vampire. Leur complicité n'en pâtira pas, au contraire...


    Mon avis:

    Enfin un film de vampire qui offre du sang neuf au genre! (Désolée, je n'ai pas su résister)

    A des années lumières d'un "Twilight" ou de "True Blood", Morse ne fait pas dans le vampire glamour et c'est tant mieux, parce que personnellement j'en ai ras la jugulaire de cette engeance!

    Eli, qui a douze ans depuis pas mal de temps, ressemble à un petit animal sauvage avec ses vêtements trop fins, ses ongles sales, ses cheveux en bataille, sa mine blafarde et ses grands yeux d'un vert hypnotique.

    Tout le contraire de son voisin Oskar, petit blond à la peau pâle et à l'iris bleu candide, véritable réincarnation du petit Lord Fauntleroy (je suis née en 81, j'ai les références que je peux!), persécuté par trois de ses camarades de classe.

    Ces différences n'empêcheront pas les deux enfants de devenir rapidement inséparables.

     

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    Dis, tu veux être ma copine?

     

    Autre originalité marquante, l'action se déroule dans un cadre déprimant à souhait: une banlieue suédoise dans les années 80, perpétuellement enneigée, avec pour seule animation le bistrot du coin et ses éternels piliers de bar.

    Le tempo du film est volontairement lent et pourtant, on ne s'ennuie pas un instant. Les phases violentes de meurtre sont succédées par les relations touchantes entre Eli et Oskar, unis dans leur solitude. Chacun veut offrir à l'autre ce qui lui manque. Eli veut donner à Oskar le courage et les moyens de se défendre, Oskar veut redonner à Eli sa part d'enfance perdue à travers des détails touchants: le Rubik's cube, les bonbons et le fameux code morse pour communiquer entre eux.

    Enfin, dernière qualité mais pas des moindres, la perfomance de Lina Leandersson (Eli) est simplement spectaculaire.

    Bref, "Morse" est un film de vampire, ça oui, mais qui réussit le pari osé d'allier l'horreur à la poésie, une petite merveille à découvrir!

  • Challenge Halloween: les mystères de Barcelone

    "Marina" de Carlos Ruiz Zafon

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    Quatrième de couverture:

    Interne au pensionnat, Oscar aime faire le mur, errer dans les rue désertes, les pinèdes, les villas d'un quartier laissé à l'abandon. Il suffira d'un chat et d'une montre en or pour qu'il bascule au pays des merveilles. Un royaume hanté par des amours mortes, un savant fou et les fantômes de Gaudi. Une Barcelone de rêve et de cauchemar, de théâtre et de cimetière, souterraine et baroque, d'où seul s'évadera le souvenir de son guide : l'inoubliable Marina...

    J'avais adoré "L'ombre du vent" et "Le jeu de l'ange", rebelote pour "Marina".

    Carlos Ruiz Zafon sait nous plonger dans sa Barcelone, une cité chargée d'histoire(s) et de mystères, au patrimoine architectural incroyablement riche, tantôt brumeuse puis ensoleillée: une ville véritablement enivrante.

    L'auteur opère ici à nouveau cette magie du mélange des genres qui a fait son succès. On trouve dans "Marina" tout à la fois enquête policière, conte fantastique et romance. Malgré cela, le propos n'est jamais confus et le texte est toujours aussi bien écrit.

    Un petit extrait pour le plaisir:

    "J'étais toujours derrière lui quand il entra dans le Quartier Gothique. Soudain, sa silhouette se perdit sous les arches tendues entre les édifices. Des arcades impossibles projetaient des ombres dansantes sur les murs. Nous étions arrivés dans la Barcelone magique, le labyrinthe des esprits, où les rues avaient des noms de légende et où les farfadets du temps marchaient dans notre dos."

    Cette ambiance mystérieuse est ponctuée de descriptions de relations humaines émouvantes et de scènes proprement haletantes (je pense notamment à celle de la galerie sous la serre) sans que la trame paraisse décousue à un seul instant. Sur la forme, on retrouve donc immanquablement le style Zafon.

    Côté fond, le livre aborde les thèmes de la mort et de la maladie, avec pour question essentielle le fait de savoir si prolonger une vie justifie toutes les expérimentations, quitte à se dénaturer totalement.

    Je dirais donc que, sous des apparences de roman jeunesse fantastique, "Marina" est plus complexe qu'il n'y paraît et hantera à coup sûr les lecteurs de tous âges.