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enquête - Page 2

  • "Blanche ou la triple contrainte de l'Enfer" d'Hervé Jubert

    Je sais ami lecteur, c'est terrible, mais on savait que ça allait arriver un jour: le challenge Halloween se termine. 

    Mais avant de remballer nos maléfices, il nous reste encore cette étape franchouillarde!

    J'ai fini mes lectures d'Halloween avec "Blanche ou la triple contrainte de l'Enfer" d'Hervé Jubert.

    Résumé:

    Paris, 1870. L'armée prussienne encercle la ville. Les Parisiens sont prisonniers et l'hiver s'annonce terrible. Blanche, 17 ans, est prise au piège comme les autres. Heureusement, son oncle Gaston, commissaire à la Sûreté, est là pour la protéger. Mais une enquête difficile le préoccupe... Un cadavre est retrouvé dans les jardins du Palais-Royal, un tatouage occulte sur le bras gauche. Blanche, passionnée par les méthodes d'investigation, se met en tête d'aider Gaston, et sa route croise bientôt celle d'un deuxième mort, tatoué lui aussi. Dans une ville guettée par la famine, la jeune fille plonge au coeur d'une terrible vengeance, aux frontières de la magie noire.

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    J'ai été très agréablement surprise par "Blanche ou la triple contrainte de l'Enfer". J'avais lu que c'était un bon roman jeunesse, et je me suis retrouvée scotchée à un très bon roman d'enquête tout court.

    Première surprise: le style. Hervé Jubert possède une fort jolie plume, il a su à la fois adapter son style à celui des écrivains contemporains de l'époque de son roman (la fin du XIXe siècle), tout en gardant un verbe vivant et empreint d'humour.

    Deuxième surprise: la recherche documentaire exemplaire menée par l'auteur. J'ai particulièrement aimé cet aspect, d'autant que j'ai un faible pour cette période historique. Du siège de Paris par les Prussiens au fonctionnement de la police, en passant par la culture de l'époque: tout est vraisemblable et très détaillé. En bonus, Sarah Bernhardt joue un rôle non négligeable dans le roman. Cette femme me fascine et j'avais déjà été ravie de la trouver dans "Oscar Wilde et le cadavre souriant" de Gyles Brandreth.

    L'enquête en elle-même ne manque pas non plus d'originalité, on suit les avancées parallèles de Blanche et de son oncle, reconstituant ainsi les pièces du puzzle plus vite que les protagonistes, sans pour autant arriver à la bonne conclusion avant eux.

    Si vraiment je devais reprocher quelque chose à ce livre, je dirais que j'ai eu du mal à apprécier les descriptions de la gastronomie en temps de siège. A savoir comment accommoder chiens, chats, rats, avant de s'attaquer aux animaux du zoo. L'anecdote a beau être véridique (tu peux aller voir , c'est immonde), elle n'en donne pas moins le haut-le-coeur à la végétarienne que je suis.

    En conclusion, Blanche Paichain est un croisement réussi entre Sherlock Holmes et Indiana Jones, version parisienne en bottines, et je lirais avec plaisir les deux tomes suivants.

    Pour en savoir plus, Blanche a un site dédié, c'est par ici!

  • Challenge Halloween: les mystères de Barcelone

    "Marina" de Carlos Ruiz Zafon

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    Quatrième de couverture:

    Interne au pensionnat, Oscar aime faire le mur, errer dans les rue désertes, les pinèdes, les villas d'un quartier laissé à l'abandon. Il suffira d'un chat et d'une montre en or pour qu'il bascule au pays des merveilles. Un royaume hanté par des amours mortes, un savant fou et les fantômes de Gaudi. Une Barcelone de rêve et de cauchemar, de théâtre et de cimetière, souterraine et baroque, d'où seul s'évadera le souvenir de son guide : l'inoubliable Marina...

    J'avais adoré "L'ombre du vent" et "Le jeu de l'ange", rebelote pour "Marina".

    Carlos Ruiz Zafon sait nous plonger dans sa Barcelone, une cité chargée d'histoire(s) et de mystères, au patrimoine architectural incroyablement riche, tantôt brumeuse puis ensoleillée: une ville véritablement enivrante.

    L'auteur opère ici à nouveau cette magie du mélange des genres qui a fait son succès. On trouve dans "Marina" tout à la fois enquête policière, conte fantastique et romance. Malgré cela, le propos n'est jamais confus et le texte est toujours aussi bien écrit.

    Un petit extrait pour le plaisir:

    "J'étais toujours derrière lui quand il entra dans le Quartier Gothique. Soudain, sa silhouette se perdit sous les arches tendues entre les édifices. Des arcades impossibles projetaient des ombres dansantes sur les murs. Nous étions arrivés dans la Barcelone magique, le labyrinthe des esprits, où les rues avaient des noms de légende et où les farfadets du temps marchaient dans notre dos."

    Cette ambiance mystérieuse est ponctuée de descriptions de relations humaines émouvantes et de scènes proprement haletantes (je pense notamment à celle de la galerie sous la serre) sans que la trame paraisse décousue à un seul instant. Sur la forme, on retrouve donc immanquablement le style Zafon.

    Côté fond, le livre aborde les thèmes de la mort et de la maladie, avec pour question essentielle le fait de savoir si prolonger une vie justifie toutes les expérimentations, quitte à se dénaturer totalement.

    Je dirais donc que, sous des apparences de roman jeunesse fantastique, "Marina" est plus complexe qu'il n'y paraît et hantera à coup sûr les lecteurs de tous âges. 

  • Rencontre avec les Spellman

    J'ai recontré il y a peu, grâce à ma soeur Norberte, une famille américaine tout à fait charmante: les Spellman. De prime abord, ces gens ont l'air bien sous tous rapports: le père et l'oncle sont des flics à la retraite, la mère s'occupe de ses enfants, et tout ce petit monde vit paisiblement dans une jolie maison de San Francisco (en lien, la réelle Clay Street, merci Google Maps).

    Sauf qu'il y a fort à parier que, pendant que la mère, Olivia, t'entretient des bégonias du jardin, Rae la benjamine soit en train de faire les poches de ton manteau, de fouiller ton portefeuille pour y dénicher tes date de naissance et numéro de sécu, pour ensuite les communiquer à sa soeur Isabel qui ira discrètement faire une petite enquête d'antériorité sur l'ordinateur du bureau, afin de vérifier que tu es bien qui tu prétends être et pas un criminel en cavale, ou pire encore: un dentiste.

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    to be continued ... 

    Les Spellman sont une entreprise familiale de détectives (si l'on excepte David, le frère aîné, qui a préféré devenir avocat), et plus encore, ils sont une "organisation politique marginale" (Izzy dans le tome 3) au même titre qu'une famille de mafieux. 

    Si les tomes de la série s'articulent autour d'une ou plusieurs enquêtes, ces dernières ne sont qu'un cadre mettant en valeur le côté loufoque des Spellman, et en particulier celui d'Isabel, la narratrice. En effet, les énigmes posées ne te demanderont pas de te triturer le cerveau jusquà la migraine, j'avais deviné les réponses pour les trois romans dès le premier tiers des livres (tu me diras, avec tous les Barnaby que j'ai vu, j'ai le raisonnement affuté. Hum, bref.). Pas de suspense donc, mais de la franche bonne humeur. Les Spellman, au quotidien, s'espionnent, se livrent à des chantages, enquêtent sur les relations des uns et des autres, rentrent chez autrui par les fenêtres, se montent des arnaques (faux trafic de drogue par exemple)... Pas le temps de s'ennuyer avec cette famille en somme. Ce côté déjanté pourrait lasser à la longue mais l'univers crée par Lisa Lutz est réellement attachant. On sourit en retrouvant pêle-mêle le sandwich au pastrami de Morty, les réponses volontairement à côté de la plaque d'Izzy, les conversations enregistrées par Olivia, la chemise porte-bonheur de l'oncle Ray, l'addiction au sucre de Rae...

    L'apparté miam

    Je m'attarde un peu sur cette dernière, enfin plutôt sur une de ses pratiques culinaires, à savoir le délice aux Rice Krispies. Rae est la princesse des recettes improbables, mais je me suis vraiment posée des questions sur ce truc là: comment ça se présente? Quelle texture ça peut bien avoir? Et surtout quel goût? J'avais besoin de savoir.

    Après avoir dûment enquêté, j'ai appris que le délice aux rice krispies était une préparation d'encas vielle de plusieurs décennies, très populaire chez les mamans américaines. Tu vas comprendre pourquoi en voyant la recette ici sur le site de Kellogg's -> c'est facile et rapide à faire, et tu peux utiliser tes fonds de placard pour la réalisation.  

    Comment ça marche?

    - Tu rassembles autour de toi 50 grammes de beurre, 1 grand paquet de chamallows (la marque avec le petit bonhomme brun en salopette rouge & coupe à la Mireille Mathieu par exemple) et l'équivalent de 5 à 6 tasses à café de céréales Rice Krispies. 

    - Dans une grande poêle, fais fondre le beurre à feu doux puis ajoute les chamallows en mélangeant bien (avec une spatule en caoutchouc ou silicone, sans quoi tu vas galérer) jusqu'à ce qu'ils aient intégralement fondu. Retire la poêle du feu.

    - Rajoute les céréales et mélange bien. Verse la préparation dans un plat préalablement huilé (ou encore mieux, une plaque à pâtisserie) et égalise le niveau de la mixture. Laisse refroidir avant de couper en petites parts.

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    Voilà la chose, qui ne ressemble à rien, qui doit avoisiner les 3000 calories la part, mais qui est juste délicieuse. Pour avoir une idée du goût, ça ressemble à l'intérieur des barres Lion. 

    N.B.: Je rappelle à toutes fins utiles que les chamallows ne sont malheureusement pas végétariens (il paraît que ça existe ceci dit, bien que je ne sache pas où en trouver) car, comme l'immense majorité de la confiserie industrielle, ils sont faits à base de gélatine animale.

    Fin de l'apparté miam

    En dehors de cette recette, j'aime aussi les livres de Lisa Lutz car elle y égrene des références télévisuelles: Dr Who (déjà convertie), Max La Menace, La Panthère Rose... J'apprécie que des romans fassent des clins d'oeil de ce type vers des oeuvres qu'on ne connaît pas toujours. Par exemple, je connaissais le dessin animé La Panthère rose (j'ai même une longue histoire d'amour avec ce félin) mais pas du tout les films avec Peter Sellers. Du coup je découvre et j'aime bien, je t'en reparlerais sûrement. Je conclus ce billet en te préconisant la lecture des Spellman associée à une dégustation de délice aux R.K. pour un après-midi de détente facile.

    A très bientôt ami lecteur!