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je me promène - Page 2

  • Le sandwich SNCF n'est pas une fatalité

    Bonsoir ami lecteur!

    Aujourd'hui je ne vais pas bavasser comme à l'accatoumée, je vais te faire un petit billet très kawaii (attends, tu vas bientôt comprendre) parce que demain je vais me lever très tôt pour prendre le train avec Angélas, direction le Nord. Double bonne nouvelle donc car un saut là-haut est toujours bienvenu et aussi parce que j'adore le train. Après mes pieds, c'est mon moyen de locomotion favori: j'y rêvasse, j'y bouquine, j'y travaille (pas souvent), j'y fais des mots fléchés (le seul moment où j'en fais en fait), j'y rencontre des gens sympas (parfois) ... Bref, autant j'ai la trouille en avion, autant je suis en osmose avec le rail.

    Du coup quand j'ai vu ce passage de BBT, ça m'a fait sourire et Angélas m'a lancé un regard oblique insinuant un très net "Tiens, ça me rappelle quelqu'un".

    J'adore sa tronche réjouie

    Mais le hic quand tu es coincé dans le train à l'heure du déjeuner, c'est que tu n'as souvent que deux choix:

    1) Attendre d'être arrivé à destination pour te sustenter, quitte à faire une crise d'hypoglycémie ou à te bourrer de BN (chacun sa méthode).

    2) Te résoudre à aller, tête baissée et papilles en berne, au wagon restaurant pour acheter un sandwich au rapport qualité/prix pas franchement satisfaisant.

    Aucune de ses options ne me séduisant outre mesure, j'ai décidé de me faire un casse-croûte bon, pas cher, facile à manger sans couverts, non salissant (les miettes partout, c'est juste insupportable) et enfin qui n'embaume pas tout mon compartiment (ouais parce qu'une fois j'ai fait Lille-Nantes avec un Maroilles bien fait dans mon sac quand même...). 

    Impossible? Non, pas en pratiquant le bento. Si tu es japanophile et/ou cuisinier amateur, cette petite boîte n'a pas de secrets pour toi. Sinon, le bento est l'équivalent nippon de notre tupperware, en plus pratique et en, disons, plus élégant.

    Voici donc, en exclusivité, ce qu'Angélas et moi allons manger demain midi:

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    Le concept de kawaii doit t'apparaître plus clairement maintenant, non?

    Le mien est à gauche, celui d'Angélas à droite. Au menu: coeur et étoile de riz, purée de courgettes, oeufs durs, jambon pour monsieur et brocolis pour moi. Et non tu ne rêves pas, les oeufs sont bien moulés en lapin et nounours, j'ai gardé mon âme d'enfant...

    P120911_22.080001.JPGTrop mignon ou trop flippant, au choix

    Enfin pour le dessert, des morceaux de nectarine dans ces boîtes triangulaires que j'adore. Après achat, je disais à Angélas que je trouvais qu'elles nous ressemblaient. Ça ne l'a pas fait rire du tout, cet homme manque parfois singulièrement d'humour.

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    On s'amuse comme on peut

    Sur ces bonnes paroles, je te laisse ami lecteur, parce que j'ai encore un paquet de trucs à faire avant le départ, je sens que je ne suis pas couchée moi...

    Bonne nuit & à bientôt!

     

  • Les vacances de Guido

    Horreur: 2 semaines sans nouvelles! Où est Glorifine? Que fait-elle? Avec qui? Et pourquoi? Pourquoooiiii?!?

    Ben quoi? On peut bien rêver deux secondes que son lecteur se morfond en son absence, non?

    Hum. Bref. Me voilà de retour ami lecteur, après des petites vacances là-haut dans le grand Nord Pas-de-Calais! J'espère au passage que toi aussi tu as bien profité de ce gros week-end et que, si tu pratiques ce sport sans pitié qu'est la chasse aux oeufs, celle-ci a été bonne.

    Lors de la création de ce blog, j'avais indiqué que je pourrais être amenée à parler de tout et n'importe quoi... Banco ami lecteur! Je m'en vais te causer de mon séjour chez les Chtis.

    Tout commence au sortir de la gare Lille Europe. Il fait un temps splendide, la foule citadine grouille autour de moi, et il y a cette odeur si familière... l'odeur des frites! J'avais oublié que l'infâme Ronald Mc Donald sévissait tout près. Mais cette odeur me plaît aujourd'hui, elle est en harmonie avec les sensations des retrouvailles avec cette vieille ville qui m'a tant manqué, comme une bande olfactive.

    Car j'aime Lille, elle est magnifique, si belle dans son patrimoine, si intense dans sa diversité culturelle, évocatrice de mille merveilleux souvenirs. Pour emprunter l'expression de nos amis Québecquois, je suis en amour avec cette ville.

    Je me trouve un sandwich VG et je vais flâner tout mon soûl de par les rues des quartiers de la gare , Vauban, le Vieux Lille, Rihour... Six ans! "Tout est changé et tout est pareil".

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    Je saute sur l'opportunité de me rendre au LAM parce que les musées, c'est ma grande passion! (A dire avec le ton d'Omar Sharif. Révélation en exclu: j'étais amoureuse de lui quand j'étais petite. J'ai toujours eu un côté gérontophile semble t-il).

    Et là, je fais du grand Glorifine. Je passe à l'office de tourisme (1e photo) pour demander mon chemin sans demander les horaires, parce que la fermeture, je le sais, je l'ai lu sur le site, c'est à 19H. J'arrive donc à 17H15 et me dirige, insouciante et guillerette, vers le guichet. Le staff sécu en train de s'esclaffer dans l'entrée, la femme de ménage en action et la caissière qui range ses prospectus ne me mettent pas la puce à l'oreille. Je demande donc le précieux sésame avec mon plus beau sourire. Ce à quoi la caissière me répond que le musée ferme à 18H, la caisse à 17H et le jardin, lui, à 19H, et qu'elle ne peut donc accéder à ma demande. Désespoir je suis. Je souhaite une bonne soirée à la caissière, parce qu'elle ne participe en rien dans le fait que je sois une sinistre quiche, et je vais gambader dans le parc, histoire de ne pas avoir fait le déplacement pour rien.

    Je ne regrette pas. Le parc est très agréable, un ruisseau coule paisiblement et quelques sculptures se laissent admirer (attention, jusqu'à 19H).

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    Between fiction and facts, Richard Deacon

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    La Croix du Sud, Alexander Calder

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    Jardin les pieds dans l'eau

    Après ce rendez-vous manqué avec le LAM (I'll be back!), j'ai fait 10 fois le tour de La Madeleine en cherchant la demeure de ma copine D. J'ai demandé ma route à 4 personnes, 2 femmes m'ont dit qu'elles ne savaient pas, 2 hommes m'ont indiqué un mauvais chemin. Sérieusement les gars, pourquoi faites-vous ça? Quel est cet étrange blocage intello-émotionnel qui vous empêche de dire que vous êtes navrés, mais vous ne connaissez pas le chemin? Ça me laisse perplexe.

    Du coup j'appelle D. qui m'explique à deux reprises (je me reperds le 1er coup) et me dit que je suis un boulet (elle a raison). Facteur aggravant, je me laisse aisément distraire par les magnifiques  détails art déco des façades du quartier. Heureusement que je n'habite pas ici, je passerais ma vie le nez en l'air.

    Après une excellente soirée avec D., les jours filent, les paysages et les visages aimés défilent, pas vus depuis des mois voire des années, et ces heures passées ensemble qui, à peine commencées, se terminent!

    Je vois mes Bailleulois bien installés dans leur nouveau home sweet home, leur gang de chats, Louloute qui me prête une paire de tongs pour éviter l'amputation de mes pieds, et qui m'explique comment il faut poinçonner les nouveaux billets de TER "Nan pas à gauche de la machine, à gauche de la fente!" (boulet j'ai dit).

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     Les billets de train adaptés à Glorifine

    Je vois la famille St G. et ma Caro qui arbore un petit bidon de 3 mois, elle m'a fait la surprise cette petite cachotière! On se rappelle le lycée en général et ce matin en particulier où elle m'a attendue 1H15 (m'étais pas réveillée), on rit.

    Je vois les (H)Ermites du 62! Ils sont venus me chercher en famille à la gare de Bourbourg (no joke inside, cette ville existe vraiment), je découvre la petite dernière et je vois comme le ptit mec a grandi. Il a du mal avec mon prénom et m'appelle Guido, comme dans Cars.

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     Va pour Guido!

    Je dis ok, mais si t'es pas sage, Guido mettra sa grosse moustache et ça fera vraiment très peur! Pendant que sa mère admire le bavoir "Plus belle la vie" que j'ai miraculeusement déniché pour bébé, il me parle des différents requins vivants, figurines en plastique à l'appui. 3 ans, j'hallucine d'avoir devant moi la réincarnation de Jacques-Yves Cousteau. Son père interrompt le cours de mes  réflexions sur le karma en débouchant une bouteille pleine de bulles, la vie est belle.

    Dernier jour dans le Nord, déjà. Après une douche où l'amateur de requins a surpris Guido à oilpé pour cause de porte de salle de bains qui ne ferme pas (pôv gosse), direction Dunkerque! C'est parti pour un déjeuner entre gonzesses, deux heures de blablatages dans tous les sens carrément jouissives! Là encore, tempus fugit  comme dirait l'autre.

    Il est déjà temps de reprendre le train vers l'Ouest. Ce train, je le rate évidemment, sans même  le faire exprès. Je le vois partir devant mon nez, j'arrive à en réserver un autre 1H30 plus tard, je paie 30€ de plus (30 € la minute de retard, c'est pas donné!) et je maudis cette partie de moi-même qui est fâchée avec la ponctualité.

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    Ça a toujours été comme ça. Pour clore cet édifiant billet, laisse-moi ami lecteur, te raconter cette fois où j'ai bien failli rater mon bac de français.

    L'histoire se passe à Dunkerque il y a quelques années (2 ou 3 tout au plus... Bon d'accord, rajoute un 1 devant si tu veux!), je suis en 1eL et suis en stress parce que demain je passe mon épreuve de français. J'ai préparé mon sac, mes vêtements, j'ai choisi ma coiffure et mon maquillage pour n'avoir l'air ni d'un zombie ni d'une voiture volée, j'ai vérifié 24 362 fois mon réveil et la présence de ma convocation dans mon sac.

    Le jour se lève, j'avale mon petit-déj de championne, embrasse ma mère qui me souhaite de la matière fécale et en avant la musique! J'arrive au lycée, 30 mn d'avance, soulagée, j'attends. Dix minutes se passent, puis quinze puis vingt. Je trouve étrange de n'avoir vu personne de ma classe. Je vais aux renseignements auprès d'une donzelle fréquentant l'établissement qui m'annonce qu'elle n'est pas au courant que mon lycée passe ses exams dans le sien. Le doute m'habite (pardon) et je me dis que, quand même, je n'ai pas pu me planter là-dessus. Tremblante, je sors ma convocation en fermant les yeux, je les rouvre et là... consternation, je l'ai fait! Je me suis plantée de lycée! Rhaaa, non c'est pas possible d'être aussi demeurée!! Je cours, je chope le bon bus, j'exprime ma détresse au chauffeur d'une voix tremblante, je m'assois au bord de la crise de nerfs et je m'imagine déjà rentrer à la maison et expliquer à mes parents pourquoi je devrais repasser le français l'an prochain (pour cause de débilité profonde).

    Ce jour là ami lecteur, je suis tombée sur un ange en la personne du chauffeur, ou d'un père de famille ayant un lardon du même acabit que moi (vu la difficulté au quotidien, ça mérite aussi une auréole!). Non seulement il a roulé à tombeau ouvert sur 2 kilomètres, mais il m'a aussi déposée juste devant le lycée de l'Europe en me souhaitant bonne chance! J'ai pu rentrer in extremis et ma dissertation sur l'ombre et la lumière dans l'Electre Giralducienne (je suis un boulet à mémoire phénoménale) m'a valu un 17. Cet homme a ma gratitude éternelle.

    Tu vois, j'ai l'impression parfois d'avoir une zone sinistrée dans mon cerveau qui affecterait la temporalité, d'où les oublis, la procrastination, les retards... Une espèce de quartier mal famé, une zone de non droit où le sang se dit "Y a pas moyen que je passe par là, ça craint trop, y a pas la lumière, je risque de tomber sur un caillot ou un truc chelou". Il faut vraiment que je fasse un gros travail sur moi pour améliorer ça... Même si par ricochet, j'aurais moins de trucs absurdes à raconter!

    Et puis ne dramatisons pas, il y a des choses pour lesquelles mon cerveau n'est pas déficient. La musique par exemple. J'entends une chanson une fois, je m'en souviens. Là vois-tu, j'ai fait découvrir les vidéos hilarantes de Yohann Lavéant à ma Laure, du coup ça fait 4 jours que je fredonne ça:

    A ton tour de chanter maintenant ami lecteur! Bonne semaine et à bientôt!