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littérature anglo-saxonne - Page 2

  • "Waterloo Necropolis" de Mary Hooper

    Éditeur: Les Grandes Personnes

    Date de parution: 1er Septembre 2011

    Nombre de pages: 320

     

    RésuméLondres, 1861. Grace Parkes, presque 16 ans, vient d'accoucher d'un enfant mort-né. Afin de lui donner une sépulture décente, la jeune fille embarque à bord de l 'express funéraire Necropolis, en direction du cimetière de Brockwood.

     

    Elle fera là-bas une rencontre décisive en la personne de Mr et Mrs Unwin, propriétaires d'une des plus grandes entreprises de pompes funèbres de la capitale, qui lui proposent de l'employer comme pleureuse d'enterrement. D'abord réticente, Grace se verra bientôt contrainte d'accepter leur offre, après qu'elle et sa sœur Rose, qui survivent à peine en vendant du cresson, soient expulsées de leur pension...

     

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    "Waterloo Necropolis" narre les mésaventures de deux jeunes orphelines de bonne famille qui luttent pour leur survie, ayant pour seule attache et seule force l'amour qui les lie. On vit l'histoire à travers le récit de Grace, la sœur intelligente et courageuse qui prend soin de son aînée simple d'esprit, Lily. Ces deux jeunes filles font face à des personnages peu recommandables déterminés à leur nuire de toutes les manières possibles. Des êtres purs face à des diables d'hommes dans l'Angleterre du 19e siècle: la parenté avec Dickens est évidente, l'auteur lui rend d'ailleurs hommage de manière subtile au fil des pages.

     

    L'intrigue, si elle est très bien menée, reste assez prévisible et c'est surtout pour son ambiance que j'ai aimé le livre. Le travail de documentation de Mary Hooper est remarquable: l'épidémie de choléra, le décès du Prince Albert, la fascination pour la mort et les rites funéraires, l'incroyable train mortuaire et le cimetière de Brookwood, la détresse des pauvres, les asiles et les entrepôts dortoirs... Tout y est dépeint avec une telle précision littéraire qu'on s'y projette sans peine.

     

    "Waterloo Necropolis" est un très bon roman jeunesse, plutôt à destination des lycéens car certains passages sont assez durs, et qui saura aussi séduire les adultes.

     

    En complément, si le sujet du train funéraire t'intéresse, voilà deux liens en anglais traitant du sujet:

     

    La page Wikipedia

    Un article de Paul Slade pour Forteantimes (The World of strange phenomena)

  • "Le treizième conte" de Diane Setterfield

    Catégories : Livres

    Editeur: Plon

    Collection: Feux croisés

    Date de parution: 18 décembre 2006

    Nombre de pages: 389

     

    RésuméVida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventée plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à la biographe Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida. Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité. Dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné Du Maurier, ce roman mystérieux et envoûtant est à la fois un conte gothique où il est question de maisons hantées et de sœurs jumelles au destin funeste, et une ode à la magie des livres.

     

    fantômes, jumeaux, château, folie, secrets, biographie, gothique

    Ça faisait un bon moment que "Le treizième conte" était dans la liste de mes envies, j'ai par conséquent fini par succomber à ce résumé mystérieux et à la masse de critiques positives entendues sur ce livre.

     

    Je n'ai pas été déçue. 

     

    Cette oeuvre m'a fait penser à des références telles que "Rebecca" de Daphne du Maurier, "La chute de la maison Usher" d'Edgar Poe ou encore à "Jane Eyre" de Charlotte Brontë, auquel Diane Setterfield fait souvent allusion dans son récit. Sacrées comparaisons n'est-ce pas?

     

    Il faut dire que l'auteur met en scène tous les codes du genre: château à l'abandon, campagne anglaise, bibliothèques monumentales, secrets de famille, passions interdites, fratries fusionnelles... 

     

    L'intrigue est merveilleusement ficelée, réservant quelques surprises, et Diane Setterfield est une femme qui sait écrire: le texte est très bien construit et le style est soutenu sans être précieux. Ça mérite d'autant plus d'être souligné qu'il s'agit là de son premier roman. "Le treizième conte" est donc une réussite en tout point.

     

    Si l'on veut vraiment lui trouver un défaut, je dirais que le thème de la gémellité est un peu trop présent à mon goût et verse parfois dans le pathos (pour le personnage de Margaret uniquement).

     

    En résumé, "Le treizième conte" est une perle du genre gothique à ne pas manquer si vous êtes friands des références précitées.

     

  • "Le chat qui mangeait de la laine" de Lilian Jackson Braun

     

    Editeur: 10 (Collection Grands Détectives)

    Date de parution: 21 Octobre 2010

    Nombre de pages: 221

     

     

    RésuméQuand on est reporter culinaire, il faut s'attendre à tout, comme être nommé responsable du supplément Décoration du Daily Fluxion ! Introduit dans le milieu raffiné des décorateurs d'intérieur, Jim Qwilleran déniche la maison idéale pour la une de son magazine : celle d'un excentrique collectionneur de jades. Mais le lendemain de la parution, les pierres ont disparu et la femme du propriétaire est décédée. Pour ne rien arranger, le deuxième numéro fait scandale. Suspectant un complot, Jim ne tarde pas à découvrir que même les plus jolis vernis s'écaillent... et que la nouvelle et curieuse lubie de son siamois Koko va le mener tout droit à la solution du crime.

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    J'ai découvert la série "Le chat qui..." de Lilian Jackson Braun il y a une dizaine d'années et je ne m'en lasse pas (je les lis dans le désordre mais ça n'empêche pas leur bonne compréhension).

     

    Jim Qwilleran, Qwill pour les intimes, se retrouve toujours embarqué dans des enquêtes criminelles pour lesquelles son chat siamois Koko -qui aurait des pouvoirs psychiques- lui apporte une aide déterminante. Ce tome (le deuxième de la série) ne déroge pas à la règle, mêlant toujours suspense, humour et considérations félines; on y apprend aussi comment Yom Yom, la "fiancée" de Koko, est adoptée par Qwill.

     

    Cette série de livres se caractérise par une narration simple mais efficace, des personnages pittoresques, la valorisation d'un certain art de vivre (c'est de plus en plus vrai au fil des romans), en particulier de la gastronomie, et enfin par cette description pleine d'amour des chats et de leurs comportements. 

     

    Ce tome, bien qu'il ne soit pas mon préféré à ce jour (C'est "Le chat qui voyait rouge" pour son ambiance que n'aurait pas reniée Agatha Christie), est un véritable plaisir de lecture, que je conseille pour égayer un peu ces journées d'hiver maussades.