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  • Le ver d'oreille

    Bonjour ami lecteur!

    J'espère que tu es en forme depuis mon dernier billet. De mon côté, je cicatrise bien de mes blessures. Je voulais revenir en te faisant un billet portant sur une série de bouquins sympathiques, agrémenté d'un peu de vécu familial, et aussi te communiquer une recette qui enchante mes papilles... Mais ce sera pour les prochains jours.

    Parce que là vois-tu, j'ai le cerveau complètement parasité.

    Connais-tu les vers d'oreilles ami lecteur? Non? Alors voici pour toi la jolie définition de Wikipédia:

    "Le ver d'oreille, en allemand Ohrwurm, en anglais earworm ou musical itch (démangeaison musicale) est une métaphore désignant familièrement, pour les locuteurs de ces langues, un thème musical, une mélodie ou une suite de notes dont le souvenir est mentalement persistant, répétitif et difficile à réprimer. Ce phénomène est susceptible de toucher 97 à 99% de la population, les femmes et les musiciens étant les plus concernés.

    Le phénomène fait l’objet de recherches en imagerie cérébrale aux États-Unis. Les vers d'oreille les plus fréquents sont dus aux chansons Can't Get You Out of My Head de Kylie Minogue, You're Beautiful de James Blunt, YMCA des Village People ou encore au thème musical de Mission impossible"

    Je suis absolument persuadée que tu as déjà expérimenté le phénomène (sinon, regarde les pourcentages ci-dessus et sois fier, tu es un spécimen rare!).

    Personnellement, mon cerveau malade fait collection de vers d'oreille, j'en ai un au moins une fois par semaine, un air obsédant que je me retrouve à fredonner partout, tout le temps, inconsciemment, et avec lequel j'arrive souvent à contaminer les autres. Bref, j'ai quasiment tout le temps une chanson dans la tête (à défaut d'avoir des idées...) et c'est une "qualité" à double tranchant.

    En effet, ça peut être merveilleux quand je suis bercée par un air que j'aime (exemples types: la b.o de "L'Amant", "Somewhere beyond the Sea" par Bobby Darin, ou encore "Rhubarb" d'Aphex Twin), comme ça peut être un supplice quand il s'agit d'une chanson qui m'insupporte. L'exemple récurrent est "Waterloo" d'ABBA, ne demande pas pourquoi, je n'en sais rien. Après, il peut aussi s'agir d'un air neutre mais rigolo à propager comme "The love boat" (là ton entourage te maudit), ou un bon vieux standard des 80's genre "Voyage, Voyage" ou "Lady in red".

    Mon ver familier, celui qui revient régulièrement depuis l'enfance et avec lequel je peux me trimballer toute une journée, c'est le générique des "Brigades du Tigre". Je sais ce que tu penses ami lecteur, tu te dis que je suis une sale vieille menteuse et que je suis née en 1951 plutôt qu'en 81. Et pourtant non, j'ai des réfèrences un peu old school des fois, voilà tout. Et pour les plus jeunes d'entre vous qui ne connaîtraient pas la série, voilà de quoi réparer cette cruelle lacune:

    Côté historique de parasites auditifs, j'ai fait fort ces derniers temps: la BO de "Chat noir, Chat blanc", "L'amour en héritage" de Nana Mouskouri (ouais, carrément), "Le chercheur d'or" d'Arthur H. (ça c'était très bien en fait, mais ça m'a poursuivi des heures au boulot), et là... Mais là... Je ne comprends même pas comment ça a pu arriver!

    Et ça dure depuis hier: au secours, j'ai besoin d'aide!

    J'en viens à envisager d'aller faire un tour au Copacabana ou au Captain Banana histoire de me mettre autre chose dans la tête...

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    PS: Tu finis cet article avec un air dans la tête? Bienvenue au club: mouahaha! N'hésite pas à partager cette mélodie qui te démange en commentaire, ça me fera plaisir!

  • Matisyahu: la foi comme moteur

    Bonjour ami lecteur!

    Aujourd'hui, je vais te causer de musique, ça va changer un peu! Si tu es allé te balader sur la chaîne YouTube associée au blog, tu as pu constater que j'aimais des choses très diverses (non, je ne suis pas schyzophrène), et tu es peut-être tombé sur Matisyahu... Et tu t'es demandé qui c'était ce mec barbu avec sa kippa qui chantait du reggae?

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    Rien d'étonnant à cela, cet homme n'est malheureusement pas très connu chez nous. En revanche, de l'autre côté de l'Atlantique, Matisyahu se taille une part du gâteau du Top 100 à chaque sortie d'album! Je l'ai découvert il y a quelques années via ma soeur Norberte, qui elle-même l'avait découvert par un collègue, qui lui le connaissait de ... Heu je n'en sais rien en fait, la chaîne infernale s'arrête là.

    Comme j'aime énormément la musique de ce garçon, de plus en plus au fil des albums (phénomène rare chez moi), j'avais envie de te le faire découvrir à mon tour! (Si tu le connaissais déjà, tu as droit à mon estime éternelle)

    Une petite bio?

    Matisyahu, c'est son vrai prénom, a vu le jour en 79 en Pennsylvanie. Il est passionné de musique dès son plus jeune âge, mais l'est nettement moins par l'école qu'il quitte tôt. Il bourlingue un peu et se reconnecte avec sa foi, le judaïsme hassidique. Il sort un premier album en 2004 et connaît le succès grâce à cette chanson:

    A ce jour, il a sorti 4 albums et 2 lives.

    Le style?

    C'est du reggae pur souche avec une bonne pointe de dub, même si on sent des influences musicales très variées, en particulier dans son dernier album "Light". Matisyahu a un timbre de voix identifiable dès les premières secondes; et s'il chantait avec "un accent jamaïcain" à ses débuts, il a aujourd'hui libéré sa voix, il explique d'ailleurs avoir pris des cours de chant à cet effet. Certains de ses fans sont un peu déçus par ce changement, je le trouve au contraire vraiment positif.

    Le contenu des chansons?

    La foi est au centre de la vie de Matisyahu et ça se reflète clairement dans ses textes. Quelques chansons comportent des références précises aux textes religieux et à l'identité juive (je pense notamment à "7 beggars" et à "Jerusalem"), mais ce contenu n'est pas constitutif de son oeuvre. L'artiste parle de l'amour, de la tolérance, du pardon, de l'injustice... Bref, de la vie! Même s'il est un pratiquant strict, ses chansons parlent à tout le monde. Revenant sur son dernier album, il dira ces mots à un journaliste:

    "Certaines personnes disent que je n'écris plus de chansons juives. Ils ne réalisent pas que mes chansons parlent du monde, elles parlent de tout. "

    Et il a raison. Quand j'écoute Matisyahu, je ne pense pas "C'est le juif le plus cool du monde" (cf. certains commentaires navrants qu'on peut lire sur YouTube, ou comment résumer une personne à sa seule foi), et le fait de ne pas être juive moi-même ne m'empêche pas d'apprécier la dimension spirituelle de ses textes. 

    J'aime Matisyahu pour son rythme, sa voix chaleureuse, ses textes à la fois accessibles à tous et spirituellement riches, son audace à se renouveler quitte à prendre des risques... J'aime aussi le fait qu'il échange avec ses fans Facebook comme s'ils étaient de vieux amis, en toute simplicité; le fait qu'il ait l'air d'être un papa gâteau (il a posté une vidéo où ce sont ses mômes qui lui soufflent les lieux et dates de sa tournée parce que lui a l'air bien claqué, j'adore), le fait que ce soit un biker... En gros, ce gars me fait une fort bonne impression.

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    Sérieusement, t'as pas envie toi d'aller lui claquer la bise (quitte à manger un peu de barbe) et de lui payer un verre (en tout bien tout honneur, ça va sans dire), avant d'aller refaire le monde autour d'un repas vegan (il l'est -> comment augmenter un peu plus son capital sympathie)?

    Bref, tu l'auras compris, je ne suis pas prête d'arrêter d'écouter les CD de Matisyahu (importés des US car il est ardu de mettre la main dessus en France) et je commence petit à petit à convertir Angélas (le reggae n'est pas trop sa tasse de thé, mais il y viendra).

    Enfin, comme une bonne présentation ne saurait se faire sans morceaux choisis, je te joins ci-dessous quelques-unes de mes chansons préférées.

    Bonne écoute et à bientôt ami lecteur!

    Jerusalem

    One day

    Silence