Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Glorifine Loquace - Page 2

  • L'inimitable Jeeves... et l'inénarrable Bertram Wooster

    Catégories : Livres

    Bonjour ami lecteur!

    Aujourd'hui, nous allons parler littérature anglo-saxonne. Si tu me suis depuis quelques temps (hourra à toi!), tu as sans doute compris que j'aimais l'Angleterre, Chapeau Melon & Bottes de Cuir, les récits humoristiques, ainsi que les belles tournures de phrases (entendons-nous bien, je ne parle pas de moi là). Soit, mais quel rapport entre tout ça? - me demanderas-tu. Et bien j'ai découvert une série de livres qui rassemble tous ces élèments, à savoir les aventures de Jeeves. Enfin plus vraisemblablement les mésaventures de son maître, Bertram Wooster.

    51TeHaMZIpL._SL500_AA300_.jpg

    Je comprends aujourd'hui que les web-cookies ne sont pas toujours un fléaut envoyé par Big Brother, et qu'ils peuvent parfois rendre de fiers services; car c'est sur le site d'une célèbre librairie en ligne que j'ai découvert cette série de livres signée P.G. Wodehouse grâce à la personnalisation des ouvrages proposés.

    Petit couac à signaler avant de passer au contenu, j'ai commencé par le tome 2 de la compilation, mais ça n'empêche pas la bonne compréhension des différentes histoires.

    Quatrième de couverture:

    Cette andouille de Bertie Wooster s'est à nouveau fourré dans un guêpier inextricable. Il n'a qu'un seul recours: Jeeves, son génial et flégmatique majordome. On trouvera dans ce deuxième tome des péripéties de ce couple singulier la quintessence de l'humour anglais, comique de langage et de situation, réparties irrésistibles et personnages aussi hauts en couleur que les cravates de Bertie, qui font le désespoir de Jeeves.

    Mon humble avis:

    J'ai passé un moment délicieux en compagnie de ce livre et je l'ai quitté à regret, en me disant qu'il fallait que je mette la main rapidement sur le premier tome de la compilation.

    Côté contenu, les intrigues des "Jeeves" sont toutes simples, on peut même aisément deviner le déroulement de l'histoire (bien que Bertram, lui, voit assez rarement les choses venir), on est dans de la pure comédie d'intrigue.

    Mais ce qui fait le charme de ces courts romans, c'est la galerie de personnages hauts en couleur (j'ai un faible pour Tante Dahlia, cette "chère vieille chose") et la merveilleuse plume de Wodehouse.

    L'auteur brosse un portrait parfois peu flatteur de la bonne société anglaise de l'entre deux-guerres, mais toujours avec une certaine tendresse. Bertie et ses amis du club des Bourdons sont des oisifs notoires, qui s'engagent puis rompent leurs fiançailles à une allure déconcertante, ont souvent peur de leurs aînés, et qui comptent sur le valet de leur bon copain pour les sortir des situations délicates... Néanmoins, ce sont de grands enfants attachants, toujours prêts à aider leur prochain, bien que parfois fort maladroitement. 

    Côté style donc, c'est un vrai régal. L'auteur est un virtuose des procédés comiques. Ses "Jeeves" sont un joyeux patchwork de comiques de caractères, de situation (voir l'extrait 2 plus bas dans lequel Bertie voit son ami Boko annoncer fièrement à l'oncle Percy qu'il a arrêté un voleur dans le cagibi de ce dernier, alors qu'il s'agit en fait de son rendez-vous d'affaires secret) et bien sûr de mots avec des formules réjouissantes dont je sens que certaines intégreront mon langage courant. Non content de ça, Wodehouse fait ses personnages s'exprimer dans un anglais châtié auquel vient se greffer de temps à autre quelques expressions d'argot inattendues et toujours désopilantes. Ça aurait pu être lourd, c'est brillant. 

    Mon seul regret? Avoir attendu mon âge canonique pour découvrir cette merveille.

    Morceaux choisis:

    • "Bonjour, Jeeves"
    "Je méditais encore sur le mode sombre et pessimiste quand mes réflexions furent interrompues. Un drame humain se déroulait sur la route devant moi.
    L'ombre du soir tombait rapidement maintenant, mais la visibilité était encore assez bonne pour que j'aperçusse, remontant la route à bicyclette, un grand et solide gendarme, au visage de pleine lune. Et l'on pouvait voir qu'il était en paix avec le monde. Que sa tâche quotidienne fût ou non accomplie, il était de toute évidence au repos et toute son attitude était celle d'un gendarme sur qui rien ne pèse, que son casque.
    Quand je vous dirai qu'il pédalait avec ses deux mains dans ses poches, vous pourrez mesurer à quelle extrêmité sa gaieté insouciante l'avait mené.
    Et là où le drame commençait, c'est dans le fait que, de toute évidence, il n'avait pas encore remarqué qu'il était poursuivi - à l'allure silencieuse, rapide, avide, de cette race d'animal - par un beau terrier écossais. Il était là, pédalant paisiblement, respirant l'air embaumé du soir, et là était ce terrier, toutes moustaches dehors, le poursuivant dans une chasse à mort. Comme Jeeves le fit remarquer plus tard, quand je lui décrivis la scène, la situation ressemblait au moment culminant d'une tragédie grecque, quand le héros va son chemin, confiant et assuré, sans soupçonner que la Némésis est sur ses talons.
    Le gendarme, donc, pédalait les mains dans les poches, et sans ce détail le désastre n'eût peut-être pas été aussi complet. J'ai moi-même pratiqué un peu ce sport dans ma jeunesse - je crois avoir déjà mentionné que j'avais remporté un prix dans une course de village - et je puis témoigner que, lorsque vous conduisez les mains dans les poches, vous devez nécessairement avoir l'esprit tranquille et une complète liberté de mouvements. Le moindre soupçon de terrier venant inopinément en contact avec votre cheville et vous faites une brusque embardée. Et, comme chacun sait, si les mains ne sont pas fermement posées sur le guidon, une brusque embardée entraîne un vol plané.
    Et c'est ce qui se passa. Le gendarme décrivit un des plus beaux vols planés qu'il m'ait été donné de voir au cours de ma carrière. Un instant auparavant, il était parmi nous, tout joyeux et sans souci. Un instant plus tard, il gisait dans le fossé, dans un fouillis de bras, de jambes et de roues, pendant que le terrier, penché sur le bord du fossé, le considérait avec cette expression offensante de suffisance vertueuse que j'ai souvent remarquée sur la face des terriers d'Ecosse dans leurs démêlés avec l'humanité."
     
    • Jeeves, au secours!
    "Je doute que dans tout le Hampshire vous ayez pu trouver cette nuit-là un type plus satisfait de lui. Il avait, bien ancrée dans sa cervelle, l'idée qu'il était le héros populaire admiré de tous, réalisant mal que la lecture préférée d'Oncle Percy aurait été celle de son nom sur une pierre tombale. Plutôt triste toute cette histoire."
    • Jeeves dans la coulisse
    - Roberta: "Suppose qu'un matin ta tante Dahlia lise dans le journal que tu vas être fusillé à l'aube."
    - Bertram: "Impossible. Je ne suis jamais levé à ces heures-là."
    - R: "Mais suppose qu'elle lise ça. Elle en serait bigrement remuée, tu ne crois pas?"
    - B: "Extrêmement remuée, est-on même en droit de penser, car je lui suis très cher. Certes, je ne dis pas qu'il n'y ait pas des moments où ses façons à mon égard ne sont pas empreintes d'une certaine brusquerie. Dans ma petite enfance, elle m'a plus d'une fois flanqué quelques bonnes tartes sur le coin de l'oreille, et, depuis que j'ai atteint un âge un peu plus mûr, elle m'a souvent prié de m'attacher une brique autour du cou et de me jeter dans la mare du jardin potager."
    • Pas de pitié pour les neveux

    "Si vous veniez me dire: "Wooster! Juste une seconde de votre temps si précieux... C'est pour un pari. Dites-moi ce que vous estimez préférable: vous faire exposer les entrailles au soleil des propres mains d'un individu, ou bien vous faire fouetter avec un stick de chasse jusqu'à ce que vous soyez raide sur le tapis?", il me serait difficile de choisir une réponse. Ce sont deux choses, n'est-ce pas, que l'on souhaite plutôt voir arriver aux autres! Toutefois, après réflexion, je pense que je voterais en faveur de la deuxième formule - à condition que le type d'en face officiât dans une petite pièce étroite, car il ne serait pas long, dans ce cas, à s'apercevoir du caractère éprouvant de son entreprise...

    Or, La P'tite Niche possédait un minuscule salon dont les dimensions freinaient l'ampleur des mouvements, si bien que l'action de Cook s'en trouva limitée à une série de petits coups chopés qu'une personne dotée de ma vivacité n'avait aucune peine à éviter. 

    Je les évitai donc, sans grande dépense d'énergie musculaire, mais j'abuserais mon public si j'affirmais que la démonstration me procura un plaisir extrême. On souffre toujours un peu dans son amour-propre, il faut bien le dire, de se voir forcé à gambader comme l'agneau printanier pour obéir aux injonctions d'une espèce de vieux gnome à demi loufoque et qui refuse d'entendre raison! Or, dans l'état où il se trouvait, il était clair que le Père Cook n'aurait pas reconnu le vrai visage de la raison, lui eût-il été présenté sur son assiette personnelle avec du cresson dans les narines..."

    Double bonheur!

    Jeeves.jpg

    Jeeves étant très populaire chez nos voisins anglais, il a déjà fait l'objet de trois adaptations télévisées, dont la dernière date des années 90. Les "héros" sont incarnés par, excusez du peu, Stephen Fry et Hugh Laurie. Quand j'ai vu ça, j'ai fait un joli petit bond de joie sur ma chaise! Souviens-toi ami lecteur, en te parlant ici de mes goûts TV, je te disais à quel point j'aimais Black Adder, dont ces deux messieurs étaient des acteurs réccurents (depuis Hugh Laurie a un petit rôle de médecin dans une vague série américaine). C'est donc un vrai cadeau bonus, puisque tu peux regarder les épisodes sur YouTube! Petit bémol pour les non-anglophones, la série étant inédite chez nous, elle est en V.O. non sous-titrée. J'ai regardé le premier, savoureux, mais je vais attendre d'avoir lu ma première partie de la compilation avant de tout visionner... Enfin si je résiste.

    Sur ce, je déclare le nolle prosequi (expression appréciée de Jeeves) et te souhaite une bonne soirée ami lecteur!

  • Philippe Jaenada dans ma tête

    Catégories : Livres

    Bonjour ami lecteur!

    T'est-il déjà arrivé d'avoir l'impression de lire une de tes pensées non exprimées dans l'écrit d'un autre? Sûrement. Et une de tes angoisses elle aussi non verbalisée? Peut-être moins.

    C'est ce que j'ai expérimenté hier soir en parcourant "Le chameau sauvage" de Philippe Jaenada, ouvrage fort sympathique prêté par ma soeur Norberte. Je me trouvais déjà quelques points communs avec l'anti-héros Halvard Sanz (ses théories existentielles valent le détour, en particulier celle de l'ascenceur) jusqu'à la lecture de cette page qui me colle à la fois un petit vertige et un gros bourdon...

    " NE REFLECHISSEZ PAS TROP, C'EST DECEVANT

    Pour définitivement m'en convaincre, j'ai pris l'exemple que j'avais sous la main: Caracas. Je l'aimais tant, cette créature, que toujours je pensais à sa mort. Avec effroi. Donc je l'ai regardée, ce matin là - elle était allongée sur la couette rouge sang et faisait la moue, sans doute à cause de ma tête de cadavre -, et je me suis imaginé vingt ans plus tard, avec un autre chat (que je me suis représenté mentalement, pour la commodité de l'expérience: un gros matou noir, c'était le plus simple). Je me vois avec ce chat dans un autre appartement, je suis allongé sur un tapis, je joue avec lui, et soudain, l'image de Caracas me revient en mémoire, Caracas vingt ans plus tôt. Je me souviens de ce temps lointain où je m'étais réveillé un matin avec une gueule de bois de tous les diables, elle était couchée sur le lit et me regardait avec les yeux de Jésus Christ, je l'aimais tellement, ce chat, c'était une partie de moi, et aujourd'hui elle s'est noyée dans le passé, elle n'existe plus, elle est restée dans le temps et je l'ai remplacée par un gros matou noir que j'aime aussi. Je l'ai laissée derrière moi, elle n'est plus là pour partager mon existence, elle ne "sait" pas que le gosse vient d'avoir son bac et que Pollux est partie apprendre à conduire sur le parking du Carrefour de Saint-Ouen, elle ne sait pas que Gourmet vient de sortir une nouvelle terrine de zèbre. Ça lui aurait sans doute fait plaisir, pourtant, que j'aie retrouvé Pollux.

    Je ressentais si bien ce que je ressentirais vingt ans plus tard que je me suis mis à pleurer. Je la regardais, elle était à deux mètres de moi, et je pleurais sa disparition. Toutes les conditions paraissaient réunies pour une bonne expérience: sa présence sur le lit n'avait rien de particulièrement sensationnel, ni de beau ni d'émouvant, et pourtant je savais que je me broierais le coeur à regretter ces instants. C'était une occasion inespérée: je pouvais, pour ainsi dire, remonter le temps. Laisser momentanément le gros matou noir et revenir auprès de Caracas. (...)

    Il fallait que je profite à fond les ballons du plaisir d'être avec elle. Eh bien j'ai eu beau me le dire et me le répéter, me concentrer de toutes mes forces pour me rendre compte de ma chance, apprécier cet instant en profondeur: rien à faire. C'était une réflexion, aussi éloignée d'un sentiment qu'une recette l'est d'un plat. Je restais en surface, dans mon cerveau, incapable de descendre vers le noyau de mes émotions pour diffuser de là le plaisir dans tout mon corps. J'étais content d'avoir Caracas sous les yeux, bien sûr, mais je ne le réalisais pas, je ne m'imprégnais pas de sa présence. La seule émotion que je parvenais à ressentir réellement, c'était de la tristesse en pensant au jour où je serais dans cet autre appartement, sur le tapis avec le gros matou noir, ce jour où elle ne serait plus là, elle."

    Voilà donc ce passage qui m'a un peu serré la gorge et qui me fait dire qu'ici l'auteur parle à travers son personnage, car pour décrire aussi bien ce sentiment, il faut l'avoir éprouvé. Alors évidemment on peut faire de la psychologie de comptoir et interpréter ce type de réflexion comme une peur de la mort (c'est évident), de la séparation, du vieillissement, du changement... Et ceux qui ne comprennent pas cette mélancolie pré-deuil pourraient l'envisager comme un masochisme mêlé d'anthropomorphisme.

    Bien sûr, je ne place pas mes chats au même degré d'attachement que les membres de ma famille ou mes amis, mais il n'empêche que je les aime intensément. En tant que "maîtresse", je me sens le devoir absolu de leur apporter nourriture, confort et affection. Je suis à deux doigts d'acheter un système de vidéo-surveillance quand on les laisse quelques jours tant j'ai peur qu'il leur arrive quelque chose (ce qui ne servirait à rien, soyons sérieux: que ferais-je à des centaines de kilomètres de là?). Mon coeur s'arrête de battre quand le véto me dit que l'un a une respiration forte et l'autre un mini kyste près de la colonne vertébrale, même si le bon docteur m'assure par trois (cent) fois qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Le son délicat de mon chat qui vomit la nuit me réveille instantanément et je me lève de suite pour aller nettoyer dans la joie et l'allégresse (et la gueule dans le cul) et surtout pour vérifier qu'il va bien... Bref, mes chats sont mes bébés et j'assume pleinement ce qui doit être qualifié d'hyper-attachement délirant par ceux qui ne voient pas l'intérêt des animaux de compagnie.

    J'ai donc parfois un de ces accès de mélancolie qui me font choper mes chats à pleins bras en leur faisant jurer silencieusement de vivre jusqu'à au moins vingt ans. Ce qui en général me vaut un regard or ou émeraude (selon la bête câlinée de force) mystérieux que je veux croire d'entente tacite.

    C&M.jpgCar quand ces deux là ne seront plus à mes côtés, la vie continuera, j'aimerai d'autres chats, mais je ne serai plus tout à fait la même.

  • Le calendrier de l'Avent écolo-écono

    Il faut que je te confesse quelque chose ami lecteur: Angélas et moi sommes de grands enfants. En tant que tels, il y a une chose que je ne manque jamais d'acheter pour l'homme début décembre: le calendrier de l'Avent.

    Jusqu'ici, j'optais pour le célèbre calendrier K. qui plaît toujours. Mais l'an passé, Angélas me faisait remarquer que les chocolats étaient de plus en plus petits, ce à quoi je lui répondais que l'évolution du prix du calendrier était inversement proportionnelle à la taille des chocolats.

    Forte de ces observations, je me suis dit que je pouvais en fabriquer un moi-même et mettre ce que je voulais dedans. Ça ne devait pas être très compliqué et cerise sur le gâteau, ce calendrier là serait nettement plus écologique!

    Pour ce faire, j'ai rassemblé mon petit matériel:

    - un grand morceau de carton

    - 9 rouleaux de papier toilette

    - des vieilles cartes de voeux (des prospectus de Noël, ça marche aussi)

    - ciseaux et cutter

    - crayon de bois

    - colle (cyano de préférence)

    - peinture (j'avais des restes de peinture acrylique qui ont très bien rendu, mais la gouache doit fonctionner aussi)

    Puis je me suis mise au boulot:

    1) Dessiner puis découper la forme d'un sapin sur le carton

    2) Peindre le sapin et les rouleaux de papier toilette puis laisser sécher

    3) Couper les rouleaux en trois tronçons égaux, les disposer sur l'arbre puis les coller et laisser sécher

    calendrier avent 1.JPGOn obtient ça

    4) Couper des ronds d'un diamètre légèrement supérieur à celui des rouleaux de papier toilette dans les vieilles cartes de voeux et les numéroter de 1 à 25

    5) Répartir les chocolats dans les "cases"

    calendrier avent 2.JPGMiam

    6) Fermer en collant le rond de carte sur le rouleau. Ajouter de la décoration selon l'envie et les goûts puis accrocher le calendrier: et voilà!

    calendrier avent 3.JPGIl est chouette hein?

    Bon, évidemment, il y a eu un petit faux pas. Dans la série "je suis une quiche", je peignais en cachette les rouleaux pendant qu'Angélas était occupé sur "Assassin's Creed". Et puis il a fait une pause pour venir me voir (il n'entendait plus un son, c'était suspect). Du coup j'ai caché les rouleaux peints en vitesse, il n'en restait plus qu'un tout nu sur le bureau... Qu'il a bien sûr vu.

    Angélas: C'est pour faire quoi ton rouleau de PQ sur le bureau?

    Glorifine: T'occupe, c'est mon casse-croûte. (Non, il n'y a rien de plus brillant qui me soit venu dans l'instant)

    Fatalement, j'ai oublié ce foutu rouleau qui est resté en plan sur le bureau. Ça n'est pas grave, j'ai d'autres projets pour lui grâce à Etsy.

    Du coup, en cours de montage, j'ai dû ruser. Les pièces en chocolat étant trop grosses pour rentrer dans les rouleaux, je leur ai collé des disques numérotés directement sur la face, un petit pâté de blu-tack dans le dos et hop sur le sapin (n° 24 & 23 entre autres, on les voit bien)!

    Après, j'ai manqué de place sur le sapin... Alors j'ai fait des petits paquets cadeaux de chocolats que j'ai également blu-tackés au pied de l'arbre (vise le papier Hello Kitty trop kawaii!).

    Enfin, j'ai rajouté une petite étoile en feutrine au sommet de mon chef d'oeuvre, et le tour était joué. Angélas était content, même un petit peu ému dis donc -> mission accomplie!