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Glorifine Loquace - Page 5

  • Les clefs de la vièle

    Il faut que tu saches ami lecteur qu'il y a quelque chose qui manque cruellement dans ma vie, qui provoque une frustration profonde, un sentiment d'incomplétude, une véritable "part manquante" pour reprendre la belle expression de Christian Bobin: c'est de ne pas savoir jouer d'un instrument de musique. Évidemment comme tout le monde, j'ai expérimenté le xylophone, les maracas ou les pianicas étant enfant...

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    Avec ça, je frise la virtuosité! (NB: J'ai offert un pianica à la réincarnation de J.Y. Cousteau, au grand bonheur de ses parents)

    ... Puis j'ai soufflé sans enthousiasme dans une flûte à bec étant ado...

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    ... Mais je n'ai jamais pris le chemin de l'école de musique. Il faut bien avouer que je suis un peu dilettante sur les bords, j'ai perpétuellement envie de faire des tas de choses. J'en réalise certaines, en commence d'autres puis les laisse en plan, et en relaie quelques-unes à plus tard. Celles-là sont des envies trop sérieuses et durables dans le temps pour les réaliser à l'arrachée. Il en va donc ainsi de mon apprentissage de la musique, je m'y mettrais mais pas tout de suite...

    En attendant, j'essaie de me cultiver tout de même un minimum musicalement. Dans cette optique, j'ai découvert il y a quelques temps la nyckelharpa, et comme ça me plaît grandement, je voulais partager ça avec toi ami lecteur!

     

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    Voilà la bête

    Comme son nom le suggère, la nyckelharpa est née en Scandinavie, en Suède pour être précis. Comme son look le laisse imaginer, c'est un instrument médiéval. Nyckelharpa signifie vièle à clefs, mais on pourrait dire vulgairement qu'il s'agit d'un violon avec clavier. Bon d'accord, c'est tout de même plus subtil que ça, et si ça t'intéresse, tu peux en apprendre plus ici et .

    Une petite démonstration?

    Très beau sur de la musique classique...

     

    Très sympa sur de la musique celtique...

     

    Ça marche même avec du rock! (Je préfère d'ailleurs cette version à l'originale)

    Cette dernière utilisation ne va pas sans me rappeler ces sympathiques finlandais:

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    Le métalleux doit avoir le cheveu long ou du poil au menton (les deux si possible), sinon y a un gros manque de crédibilité

    Si tu ne les connais pas, ces gars là font une utilisation peu classique de leurs violoncelles. Tiens d'ailleurs, on va conclure en fanfare avec leur adaptation de "Nothing else matters" de Metallica.

    Apocalyptica - Nothing else matters

    Bonne écoute et bonne semaine ami lecteur!

     

     

  • Remballez-moi ces inceptions matricielles que je ne saurais voir!

    Catégories : Films

    Me voilà de retour ami lecteur avec un billet sur le piratage de mes deux animes de prédilection, j'ai nommé "Ghost in the Shell" et "Paprika" (merci à ma Laure pour ton vote!), par des réalisateurs américains pas si foutrement novateurs qu'il y paraissait...

    Mon but n'est pas de fustiger des réalisateurs inspirés par d'autres films car toute création est inspirée par d'autres (à moins, tel Tarzan, d'avoir grandi dans la jungle et d'être vierge de toute référence culturelle). Simplement, parfois le film inspiré rencontre un grand succès public tout en n'égalant pas la source d'inspiration et sans même lui apporter d'idées originales, et ça, ça n'est pas juste!.

    Allez zou, ça va latter du film ricain, c'est parti!

    Ghost in the Shell versus Matrix

    Bon cette histoire là est plus ou moins de notoriété publique, les frères Wachowski - euh pardon, le frère et la soeur W. maintenant - admettent eux-mêmes que "Ghost in the Shell" de Mamoru Oshii (1995) a grandement inspiré leur trilogie Matrix (1999). Tu m'étonnes!

    Synopsis de GITS: Dans un Japon futuriste régi par l'Internet, le major Motoko Kusunagi, une femme cyborg ultra-perfectionnée, est hantée par des interrogations ontologiques. Elle appartient, malgré elle, à une cyber-police musclée dotée de moyens quasi-illimités pour lutter contre le crime informatique.

    Le jour où sa section retrouve la trace du 'Puppet Master', un hacker mystérieux et légendaire dont l'identité reste totalement inconnue, la jeune femme se met en tête de pénétrer le corps de celui-ci et d'en analyser le ghost (élément indéfinissable de la conscience, apparenté à l'âme) dans l'espoir d'y trouver les réponses à ses propres questions existentielles...

    Ça te rappelle quelque chose ami lecteur? C'est normal. D'ailleurs je te joins une petite bande-annonce (en japonais désolée, mais en français & anglais, je ne trouvais que des MV pourries), où tu constateras que les W² sont allés jusqu'à repiquer l'idée de la célèbre pluie digitale symbolisant le cyberespace!

    En ce qui concerne Matrix, je ne suis pas si pisse-vinaigre que ça, j'ai aimé le film quand je l'ai vu en salle, et je continue de penser que c'est un bon film. Mais je ne parle que du premier opus car j'avais trouvé le 2 complètement creux et long à mourir et je n'ai même pas vu le 3 (Angélas, qui me connaît bien, m'a indiqué que le dénouement m'aurait fait hurler. Je le crois sur parole.). Qui plus est, je n'avais pas encore vu GITS, que je n'ai découvert que quelques mois plus tard grâce à Angélas qui m'avait fortement conseillé de le regarder lors de son passage à la télé (en 3e partie de soirée et sur Arte je crois bien). Je trouvais alors Matrix vraiment très novateur tant sur le fonds que sur la forme. Si les cascades de Matrix ont bel et bien dépoussiéré le cinéma d'action hollywoodien, le fonds ne soutient pas la comparaison avec sa source d'inspiration nippone.

    Concrètement, Matrix est une illustration de l'allégorie de la caverne platonicienne. L'humanité est tenue en esclavage sans s'en rendre compte car illusionnée par la Matrice. L'homme est amené à se battre pour acquérir la connaissance du monde réel. Bon je te la fais grosso merdo ami lecteur hein, parce que Platon et moi, on est pas très potes depuis le lycée (peut-être à cause de sa profonde misogynie? Je serais plutôt disciple d'Epicure et, plus contemporain, de Michel Onfray).

    Certes, causer philosophie dans un film estampillé action est déjà une belle performance en soi, mais on reste scotché à une idée sur 3 films - soit 6H45 (et d'après ce qu'on m'en a dit, la réponse laisse franchement à désirer): c'est un peu lourd non?

    Ghost in the Shell traite de la notion d'humanité dans son ensemble. Par quoi se définit l'humanité? Quelle différence y a t'il entre un robot intelligent et conscient de sa propre existence et un homme (Descartes aurait probablement aimé cette question)? L'intelligence artificielle constitue t-elle une étape de notre évolution (et hop, un petit coup de parabole du bateau de Thésée -> l'identité à travers le temps)? Comment dissocier le corps de l'esprit? Est-ce même possible? Toutes ces interrogations métaphysiques, et d'autres encore, sont abordées en ... 82 minutes!

    Ajoute à ça une animation magnifique, riche en symboles, et une bande originale ensorcelante, et on obtient un chef d'oeuvre, sans même avoir recours à un jeu d'acteur subtil (quoique Keanu Reeves... Merci à mon petit frère pour le lien)!

    Ceci dit, les Wachowski ne sont pas les seuls à s'être inspirés de GITS, je te renvoie ami lecteur à ce très bon article du Guardian. J'apprécie la conclusion du journaliste Steve Rose indiquant que contrairement aux nombreux autres films traitant de l'intelligence artificielle, l'héroïne ne court pas après une humanité "perdue", mais après une identité en phase avec son époque elle-même en pleine mutation. Je partage aussi son idée de parabole bouddhiste car la thématique de l'éveil est bien présente dans le film à travers la renaissance de Motoko.

    Pour conclure, j'avais apprécié Matrix mais GITS a été une vraie révélation dans mon univers cinématographique. Jusqu'à son visionnage, je pensais que les mangas étaient destinés aux enfants, j'assimilais le genre tout entier à Dragon Ball, Ken le Survivant et les Chevaliers du Zodiaque... En somme, j'étais une affreuse petite hérétique, mais j'ai fait amende honorable et me suis cultivée depuis! Il y a des mangas (support écrit) et des animes (support audiovisuel) pour tous les âges et les goûts, et certains ont un contenu intellectuel complexe comme Ghost In The Shell, mais aussi comme Paprika.

     Paprika versus Inception

    Ici, on est en cheminement inverse de GITS, j'ai vu l'anime avant de voir le film. Je suis restée bouche bée devant Paprika et me suis ennuyée devant Inception, en dépit de tout le bien qu'on m'en avait dit (mais ça, ça m'arrive souvent, quand beaucoup de personnes me disent du bien d'un film, je dois placer la barre trop haut, je suis quasi-systématiquement déçue -> pisse-vinaigre t'ai-je dit!).

    Là-aussi, Christopher Nolan confesse avoir été inspiré par "Paprika" de Satoshi Kon dans la réalisation d'"Inception".

    Synopsis de Paprika: Dans le futur, un nouveau traitement psychothérapeutique nommé PT a été inventé. Grâce à une machine, le DC Mini, il est possible de rentrer dans les rêves des patients, et de les enregistrer afin de sonder les tréfonds de la pensée et de l'inconscient.

    Alors que le processus est toujours dans sa phase de test, l'un des prototypes du DC Mini est volé, créant un vent de panique au sein des scientifiques ayant développé cette petite révolution. Dans de mauvaises mains, une telle invention pourrait effectivement avoir des résultats dévastateurs.
    Le Dr. Atsuko Chiba, collègue de l'inventeur du DC Mini, le Dr. Tokita, décide, sous l'apparence de sa délurée alter-ego Paprika, de s'aventurer dans le monde des rêves pour découvrir qui s'est emparé du DC Mini et pour quelle raison. Elle découvre que l'assistant du Dr. Tokita, Himuro, a disparu...

    C'est familier aussi? Comme pour le précédent, je te joins une bande-annonce, en anglais cette fois, que tu puisses te faire une petite idée si tu n'as pas vu cette merveille.

    J'aime beaucoup la critique de la journaliste du NY Times: "(Paprika est la) Preuve que les réalisateurs de films d'animation japonais décrochent la lune quand la plupart de leurs homologues américains restent empétrés dans le bac à sable".

    La différence majeure entre Paprika et Inception est que l'utilisation des rêves dans Paprika se fait à des fins thérapeutiques alors qu'on parle de banditisme (cambriolage) dans Inception. Cette seule différence rendait déjà Paprika plus intéressant et plus crédible dès le départ à mon sens.

    Je ne dirais pas qu'"Inception" est un mauvais film mais je lui trouve de nombreuses faiblesses, parmi lesquelles: un scénario trop alambiqué, une romance bien trop présente par rapport à son réel intérêt dans le déroulement de l'histoire, une vision du rêve qui s'apparente plus à de la suggestion qu'à un vrai rêve (personnellement mes rêves n'ont jamais de construction cohérente, et je ne dois pas être la seule d'après ce qu'en dit ce vieux Sigmund), une durée de film beaucoup - mais alors beaucoup - trop longue! Bref, sans avoir détesté, j'ai trouvé que le film n'était pas à la hauteur de ses ambitions. J'ai eu l'impression que Nolan cherchait plus à embrouiller son public avec ses niveaux de rêve qu'à apporter une vraie réflexion sur les mécanismes du subconscient (mais je n'ai rien contre le réalisateur, j'avais beaucoup aimé son "Dark Knight").

    Je ne te ferais pas de topo sur mon interprétation personnelle du film mais il y a un bon résumé des différentes interprétations possibles ici. Oui j'ai la flemme sur ce coup là, mille pardons.

    Je ne suis visiblement pas la seule que cette surenchère de complexité ait fait sourire, ça a inspiré les gars de Southpark et Mozinor qui nous a fait un craquage Baboulinet un peu lourdingue mais quand même bien fun (dédicace à mes (H)ermites)!

    F&F 14 avec Dwayne "The Rock" Johnson -> oh yeah!

    Et enfin des petits détournements photos sympas:

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    Bon bref, j'arrête de te parler d'Inception, parce que je préfère te faire la promotion de Paprika et te dire un mot de son réalisateur, Satoshi Kon.

    L'anime Paprika, basé sur le livre de Yasutaka Tsutsui, est un vrai bijou. Dans cette enquête pour trouver le voleur du DC Mini, Satoshi Kon nous fait voyager d'une dimension à une autre, les rêves prenant de d'ampleur sur le réel. Le monde onirique de Paprika est fascinant, tout devient possible: devenir l'acteur de scènes de films, se fondre dans un tableau, se transformer en fée, croiser une parade composée de centaines de créatures du folklore japonais (daruma, maneki neko, poupées kokeshi et j'en passe...)! Ce jeu en apparence ludique avec le subconscient est pourtant très dangereux, et les protagonistes devront affronter leurs peurs et être sincères envers leurs propres désirs inavoués pour s'en sortir. En résumé, Paprika offre une imagerie merveilleuse, un contenu intellectuel stimulant et là aussi une bande son magnifique signée par le prolifique Susumu Hirasawa (qui a aussi composé, entre autres, le thème de Bersek).

    C'est un film qui me touche d'autant plus qu'il constitue le testament de Satoshi Kon, qui nous a quitté le 24 août 2010 à l'âge de 46 ans. J'ai toujours aimé son travail depuis son premier film "Perfect Blue" (je nous revois aller louer la K7 au vidéo-club avec Angélas, ça date), il avait une vision unique, très originale et parfaitement en phase avec son époque; c'est une grande perte pour le cinéma d'animation.  Il a laissé une lettre d'adieu rendue publique par sa femme que tu peux lire . Je l'ai lue et elle m'a bien remué les tripes. Satoshi Kon explique l'annonce de son cancer inguérissable, le refus puis la résignation, la distanciation avec le corps, l'inquiétude de laisser son épouse seule, le voeu de ne pas annoncer sa mort prochaine pour laisser une image de lui "vivante" et ne pas voir la peine sur le visage de ses proches, les paroles de sa mère "Je suis désolée de ne pas t'avoir fait naître dans ce monde avec un corps plus fort"... Autant de choses si simples et si sincères qui nous touchent tous. Nos considérations et peurs fondamentales sont les mêmes, peu importe notre couleur de peau, notre nationalité, nos croyances, qu'on soit au pied ou au sommet de l'échelle sociale.

    Après cet hommage à Kon Sama, c'en est fini pour aujourd'hui de notre comparatif Japon - U.S., le Pays du Soleil Levant a mis un bon gros taquet à l'Oncle Sam, et j'espère t'avoir donné envie de voir GITS et Paprika si ça n'est pas déjà fait!

    Ah oui j'oubliais, ces deux-là sont mes chouchous personnels, mais Angélas lui, son anime fétiche est Akira... Et devine quoi ami lecteur? Les ricains sont en train d'en préparer une adaptation! On en parle ici et on murmure le nom de ce bellâtre de Robert Pattinson pour incarner Tetsuo. J'en connais un qui va brailler!

    Sur ce, je te souhaite une bonne nuitée et te dis à bientôt!

     

  • Le grand ménage: des papiers à Mr Propre

    Récemment ami lecteur, j'ai pris une grande résolution: j'ai décidé de mettre de l'ordre dans les papiers d'Angélas. Pour être plus exacte, j'ai craqué. J'ai cédé devant l'empilement sur un coin du plan de travail de la cuisine de lettres non ouvertes, et aussi après m'être copieusement coincée les doigts dans les dossiers suspendus ultra bondés en cherchant un malheureux papier. Ne vois pas en moi une conjointe servile et encore moi une névrosée de la paperasse! Simplement, après avoir à plusieurs reprises demandé à l'homme de bien vouloir classer son bousin (ou de le brûler, d'en faire des confettis, de le recycler en papier toilettes, les alternatives sont nombreuses) et qu'il m'ait invariablement répondu "Oui-oui, je vais m'en occuper", sans que cette phrase soit jamais suivie d'effet remarquable, j'en suis venue à me dire que j'aurais plus vite fait de le faire moi-même.

    Tu me diras que j'aurais pu sévir en élevant la voix, en proférant des menaces ou en infligeant des châtiments corporels. Certes, mais je n'ai jamais été une apôtre de la discipline par la violence. Je ne crois pas que brusquer les gens, physiquement ou verbalement, soit bien efficace (en tous cas, ça n'a jamais marché sur moi), et ça ne renvoie pas non plus une image de soi très flatteuse (bonjour la mégère).

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     Quoiqu'une bonne fessée...

    Je me suis donc armée de mon courage, de sacs poubelles, de pochettes - étiquettes - feutres multicolores (faudra pas venir se plaindre) et de mon fidèle casque de spéléologie pour combattre les archives à l'état sauvage. Pfiou, ça m'a pris un temps considérable, il y a eu de la sueur, des râles, du sang (la fameuse coupure de papier), et même... des insectes! Si je te jure, Angélas gardait des papiers tellement antédiluviens que deux larves de stegobium avaient élu l'endroit comme nursery...

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    Stegobium adulte, mignon n'est-ce pas?

    (Tu noteras au passage que je me suis foulée en recherches entomologiques)

    Bref, c'est maintenant une affaire réglée, je suis satisfaite. J'en suis cependant arrivée à deux constats:

    1) Il y a un Gomez Addams qui sommeille en Angélas. Il ne s'intéresse qu'aux dossiers en souffrance: de la carte grise aux ordonnances médicales, l'immédiateté n'est pas un concept qui le séduit.

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    Angélas dit à Glorifine que "Par Belzebuth, Cara Mia, il serait totalement inconvenant d'ouvrir la déclaration d'impôts avant sa date limite d'expédition!"

    (R.I.P. Raul Julia, merveilleux acteur)

     2) L'homme en couple est bien souvent un mauvais élève en matière d'économie domestique (attention je ne généralise pas, il y a des hommes qui bossent autant à la maison que leur conjointe, parfois même plus, mais ils sont loin d'être majoritaires).

    Quelques exemples personnels:

    - L'homme met ses vêtements au-dessus du panier à linge, et pas dedans. Un seul geste sépare le désordre de l'ordre, par quoi est-il empêché? Personne ne le sait.

    - L'homme constate que le pot de Nutella est vide et te demande, d'une voix à demi éteinte, les yeux agrandis par le désarroi: "T'as pas racheté de Nutella?!?" (sous-entendu "Comment as-tu pu me faire un truc pareil?"). Pourtant tu le lui as déjà expliqué, toi tu manges du Nutella une fois le trimestre et lui quotidiennement, il y a donc 97,6% de chances pour que ce soit lui qui tombe sur le pot vidé (fait mathématiquement avéré). Qui plus est, tu as acheté un joli tableau aimanté sur le frigo pour qu'il puisse te signaler ses besoins et désirs quand tu vas faire les courses...

    - L'homme est un jour pris d'une fièvre ménagère et veut repasser ses vêtements (phénomène rarement observé mais pourtant bien réel). A ton retour, il t'annonce que ton fer à repasser, c'est de la grosse daube, ça ne repasse rien du tout. Là tu cogites, parce que toi tu es tout à fait satisfaite des services du-dit fer à vapeur, et tu poses cette question fatidique: "As-tu pensé à mettre de l'eau dans le réservoir?". Un silence honteux tient lieu d'unique réponse.

    Ainsi, j'ai parfois l'impression que l'homme se plaît à faire répéter la femme qui partage sa vie, et qu'il sabote éventuellement certaines tâches ménagères pour éviter d'avoir à les refaire, tout en faisant montre de bonne volonté (pas idiot!). Ça me donne une idée de livre d'ailleurs.

    "La tactique de l'usure. Ou comment l'homme moderne arrive toujours à ses fins au sein du ménage" par Glorifine Loquace, aux éditions Joel Cobadi (les spécialistes ès sciences humaines auront capté l'anagramme), dans la collection "Comprendre son couple".

    Mais je ne me plains pas car Angélas rachète ces petites lacunes (qui me font sourire le plus souvent) par mille autres choses.

    Je vais te donner quelques exemples aussi, par souci d'équité d'abord, mais aussi parce que si mon cher et tendre lit ces lignes, il risque de rire jaune.

     Donc, ces petites choses qui font que je n'échangerais point Angélas contre M.Propre:

    - Tu es séparée géographiquement de l'homme pour quelques mois. Quand tu le rejoins pour un weekend, il arrive plus tard à cause du boulot. Pour te faire patienter, il t'a laissé un petit mot, t'a fait un DVD de vidéos diverses sympas, t'as acheté tes chips au vinaigre préférées ♥

    - La journée a été longue et stressante. L'homme vient te chercher et te demande, l'air de rien, de prendre les enveloppes à poster sur la route dans la boîte à gants. T'exécutant, tu tombes sur 2 places pour Miossec (l'homme t'accompagne au concert alors que lui n'aime pas trop -> ça te fait encore plus plaisir que la place elle-même!) ♥♥

    - Quand parfois il t'arrive de douter de tes capacités, l'homme a une foi inébranlable en toi, et sait t'en communiquer un petit peu, pile de quoi te requinquer! ♥♥♥

     Alors qu'en dis-tu, le + ne l'emporte t-il pas largement sur le - ?

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    Désolée Mr Propre

    C'est tout pour aujourd'hui, après ce duel au sommet, bonne nuit ami lecteur!