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Glorifine Loquace - Page 6

  • "Les lames du Cardinal" de Pierre Pevel

    Catégories : Livres

    Je ne sais pas trop ce qui m'arrive depuis le début de l'année, je ne lis quasiment que du fantastique. Je crois que c'est un épisode de boulimie inconnu jusqu'à ce jour, étant en général plutôt éclectique dans mes lectures. Comme tu l'auras remarqué, je n'arrive pas à beaucoup blogger ces temps-ci (accaparée que je suis par les préparatifs du mariage) donc je te le dis là, ici et maintenant -> les grands coups de coeur SF de 2013 sont:

    1 - "Le quadrille des assassins" d'Hervé Jubert: Merci à Syl pour le conseil lecture!

    2 - "Faërie" de Raymon E.Feist: Merci à Acr0 pour le conseil lecture!

    ♥ Oui, vive les partenaires de Challenge ♥

    Et, last bur not least, "Les lames du Cardinal" de Pierre Pevel. Pas de remerciement pour celui-ci, si ce n'est à l'illustrateur/trice dont je n'ai pas le nom à l'instant (pour cause de prêt du livre à Norberte) mais qui a fait du beau boulot! 

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    De quoi ça parle?

    En 1633, Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Mais des dragons se dissimulent parmi les humains et complotent pour conquérir le pouvoir. La Cour d'Espagne est déjà tombée dans leurs griffes. Richelieu reçoit en secret un bretteur exceptionnel, le capitaine La Fargue. Il souhaite reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis : les Lames du Cardinal.

    J'aime beaucoup les romans de cape et d'épée et j'étais curieuse de voir ce que pouvait donner le mélange des genres proposé par Pierre Pevel. Après tout, des dragons et des mousquetaires, c'est nettement moins courant que des dragons et des chevaliers de la Table Ronde.

    J'ai beaucoup aimé le résultat! Le livre raconte principalement la réunion d'une ligue de mousquetaires-espions quelques années après leur séparation dans des circonstances douloureuses. La troupe se regroupe au fil des pages, assemblée de personnages droits dans leurs bottes, guerriers d'élite, unis par un esprit d'équipe en acier trempé et un vrai sens de la raison d'Etat quand plus d'un aurait envoyé paître Richelieu...

    Je remercie Pierre Pevel d'avoir crée le personnage d'Agnès, femme libre et courageuse, très éloignée de la damoiselle en détresse. Une Milady à sa façon mais du côté des gentils cette fois, ce qui répare un peu mon chagrin adolescent à la lecture de la fin tragique de Lady de Winter.

    Pour en venir aux dragons, ils sont déclinés en variation pyramidale: la noblesse = les dragons ancestraux, les serviteurs/animaux de compagnie de la noblesse = les dragonnets, les gueux dégénérés = les dracs. On trouve aussi des créatures hybrides telles que Saint-Lucq et une maladie mortelle que les hommes contractent mystérieusement au contact des dragons: la rance, un sympathique mélange de peste noire et de lèpre.

    Toutefois, la fantasy est loin d'être omniprésente dans ce roman et fait la part belle à l'esprit de chevalerie et aux complots obscurs. On est bien dans du réalisme magique très bien maîtrisé.

    J'ai juste eu une petite frayeur arrivée aux trois quarts du livre quand je me suis dit que les Lames étaient à peine reformées. J'ai craint que le premier tome de cette trilogie ne soit qu'une introduction qui se termine en queue de poisson. Mais que nenni! L'auteur déroule une trame très efficace et la dernière partie du livre est un véritable feu d'artifices et clôt un premier tome qui pourrait en fin de compte se suffir à lui-même. Ce qui ne m'empêchera pas de lire avidement les deux autres tomes!

    A noter que le succès grandissant de l'oeuvre a conduit à une adaptation en jeu de rôle, pour en savoir plus c'est par ici et par là!

    Bon weekend et à bientôt ami lecteur!

  • "Sans âme" de Gail Carriger

    Catégories : Livres

    Cela fait deux Halloween que je lis les avis, généralement enthousiastes, de mes copinautes de challenge. Deux ans que je résiste à la série de Gail Carriger...

    D'un côté, j'étais apatée par l'époque victorienne à la sauce  fantastique avec nos éternels (et légèrement surreprésentés ces temps-ci) amis loups-garous et vampires.

    D'un autre côté, j'étais rebutée par cette même combinaison qui est devenue à peu près aussi rare en littérature fantastique qu'une réflexion bien sentie sur le terroir français dans la bouche de Jean-Pierre Pernaut...

    Bref. Ce qui devait arriver arriva: j'ai fini par venir moi aussi à "Sans âme", le premier tome de la série "Le protectorat de l'ombrelle". Me voilà donc aujourd'hui, ami lecteur, te livrant ce qui est peut-être le 354 872e avis sur les aventures d'Alexia Tarabotti.

     

    Résumé:

    Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté ! 
    Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. 
    Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

     

    sans âme.jpg

     

    Ne nous leurrons pas, ce livre est un petit plaisir coupable, façon macaron à la myrtille (j'en salive rien que d'y penser). C'est léger, c'est drôle, les relations entre Alexia et Lord Maccon sont pimentées à souhait. Comme le macaron précedemment cité, ça laisse une agréable saveur sucrée en mémoire... Mais ça n'est pour autant pas très consistant.

    Car il ne se passe pas grand chose en vérité dans "Sans Âme". L'enquête d'Alexia sert plutôt de toile de fond à son personnage: son caractère impétueux, ses toilettes apprêtées, sa famille aussi délicate et pleine de tact que celle d'Elizabeth Bennet, son ami vampire et dandy, et enfin ses relations pour le moins ébouriffantes avec Lord Maccon, loup-garou Alpha de son état.

    Au crédit de l'auteur, la trouvaille de l'état de sans âme est intéressante bien qu'elle gagnerait, à mon humble avis, à être étoffée. On comprend juste qu'Alexia est une paranaturelle, ce qui ne la différencie pas outre mesure des autres êtres humains si l'on excepte le fait, relativement appréciable, qu'elle peut annuler les pouvoirs d'une créature surnaturelle par simple contact corporel. 

    Néanmoins, je n'ai pas boudé mon plaisir. j'ai dévoré ce livre en deux jours et j'ai souvent souri aux boutades de Gail Carriger.

    Morceau choisi:

    "Toute la bonne société londonienne considérait l'Ecosse comme un endroit barbare. Là-bas, les meutes faisaient peu de cas des raffinements des gens diurnes. Les loups-garous des Highlands avaient la réputation de faire des choses atroces et totalement injustifiées, comme porter des vestes d'intérieur à la table du dîner."

    En conclusion, si "Sans Âme" ne t'apportera pas de brûlants sujets de réflexion, il n'en reste pas moins une lecture très divertissante dont je découvrirais volontiers la suite.

     

    Bonne soirée et à bientôt ami lecteur!

     

  • 14 ans d'amour

    D'accord, la Saint Valentin est une fête commerciale. Cependant, en ce qui me concerne, tout est bon pour passer un moment privilégié avec mon amoureux comme je te le disais l'an passé. Pour cette occasion particulière, j'ai décidé de te parler de ma relation avec Angélas (c'est la deuxième fois après ce billet qui a toujours un succès fou dans les stats sans que j'en comprenne bien la raison). Attention, c'est longuet mais il y a de la grosse news à l'intérieur.

    J'ai rencontré Angélas quand j'avais dix-sept ans, lui en avait dix-neuf. Ce ne fut pas le coup de foudre entre nous. La première fois que je l'ai rencontré, c'était lors d'un repas de classe printanier. J'avais déjà allégrement dépassé le stade du "chuis pompette" cher à Florence Foresti, je me suis dit qu'il était joli garçon et qu'il avait l'air sympathique sans qu'il ait pour autant durablement impacté ma mémoire. En gros, je n'ai pas violement poussé les copines en hurlant "Rhaa, pas touche les morues, il est à mwaa!!" (ce qui, rassure-toi ami lecteur, ressemble assez peu à mon comportement habituel). J'ai appris à le connaître et à l'apprécier jusqu'à cette nuit de septembre où il a profité d'un moment d'ébriété (j'étais jeune et insouciante avec un foie de compétition, ne me juge pas s'il te plaît) pour tenter une approche autant frontale que labiale. Bien lui en a pris d'ailleurs car jusqu'à cette seconde précise, je ne l'avais jamais envisagé en tant qu'Homme. Je suis niaise parfois, sache-le.

    Depuis cette soirée en 1998 donc, nous ne nous sommes plus quittés. Pour moi, pas de meetic, pas de mec inconnu le matin dans mon lit d'étudiante, pas d'idylle secrète entre collègues... Certains y verront un manque, d'autres un idéal. Personnellement, je n'y vois ni l'un ni l'autre, ça n'est que mon histoire et  jusqu'ici, elle me plait.

    Alors soyons clairs, tout n'a pas toujours été rose bonbon entre nous. On a même connu des périodes borderline pendant lesquelles on ne savait plus comment se parler, comment faire comprendre qu'on était malheureux à l'instant T sans mortifier l'autre, comment concilier les envies personnelles avec les contraintes de la vie  de couple... A un certain point, la séparation définitive a même été envisagée.


    Interlude musical avec cette chanson de Miossec, certes cynique, mais assez réaliste. En amour il faut échanger, c'est vital. Tout n'est pas pour autant bon à dire, en particulier les pensées conçues sous l'effet de la colère.

    Pourtant.

    Pourtant nous n'avons jamais franchi ce cap, il y avait toujours quelque chose pour nous raccrocher à l'autre. Ca n'est pas la force de l'habitude ni la peur d'être seul, mais bien ce sentiment très net que se séparer équivaudrait à rompre un lien puissant et unique dans cette vie. Je crois que le fait que nous nous soyons rencontrés très tôt n'y est pas étranger. Nous avons partagé des milliers de choses: les études, les soirées avec les potes, la recherche du premier boulot, les petites galères du quotidien, les rêves de voyages, la projection dans l'avenir, les moments en famille, tout du stress des premiers rendez-vous à la quiétude d'un "vieux" couple aujourd'hui.

    Je constate  par ailleurs que mes amies ayant recontré l'âme soeur à l'adolescence sont elles aussi toujours aussi éprises de leur homme (et inversement évidemment): Caro, Laëtitia, Virginie, Sandra, une pensée pour vous les filles!

    Pour autant, nous ne vivons pas une routine dans laquelle on ne prêterait plus qu'une vague attention à l'autre. Après 14 ans, je m'endors toujours dans les bras d'Angélas, on se dit toujours je t'aime plusieurs fois dans la journée sans que ça ait perdu du sens, on s'inquiète toujours quand l'autre est en retard, on sait exactement le genre de personne qui peut potentiellement plaire à l'autre sans éprouver de jalousie maladive (ça s'appelle la confiance, c'est un chouette concept qui marche aussi en famille, en amitié et même au boulot!), on fait souvent passer le plaisir de l'autre avant le sien propre.

    Forts de ce constat, nous devisions il y a quelques mois sur le canapé quand cette phrase a filtré à travers mes lèvres: "P***n, en septembre 2013 ça fera quinze ans qu'on est ensemble, il serait ptêt temps d'arrêter de vivre dans le péché (rire étouffé) et d'officialiser la chose non?". Et là, Angélas m'a répondu, de manière encore plus déconcertante: "Vendu, je t'épouse ma grosse tanche!".

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    La grosse tanche originelle

    Cherche pas, on est des dézingueurs de romantisme, le côté fleur bleue nous fait gerber.

    Voilà donc que je te l'annonce officiellement en ce jour de Saint Valentin: Angélas et Glorifine se marient cet été dans un bled au fin fond de la Bigoudénie!

    Il faut d'ailleurs que je m'active un peu au niveau des préparatifs parce qu'en dehors de la mairie, de la salle et du traiteur, je n'ai absolument rien fait. Et je commence à comprendre que j'ai un peu beaucoup sousestimé le taf (mode panique inside). Bon restons calmes, j'ai toujours mes chaussures, ce qui constitue un énorme soulagement vu qu'elles sont tellements belles, exhubérantes et pas discrètes pour un sou que je pourrais tout à fait aller en slip à la mairie!

    Attention, dévoilage de chaussures de mariée, mille mercis à Irregular Choice d'avoir imaginé ces merveilles:

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    T'as vu la flèche de Cupidon dans le talon?

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    De temps à autre j'ouvre la boîte pour les admirer, ça me colle encore des palpitations!

    Oui j'ai choisi mes chaussures de mariée avant tout le reste. Si tu ne me connais pas dans la vraie vie, ça peut te paraître incongru. Si tu me connais, ça ne te surprend absolument pas.

    L'annonce du mariage à ses proches est toujours drôle et émouvante. Quelques réactions:

    - Ma soeur Norberte a été la première mise au courant par téléphone, parce que c'était le jour de son anniversaire, et aussi parce que je ne sais rien lui cacher. Un grand "Ouuaaais!" m'a faire perdre quelques db d'audition.

    - Mes parents sont heureux, mon père révise son répertoire de chansons et ma mère me demande si je compte arborer une "merguez" le jour J. Ce à quoi je réponds que merguez et meringue sont toutes deux proscrites.

    - J'ai voulu faire deviner la nouvelle à ma grand-mère à l'aide d'un indice:

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    L'indice en question

    Mami:"Je ne sais pas. Tu es enceinte?" / Moi: "Non Mami, regarde bien l'indice" / Mami: "Non, vraiment ma petite-fille, je ne vois pas". Après que j'ai passé le doigt plusieurs fois sous le titre du magazine, un sourire ravi est venu illuminer son visage.

    - Ma bonne amie Laure: "Tu sais, y a plein de couples qui vivent des années ensemble avant de se marier. Et puis une fois la bague au doigt, rien ne va plus et pof, ils divorcent dans l'année!". Je connais Laure depuis encore plus longtemps qu'Angélas et sa façon de manifester qu'elle est heureuse pour toi en mettant son émotion à distance avec l'humour me touche toujours.

    Comme dit précedemment, ce ne sont que quelques réactions mais toutes m'ont touchées, que ce soit celles de ma famille, de ma belle-famille, de nos amis. Je regrette d'ailleurs de ne pas avoir eu le temps de le dire de vive voix à certaines personnes chères à mon coeur, j'espère qu'elles sauront me pardonner. Outre l'émotion, c'était également difficile d'annoncer que nous allions nous marier en petit comité. Ce sera une fête familiale où nous ne serons que trente. Rien de triste là-dedans, c'est un choix parfaitement réfléchi et mûri. Nous sommes heureux d'aller aux "grands" mariages de nos proches mais nous ne nous imaginions pas au coeur d'un tel événement. Ca ne nous correspond tout simplement pas, nous préférons une petite fête conviviale (qui devrait quand même s'étaler sur une semaine...) plutôt qu'un gros marathon avec deux-cents convives. Mais cette vision des choses n'engage que nous, chacun choisit la cérémonie qui lui ressemble!

    Bref, je clotûre le chapitre "publication des bans" pour aujourd'hui, bien qu'il n'est pas exclu que je te reparle de mes préparatifs de temps à autre, histoire d'épancher mes angoisses.

    Pour conclure, je tiens juste à ajouter que, bien qu'heureuse en amour, je n'ai jamais cru au mythe de l'androgyne. A mon sens, être en couple n'est pas un fondement capital au bonheur et à une existence réussie. On peut vivre très heureux seul et être très malheureux en couple. De même que si je vais épouser Angélas, je ne fusionne pas pour autant pas avec lui. Nous sommes toujours deux personnes distinctes, avec des idées communes et des divergences d'opinion, des affinités non partagées, des envies individuelles. En couple ou pas, ne nous laissons pas submerger par cette idéologie platonicienne, reprise opportunément par les grands monothéismes (Michel Onfray, sors de ce corps).  

    Quoiqu'il en soit, je souhaite une heureuse Saint Valentin à mes amis lecteurs amoureux et une belle journée à mes autres amis lecteurs! Un petit conseil lecture pour ces derniers afin de résister avec humour à cette journée: "En finir avec le couple" par Les Invincibles, c'est un petit guide très drôle.

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    On se quitte en musique, avec Frank bien sûr!


    Glorifine & Angélas

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