Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Glorifine Loquace - Page 9

  • Challenge Halloween: le film de diabolique orpheline américaine

    Catégories : Films

    ESTHER

    Film américain de Jaume Collet-Serra sorti en 2009.

    19196455.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20091110_113631.jpg

    Synopsis (Allociné): 

    Après avoir perdu l'enfant qu'elle attendait, la fragile Kate voit ressurgir les douloureux souvenirs d'un passé qu'elle préférerait oublier. 
    Hantée par des cauchemars récurrents, et décidée à retrouver une vie de couple équilibrée, elle fait le choix, avec son compagnon John, d'adopter un enfant. A l'orphelinat voisin, Kate et John se sentent étrangement attirés par une fillette, Esther.
    Mais Kate ne tarde pas à découvrir la face cachée de la " douce " enfant. Autour d'elle, personne n'a rien remarqué, et nul ne semble partager ses doutes et ses inquiétudes...


    Mon avis:

    Esther à l'orphelinat, c'est la gamine par laquelle tu es directement attirée: jolie petite fille modèle, intelligente, artiste, un chouilla marginale. On a tout de suite envie de la prendre sous son aile et de lui offrir le chaud foyer qu'elle mérite.

    Esther passé le seuil de sa nouvelle maison, c'est autre chose. Mais quoi au juste? Des remarques maladroitement blessantes, un côté un peu envahissant dans le couple, une monopolisation de sa nouvelle petite soeur sourde et muette, des accidents étranges... Esther n'est plus si adorable que ça, elle devient même franchement inquiétante.

    esther,collet-serra,fuhrman,orpheline,horreur,épouvante,challenge halloween

    Quelle délicieuse enfant nous avons là

     

    Le film de Jaume Collet-Serra est très réussi, la mise est en scène est impeccable et les acteurs très bons, en particulier la mère jouée par Vera Farmiga, et bien sûr Esther, interprétée par Isabelle Fuhrman.

    Le scénario suit une spirale infernale dans laquelle on a de plus en plus envie de mettre une bonne baffe au mari pour qu'il ouvre enfin les yeux, et d'étrangler cette ignoble petite Esther, dont on subodore pendant un bon moment qu'elle doit être la fille de Satan.

    Si les scènes d'acharnement Estherien sont bonnes, ce ne sont pas celles qui m'ont collé des sueurs froides. Personnellement, j'ai été plus impactée par celle du début, où Kate accouche d'un enfant mort-né (un cauchemar qui arrive hélas dans la vraie vie), et celle de la voiture qui m'a particulièrement crispée (faut croire que j'ai un instinct maternel latent).

    J'ai apprécié le dénouement, même si je m'en doutais depuis la moitié du film. Peut-être parce qu'"Esther" m'a fait penser à deux films qui ont marqué mon adolescence: "Le bon fils" avec Macaulay Culkin et "La main sur le berceau" avec Rebecca De Mornay, et que je trouvais beaucoup de ressemblances entre le personnage de cette dernière et notre mignone orpheline. D'ailleurs, comment ne pas faire le lien entre les deux scènes de pétage de plombs dans les toilettes (qui figure dans la BA sur le lien allociné)?

    Quoiqu'il en soit, "Esther" est un très bon film d'épouvante, qui nous laissera un peu tendu, même après la fin du film...
  • Challenge Halloween: les zombies africains

    Catégories : Films

    THE DEAD

    Film britannique d'Howard J. et Jonathan Ford

    [MEGAUPLOAD] [DVDRIP] The Dead [VOSTFR].gif

     

    Synopsis (Allociné):

    Après le crash d'un vol d'évacuation, le lieutenant Brian Murphy doit survivre en milieu hostile : un territoire dominé par les morts-vivants en pleine Afrique de l'Ouest.


    Mon avis:

    Tu as vu, ami lecteur, que le synopsis est tout petit petit? C'est normal. Il n'y a pas vraiment d'histoire dans "The dead", hormis celle de deux mecs qui veulent s'en sortir et retrouver leur famille.

    Mais comme il s'agit d'un film de zombies, on sera d'accord sur le fait que le scénario n'est qu'un gros prétexte. Que faut-il alors retenir de ce film?

    Il y a du bon et du très mauvais dans "The dead".

    Côté bonnes choses, j'ai aimé le fait que l'action se passe en Afrique rurale, ça nous dépayse un peu des habituels films du genre, généralement situés en milieu urbain américain ou européen. Ce changement de décor n'est pas anodin puisqu'il permet de souvent repérer les zombies d'assez loin (la première scène du film est d'ailleurs hilarante).

    Ces fameux morts-vivants avançant au rythme effréné de deux à l'heure, si tu en vois un à l'horizon: ne panique pas. Tu peux allégrement siroter ton apéro, finir ta manucure et piquer un petit roupillon, tu seras encore large en temps à ton réveil. Ce côté lobotomisé sous tranxène est en fait sympathique car il rappelle les classiques de Romero.

    the-dead-1.jpg

    Chais pas toi, mais moi j'ai une petite dalle là...

     

    "The dead" a donc plusieurs bonnes idées, certaines scènes sont également très abouties, mais l'ambition est carrément flinguée en vol par des prises de vue au ralenti dignes d'une mauvaise série B des 80's et par un premier rôle loin d'être convaincant (ou bien très mal doublé, mais en tous cas, c'est de l'horreur véritable).

    Les frères Ford nous auront au moins épargné une happy end, ce dont je leur sais gré. 

    Pour conclure, un petit apparté sur le cinéma africain. Idéalement, j'aurais voulu pour cette étape du challenge une production locale. J'ai cherché, j'ai galéré, j'ai abandonné. Néanmoins, ces investigations m'ont permis de découvrir qu'il existe un véritable cinéma de genre africain, en particulier au Niger. En effet, ce pays est depuis 2009 le deuxième producteur mondial de films, juste après l'Inde et avant les États-Unis! Le photographe Pieter Hugo a réalisé une série de portraits sur ce thème récemment, tu peux voir cette  galerie fort intéressante ici. Ne me demande pas pourquoi la version nigérienne de Dark Vador n'est vêtue que de son casque, je n'en sais pas plus que toi... 

  • Challenge Halloween: Le vaudou haïtien

    "Zombi blues" de Stanley Péan

    32560-w125.jpg

    Résumé:

    Gabriel est musicien. Tous les soirs, les sons envoûtants de sa trompette percent l'atmosphère enfumée des boîtes de jazz. Les hasards d'une tournée le ramènent dans sa ville où il retrouve Laura. Un amour caché. Une passion inavouable. Brusquement, Gabriel est en proie à des visions étranges. Des obsessions effrayantes et sanglantes. Des images de mort et des mots murmurés dans une langue inconnue surgissent du plus profond de lui-même et le déchirent. Angoissé, il ne comprend pas, ne se reconnaît plus. Bizarrement, ailleurs dans la ville, quelqu'un d'autre souffre d'un mal semblable... Malgré lui, Gabriel est entraîné dans un gouffre d'horreur, tout son être envahi par une musique de cauchemar, une musique lancinante comme la mort.

    Je suis tombée sur "Zombi Blues" un peu par hasard à la bibliothèque. Attirée par la couverture ci-dessus et le titre, je me suis dit que ça rentrerait bien dans ma case "Challenge Halloween en Afrique & Amérique Latine".

    Après lecture, le roman ne correspond pas du tout à l'idée que je m'en étais faite. Ce qui ne l'empêche pas d'être très intéressant.

    Le récit, qui comprend plusieurs voix de narration, commence quand Minville, un ancien tonton macoute, émigre à Montréal avec deux acolytes; une arrivée d'ailleurs très relayée par les médias et qui soulève la colère des réfugiés politiques victimes du régime de Duvalier. Elle effraie aussi certaines personnes qui ont bien connu Minville à l'époque: pourquoi ce cauchemar vivant réapparait-il dans leur vie aujourd'hui?

    Ce roman est hybride, il mélange science fiction, thriller, vaudou et histoire politique d'Haïti avec talent. Si on ne retrouve pas les zombies annoncés dans le titre, on n'en aura pour autant pas moins froid dans le dos. La tension est croissante au fur et à mesure de l'avancée de l'intrigue et on est surpris d'être confronté à une telle sauvagerie. On imagine certes bien que les personnages des tontons macoutes ne sont pas des enfants de choeur, mais leur mépris pour la vie d'autrui nous laisse quand même bouche bée d'horreur. 

    Stanley Péan a su mettre son canevas en valeur dans une atmosphère de musique jazz passionnée et de cafés-concerts enfumés, où la violence et la sensualité s'entrelacent (il y a quelques passages abondamment explicites), le tout combiné en un roman captivant.