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Films

  • La séance de cinéma du chalet: le slasher de Noël

    Aujourd'hui, dans le cadre du challenge "Il était deux fois Noël", c'est séance de cinéma dans le salon, auprès du feu… On sort les plaids, le thé, le chocolat et les gâteaux.

    Il faut que j'avoue un truc affreux: les films de Noël, ça n'est pas franchement ma tasse de thé. Voilà, c'est dit. Je ne sais pas, j'ai peut-être trop vu "Maman j'ai raté l'avion" mais j'ai du mal à accrocher au genre.

    Par contre, s'il y a un truc que j'aime bien, c'est les films d'horreur. J'ai donc décidé de mettre une pincée d'Halloween dans cette période des fêtes avec le film "Black Christmas"...

     

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    Film américain de 1974, réalisé par Bob Clark

     

    Synopsis:

    Des jeunes femmes faisant partie d'une sororité préparent le réveillon de Noël ensemble. Le groupe reçoit d'étranges appels téléphoniques. Les jeunes femmes, qui semblent au départ s'en amuser, ne se doutent pas du réel danger qui les guette...

     ♦

    "Black Christmas" est considéré comme le premier slasher du cinéma, celui qui aurait directement inspiré le film "Halloween". Mais qu'entend-on par slasher au juste? Littéralement, le verbe "to slash" signifie couper, taillader. Les slashers sont des films dans lesquels de nombreux meurtres sont commis à l'arme tranchante: couteau, tronçonneuse, griffes métalliques, fais ton choix!

     

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    "Ça va couper chérie!"

     

    J'ai regardé "Black Christmas" avec curiosité, mais sans en attendre rien de folichon. J'ai eu tort.

    Le film, qui fête ses quarante ans, n'est certes pas un chef d'oeuvre mais il pose à lui tout seul les bases d'un genre nouveau, et en ça, il constitue clairement une révolution.

    On trouve dans ce film les caractéristiques qui deviendront des stéréotypes du slasher: un groupe de jeunes qui ne prennent pas une menace au sérieux, un huis-clos, un flic sympa mais un peu dépassé par les événements et bien sûr un tueur maniaque et organisé.

    Jusque là, l'amateur apprécie de découvrir la genèse mais ne trouve pas de quoi s'affoler devant sa télé... 

    Et pourtant, "Black Christmas" se révèle redoutablement efficace pour trois raisons:

    1) Des acteurs crédibles. Si, si, c'est important même dans un film d'horreur. 

    2) Des personnages avec un minimum de profondeur. Ici, les étudiantes ne sont pas des écervelées dénudées, on a affaire à une bande de copines avec des caractères variés qui se font des confidences, s'amusent ou s'engueulent. Ce portrait d'une sororité réaliste est ce qui fait qu'on ressent de l'empathie pour les personnages.

    3) Le twist final (rien à voir avec la danse hein). Il est intelligent et bien réalisé.

    Le seul reproche que je ferai au film est la névrose du tueur qui est trop poussée à mon goût. On ne sait rien de lui et son délire autour d'un certain Billy qui a laissé un bébé avec une fille qui s'appelle Agnès est la seule chose qui le représente. Si le procédé est habile pour l'époque, le personnage du schizophrène parlant avec plusieurs voix a tellement été utilisé, pour ne pas dire rabâché, que je ne le supporte plus. Je préfère les tueurs de cinéma qui ne s’embarrassent pas de longs discours et qui tranchent dans le vif!

     

     Je ne pouvais pas ne pas placer cette sublime boule à neige, c'est Noël quand même!

     

    En conclusion, "Black Christmas" est une bonne surprise avec laquelle j'ai passé un bon moment. Si tu as envie de faire une pause horrifique entre les classiques de Noël, pense à lui!

     

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  • Nuits noires de Martin Guigui

    Catégories : Films

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    Synopsis:

    Mr Vaughn est entrepreneur de pompes funèbres dans une petite ville du Texas. Veuf et discret, c'est un homme respecté de toute la communauté. Pourtant, d'étranges rumeurs circulent à son sujet parmi les jeunes du lycée. Travis et ses amis ont décidé d'en avoir le cœur net. Un soir alors qu'ils observent la maison de Mr Vaughn, ils croient voir ce dernier danser avec le cadavre d'une femme derrière l'une des fenêtres...

     

     ♦

    Attention / Warning / Achtung: nanar en approche! C'est mauvais, très mauvais. J'ai hésité à en parler mais je sais que certains d'entre vous aiment ces horribles billets... Alors malgré la répugnance et, dois-je l'avouer, un peu de honte, je m’exécute. En avant la musique!

    Que pouvait-on attendre d'un réalisateur affublé d'un nom tel que Martin Guigui? Rien. Et on aurait eu raison.

    "Nuits noires" est typiquement le genre de films dont tu regardes la jaquette en te disant "Ohlala, je sens que ça va être nul. Allez, au pire ça me fera rire ou ça m'endormira!".

    Malheureusement ici, point d'hilarité ni de sommeil (l'insomnie, cette vieille carne qui te tiendrait en éveil devant la diffusion de trois assemblées nationales), juste de l'incrédulité devant tant de nullité.

    Au menu , on trouve donc: une ambiance teen-movie cliché, un psychopathe très populaire en ville, des flics neuneus, une histoire de fantôme absurde, et des enfermements dans des cercueils à qui mieux mieux.  

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    Tu vas gentiment me dire ce que tu penses de la réforme scolaire, et fissa ok?

    Cette mort par enfermement dans une boîte en bois, pour aussi angoissante qu'elle soit en réalité, en devient totalement grotesque.

    En aparté: En pensant à mes funérailles qui, espérons-le, n'interviendront pas avant un bon demi-siècle, je souhaite laisser un mémo à mes proches:

    "Merci de bien vouloir m'équiper de l'attirail ci-après, en accompagnement d'une présence soutenue au cimetière pendant disons une bonne semaine après le trépas". On est jamais trop prudent...

    Revenons-en puisqu'il le faut à "Nuits noires et obscures, obscures et sombres". Ce film est une bouse, soit. Ça n'est pas la première ni la dernière que je visionnerai, foi de Glorifine.

    Ce qui m'a vraiment chagrinée, c'est de voir un Dennis Quaid en perdition, risible avec son sourire "démentiel" et sa cigarette électronique.

     

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     Quoi ma gueule? Qu'est-ce qu'elle a ma gueule?

     

    Le film se termine sur une conclusion fabuleuse avec la dernière phrase de Dennis: "Love sucks", eeet.... fondu enchaîné sur le générique final!

    En conclusion: j'ai frisé la lobotomie. "Nuits noires" enterre définitivement (haha) le film qui détenait jusqu'ici la palme du plus mauvais film vu dans le cadre du challenge Halloween, j'ai nommé "The last supper". Et de loin.

    Je crois que j'ai besoin de mignonitude pour oublier tout ça...

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    Ah, ça va tout de suite mieux!

     

    Film vu dans le cadre du challenge Halloween 

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  • Elvira, maîtresse des Ténèbres

    Catégories : Films

    Film américain de 1988, réalisé par James Signorelli

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    Synopsis (Allociné):

    Elvira, vedette sulfureuse d'un show télé d'horreur, hérite d'un manoir hanté en rase campagne. Son arrivée bouleverse la vie morne des habitants du village.


     

    Mon avis:

    J'ai découvert Elvira l'an dernier et je n'avais pas eu le temps de t'en parler. Depuis, j'ai bien dû le revoir deux fois...

    Avant, Elvira pour moi, c'était Nibarella dans les Simpsons, une caricature à forte poitrine de Morticia Addams avec une coupe de cheveux digne d'un des membres du groupe Europe.

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    Comment ai-je pu me fourvoyer à ce point? Elivra, je me dois de te rendre justice.
    Je crois bien que c'est Hilde qui avait lancé l'an dernier la brillante idée de jeter un œil sur le film.
    Je l'ai donc regardé et il faut que je souligne l'excellence du doublage français. Je l'ai vu en vo et en vf et, chose rare, le film est bien meilleur en vf!
    Qu'ai-je donc retenu de ce film, au scénario ultra léger, et pourtant incroyablement sympathique?
    D'abord, les références au cinéma de genre sont nombreuses: le b-movie improbable du début, la projection du fameux "Le retour des tomates tueuses" (aka le film le plus pourri de la planète selon Elvira), une mention bienvenue des films de Roger Corman, on a une toile de fond que les amateurs ne peuvent que savourer. 
    Ensuite, on a une bande-son fort plaisante. Ah si j'insiste, ça compte pour moi! J'aime particulièrement le "Once bitten, twice shy" interprété par Lori Chacko:
     
    Je sais c'est très 80's, je me fais vieille que veux-tu
    Après, le film est une déclaration d'amour à l'humour potache (certains diront à la lourdeur) à grand renfort de plan nichons, du banquet ambiance puritaine qui dérape dans la fange aux enfants qui tendent leurs marshmallows au-dessus du bûcher de la sorcière, sans oublier les répliques pleines de piment d'Elvira, c'est un festival:
    "Je m’appelle Elvira, mais vous pouvez m’appeler... ce soir"
    Enfin, Elvira est un mélange réussi avant l'heure de Samantha Jones, de la Bridget du même nom et de Morticia Addams. Détonnant pas vrai? Elle est irrévérencieuse, droite dans ses bottes, peste, narcissique, maladroite, séductrice, adorable. Bref, elle est irrésistible et elle a rejoint mon petit panthéon personnel des icônes gothiques.

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    Pour information, il existe une suite, tournée 23 ans plus tard. En dehors du fait épatant que Cassandra Peterson reste très crédible dans le rôle après un quasi quart de siècle, le film est tout à fait dispensable. 
    Je te laisse avec le réjouissant tuto sculpture de citrouille d'Elvira:
     
    Film vu dans le cadre du Challenge Halloween

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    Et demain j'attaque le Read-a-thon de BD!