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Samedi série

  • Samedi série: In the flesh

    Catégories : Samedi série

    Série télévisée britannique de 2013 créée par Dominic Mitchell

    Avec: Luke Newberry, David Walmsley, Emily Bevan, Harriet Cains

    Diffusion: BBC 3

    La série comporte une saison de 3 épisodes, la deuxième saison est encore inédite en France

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     Synopsis:

    Quatre ans après sa mort, Kieren Walker reprend sa place au sein de sa famille et retrouve ses marques dans le village où il a toujours vécu. Personne ne pensait le revoir un jour. Seulement peu de temps après son décès, par une étrange nuit, des milliers de personnes décédées se sont réveillées. Après des mois de réadaptation et de médication, ces zombies sont aujourd'hui rendus à leurs familles...

    Je vais commencer par dire un grand "Merci!"à Natacha, du blog "Marmelade de livres", qui nous a fait découvrir ce petit bijou de série sur le groupe facebook du Challenge Halloween. Tu peux aller découvrir son avis ici.

    Quelques jours après avoir lu son avis alléchant, les trois épisodes d'"In the flesh"étaient diffusés sur Ciné+ Frisson: c'était un signe...

    BBC 3 a l'habitude de proposer de très bonnes mini-séries fantastiques, un bon exemple étant "The Fades" dont je t'avais parlé lors du Challenge Halloween 2013. Avec "In the flesh", force est d'admettre qu'ils ont tapé dans le registre de l'excellence! 

    Le scénario est d'une grande originalité: les zombies ne sont pas des monstres, non, ce sont de chers disparus qui reviennent miraculeusement auprès de leurs familles. Certes, ils sont dans la détresse et ont besoin d'un traitement, d'un soutien psychologique, de l'acceptation et de l'amour de leurs proches. Finalement, leurs situations ne semblent pas tellement différentes de celle d'une personne souffrant d'addictions telles que l'alcool ou la drogue.

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    Dans le premier épisode, les parents de Kieren ramènent donc leur progéniture "partiellement décédée"à la maison. Chaque membre de la famille réagit différemment: le père est mal à l'aise, la mère a peur, et la petite sœur est en colère. Tout cela ne serait rien si la famille de Kieren n'habitait pas le petit village de Roarton, bastion de la Force Volontaire Humaine qui n'a d'autre ambition que de dézinguer du zombie à tout va.

    Le quotidien de Kieren est donc de rester terré à la maison, en craignant une descente de la FVH, regardant des films avec son père et faisant chaque soir un simulacre de repas avec ses parents...

    Jusqu'à ce qu'il rencontre Amy lors d'une virée interdite au cimetière. La jeune fille, elle aussi partiellement décédée, est un électron libre qui va l'amener à se poser des questions, mais aussi lui donner de l'espoir et du courage pour affronter sa condition.

     

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    Amy, une zombie qui a de la joie de vivre à revendre!

     

    L'interprétation est impeccable dans sa totalité. Il est évident que Luke Newberry et Emily Bevan sont de très bons acteurs, mais les seconds rôles sont loin d'être quantité négligeable! David Walmsley (Rick) a une grande justesse de jeu de son personnage en plein dilemne; Harriet Cains (Jem) est tout à fait convaincante dans le rôle de la sœur ado écorchée vive et  Steve Cooper (Steve Walker, le père) a bien failli me tirer quelques larmes à la fin de la saison.

    La réalisation est soignée, offrant un huis clos oppressant dans ce petit village anglais, aux couleurs mornes, qu'on imagine pourtant volontiers idyllique avant "la Résurrection". 

    En conclusion, une très belle mini-série dont j'attends de voir la saison 2 avec impatience!

     

    Série vue dans le Cadre du Challenge Halloween

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  • Samedi série: Dracula

    Catégories : Samedi série

    Série télévisée américainede 2013 créée par Cole Haddon et Tony Krantz

    Avec Jonathan Rhys Meyer, Jessica De Gouw, Thomas Kretschmann, Victoria Smurfit, Oliver Jackson Cohen

    Diffusion: NBC

    La série comporte une saison, la deuxième ayant été annulée faute d'audience

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    Synopsis:

    Dracula arrive dans le Londres de l'époque Victorienne, affirmant pouvoir y apporter la science moderne. En réalité, le célèbre vampire y est venu se venger de ce peuple qui a ruiné sa vie quelques siècles auparavant. Mais son sombre dessein est contrarié par... une jeune femme, dont il s'éprend éperdument et qui semble être la réincarnation de sa défunte épouse.

    Une petite bande-annonce pour compléter la présentation:

     

     Oh tiens, une adaptation de Dracula? Voilà qui est inédit!

    Je m'étais dit "Non Glo, tu ne céderas point, tu ne regarderas pas cette série". J'ai tenu bon sans grande difficulté jusqu'à ce matin d'octobre où j'avais juste envie de végéter dans mon canapé avec mes chats et un bon thé...

    Ce cher Dracula était là dans mon salon, dans ma télé, en sélection sur mon Netflix (je sais, Netflix n'est pas qu'à moi, mais tu vois le topo quoi)! J'ai dit "Bon ok, je te laisse une chance le comte, surprends-moi".

    Pour la surprise, on repassera. Mais enfin, ça n'était pas si décevant que ce à quoi je m'attendais.

    Du point de vue du scénario, les auteurs ont pris de grandes libertés avec le livre de Bram Stoker. Dans cette adaptation, Dracula - aka Alexander Grayson pour le tout Londres - tient plus du businessman adepte des manigances que du vampire bestial et cruel. Il tient à révolutionner le monde industriel et par le même biais, la vie des londoniens, en devenant au passage capable de supporter les rayons du soleil. Le diurnambule? Ah non, ça n'est pas lui.

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    "Tu m'amalgames avec JRM? Tu cherches les problèmes petite?"

    Blague à part, j'aime beaucoup les Blade, surtout celui de Guillermo Del Toro 

    L'histoire d'amour avec Mina est somme toute très mièvre, dans le genre "je l'aime, mais je ne peux pas l'aimer, ou alors de loin, dans le noir et en secret, ah je suis malheureux!". Pas de romance palpitante donc.

    Le jeu du chat et de la souris entre Dracula et l'Ordre est néanmoins plutôt bien mené, et c'est ce qui fait qu'on a envie de regarder les épisodes suivants, pour savoir si notre illustre immortel se fait choper ou pas.

    Côté acteurs... 

    J'ai été agréablement surprise par la prestation de Jonathan Rhys Meyer qui incarne un vampire ayant soif (huhu) de réussite et de reconnaissance sociale, torturé par des souvenirs douloureux et qui se laisse émouvoir malgré lui par certains mortels (Mina bien sûr, mais aussi Renfield et Lady Wetherby). En revanche, j'ai beaucoup moins apprécié l'interprétation de Jessica De Gouw qui est très occupée au fil des dix épisodes à conserver l'expression de biche effarouchée de son personnage. Je n'ai rien contre cette actrice que je n'ai pas vu dans d'autres rôles, mais j'ai quand même eu la sensation persistante d'être face à une sous Kate Beckinsale dans Underworld (qui ne dégageait déjà pas, elle-même, un charisme de malade dans le rôle de Selene).

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    Regard perdu + bouche entrouverte = le cliché de l'ingénue qui m'indispose

    Au niveau des seconds rôles: Thomas Kretschmann campe un Van Helsing hélas insipide et Oliver Jackson Cohen un Harker antipathique. Par contre, Nonso Anozie (vu dans Game of Thrones) et Victoria Smurfit (vue dans Scotland Yard) sont excellents.

    Concernant cette dernière, on notera que le côté Dominatrix de Lady Wetherby est sans doute un peu excessif:

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     T'as ptêt les crocs Dracu, mais moi j'ai un grand couteau

    Côté décors enfin, j'ai eu peur lors du premier épisode où la réalisation a eu la main lourde sur les décors 3D. Je ne suis pas très friande des décors "fond vert", à moins qu'ils ne soient aussi parfaits que ceux de Game of Thrones. Heureusement, ils se sont calmés par la suite.

    Les décors intérieurs sont globalement réussis et Carfax possède une atmosphère élégante et colorée, ce qui change positivement des décors gothico-lugubres habituels.

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    En conclusion, si on accroche difficilement au premier épisode, la série s'améliore sensiblement au fil de la saison. Elle n'offre rien de révolutionnaire, elle est même loin d'être exempte de défauts, mais elle constitue tout de même un honnête divertissement.

     

    Série regardée dans le cadre du Challenge Halloween

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  • The Fades

    Série britannique en six épisodes écrite par Jack Thorne en 2011 et produite par BBC 3.

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    Synopsis (Source Allociné):

    Paul est hanté par d'épouvantables cauchemars, et ni son thérapeute ni son meilleur ami, Mac, ne  sont en mesure de l'aider. Pire, le jeune homme commence à voir les fantômes des morts partout, quand l'un des esprits - avide de vengeance - trouve une brèche dans la barrière qui sépare le monde des vivants et celui des morts. Mac et Paul réalisent qu'il leur faut intervenir pour empêcher les fantômes de semer le trouble !


     

    Mon avis:

    J'ai profité de la diffusion de "The Fades" sur Syfy il y a dix jours pour découvrir cette série dont je n'avais absolument pas entendu parler, et je l'ai bien appréciée ma foi!

    Tout commence par un portrait de Paul, un gentil garçon un peu gauche et timide, toujours escorté de son meilleur et très geek ami Mac. Couvé par sa mère, méprisé par sa sœur jumelle, raillé par ses camarades de classe, la vie de Paul n'est pas rose. Mais tout ça ne serait rien si Paul n'était pas hanté par des visions apocalyptiques et des apparitions fantomatiques qui lui font penser qu'il est mentalement instable et donc consulter un psy assez peu efficace.

    Et si Paul n'était pas "dérangé" du tout? Si ses rêves de fin du monde étaient prémonitoires et les fantômes bien réels? 

     

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    Réponse de l'intéressé: "Non merci, je préfère passer le reste de mon adolescence enfermé avec Mac dans les toilettes des filles..."

     

    Paul fait alors une rencontre brutale en la personne de Neil, un membre du groupe des Anges, une organisation qui veille au contrôle des fantômes. Celui-ci comprend que Paul est doté de pouvoirs qui se révéleront indispensables dans la bataille entre vivants et morts qui se profile, et cherche par conséquent à le recruter.

    Paul sait qu'il n'a pas le choix et qu'il doit se préparer mais ne veut pas pour autant abandonner sa vie de tous les jours: sa famille, son pote et surtout Jay, la copine de sa sœur qu'il aime depuis longtemps. Ce conflit d'intérêts sera, tout au long de la série, à la fois sa force motrice et son talon d'Achille.

     

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    En même temps, avec ce genre de conversations avec son BFF, on comprend qu'il ne veuille pas le lâcher

     

    Mais la série ne parle pas que de la vie d'un adolescent, la part fantastique est très réussie et le programme présente de vrais moments d'horreur. Car on ne sait pas trop ce qui se passe dans le monde des fantômes, ces êtres qui se sont vus refuser l’Ascension pour des raisons inconnues. Subitement, ils passent de créatures éthérées et désespérées à hybrides rageurs qui veulent s'emparer du monde.

    On pourra reprocher à la série ce joyeux mélange des genres, faisant les fantômes se transformer en zombies via une transfusion vampirique (désolée, je ne peux pas en dire plus sans tout dévoiler). De mon point de vue, j'ai trouvé que la chose était faite de manière plutôt intelligente et donc crédible, le réalisateur a osé quelque chose de différent et d'inédit dans un genre qui a déjà été pas mal éclusé: j'approuve.

    J'ajoute que tous les acteurs sont très bons, ce dont on a l'habitude avec les productions britanniques mais qui est tout de même toujours grandement apprécié. 

    Cette série est très prenante et peut aisément se regarder en une soirée/nuit (ce que j'ai fait) et son final est à la hauteur des attentes, avec une transition image de fin - générique qui serre les tripes...

     

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    Ouais comme ça

    En conclusion, je ne peux que te conseiller le visionnage de cette série originale et addictive, vue dans le cadre du Challenge Halloween.

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    Bon dimanche ami lecteur!