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à propos de moi

  • 14 ans d'amour

    D'accord, la Saint Valentin est une fête commerciale. Cependant, en ce qui me concerne, tout est bon pour passer un moment privilégié avec mon amoureux comme je te le disais l'an passé. Pour cette occasion particulière, j'ai décidé de te parler de ma relation avec Angélas (c'est la deuxième fois après ce billet qui a toujours un succès fou dans les stats sans que j'en comprenne bien la raison). Attention, c'est longuet mais il y a de la grosse news à l'intérieur.

    J'ai rencontré Angélas quand j'avais dix-sept ans, lui en avait dix-neuf. Ce ne fut pas le coup de foudre entre nous. La première fois que je l'ai rencontré, c'était lors d'un repas de classe printanier. J'avais déjà allégrement dépassé le stade du "chuis pompette" cher à Florence Foresti, je me suis dit qu'il était joli garçon et qu'il avait l'air sympathique sans qu'il ait pour autant durablement impacté ma mémoire. En gros, je n'ai pas violement poussé les copines en hurlant "Rhaa, pas touche les morues, il est à mwaa!!" (ce qui, rassure-toi ami lecteur, ressemble assez peu à mon comportement habituel). J'ai appris à le connaître et à l'apprécier jusqu'à cette nuit de septembre où il a profité d'un moment d'ébriété (j'étais jeune et insouciante avec un foie de compétition, ne me juge pas s'il te plaît) pour tenter une approche autant frontale que labiale. Bien lui en a pris d'ailleurs car jusqu'à cette seconde précise, je ne l'avais jamais envisagé en tant qu'Homme. Je suis niaise parfois, sache-le.

    Depuis cette soirée en 1998 donc, nous ne nous sommes plus quittés. Pour moi, pas de meetic, pas de mec inconnu le matin dans mon lit d'étudiante, pas d'idylle secrète entre collègues... Certains y verront un manque, d'autres un idéal. Personnellement, je n'y vois ni l'un ni l'autre, ça n'est que mon histoire et  jusqu'ici, elle me plait.

    Alors soyons clairs, tout n'a pas toujours été rose bonbon entre nous. On a même connu des périodes borderline pendant lesquelles on ne savait plus comment se parler, comment faire comprendre qu'on était malheureux à l'instant T sans mortifier l'autre, comment concilier les envies personnelles avec les contraintes de la vie  de couple... A un certain point, la séparation définitive a même été envisagée.


    Interlude musical avec cette chanson de Miossec, certes cynique, mais assez réaliste. En amour il faut échanger, c'est vital. Tout n'est pas pour autant bon à dire, en particulier les pensées conçues sous l'effet de la colère.

    Pourtant.

    Pourtant nous n'avons jamais franchi ce cap, il y avait toujours quelque chose pour nous raccrocher à l'autre. Ca n'est pas la force de l'habitude ni la peur d'être seul, mais bien ce sentiment très net que se séparer équivaudrait à rompre un lien puissant et unique dans cette vie. Je crois que le fait que nous nous soyons rencontrés très tôt n'y est pas étranger. Nous avons partagé des milliers de choses: les études, les soirées avec les potes, la recherche du premier boulot, les petites galères du quotidien, les rêves de voyages, la projection dans l'avenir, les moments en famille, tout du stress des premiers rendez-vous à la quiétude d'un "vieux" couple aujourd'hui.

    Je constate  par ailleurs que mes amies ayant recontré l'âme soeur à l'adolescence sont elles aussi toujours aussi éprises de leur homme (et inversement évidemment): Caro, Laëtitia, Virginie, Sandra, une pensée pour vous les filles!

    Pour autant, nous ne vivons pas une routine dans laquelle on ne prêterait plus qu'une vague attention à l'autre. Après 14 ans, je m'endors toujours dans les bras d'Angélas, on se dit toujours je t'aime plusieurs fois dans la journée sans que ça ait perdu du sens, on s'inquiète toujours quand l'autre est en retard, on sait exactement le genre de personne qui peut potentiellement plaire à l'autre sans éprouver de jalousie maladive (ça s'appelle la confiance, c'est un chouette concept qui marche aussi en famille, en amitié et même au boulot!), on fait souvent passer le plaisir de l'autre avant le sien propre.

    Forts de ce constat, nous devisions il y a quelques mois sur le canapé quand cette phrase a filtré à travers mes lèvres: "P***n, en septembre 2013 ça fera quinze ans qu'on est ensemble, il serait ptêt temps d'arrêter de vivre dans le péché (rire étouffé) et d'officialiser la chose non?". Et là, Angélas m'a répondu, de manière encore plus déconcertante: "Vendu, je t'épouse ma grosse tanche!".

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    La grosse tanche originelle

    Cherche pas, on est des dézingueurs de romantisme, le côté fleur bleue nous fait gerber.

    Voilà donc que je te l'annonce officiellement en ce jour de Saint Valentin: Angélas et Glorifine se marient cet été dans un bled au fin fond de la Bigoudénie!

    Il faut d'ailleurs que je m'active un peu au niveau des préparatifs parce qu'en dehors de la mairie, de la salle et du traiteur, je n'ai absolument rien fait. Et je commence à comprendre que j'ai un peu beaucoup sousestimé le taf (mode panique inside). Bon restons calmes, j'ai toujours mes chaussures, ce qui constitue un énorme soulagement vu qu'elles sont tellements belles, exhubérantes et pas discrètes pour un sou que je pourrais tout à fait aller en slip à la mairie!

    Attention, dévoilage de chaussures de mariée, mille mercis à Irregular Choice d'avoir imaginé ces merveilles:

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    T'as vu la flèche de Cupidon dans le talon?

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    De temps à autre j'ouvre la boîte pour les admirer, ça me colle encore des palpitations!

    Oui j'ai choisi mes chaussures de mariée avant tout le reste. Si tu ne me connais pas dans la vraie vie, ça peut te paraître incongru. Si tu me connais, ça ne te surprend absolument pas.

    L'annonce du mariage à ses proches est toujours drôle et émouvante. Quelques réactions:

    - Ma soeur Norberte a été la première mise au courant par téléphone, parce que c'était le jour de son anniversaire, et aussi parce que je ne sais rien lui cacher. Un grand "Ouuaaais!" m'a faire perdre quelques db d'audition.

    - Mes parents sont heureux, mon père révise son répertoire de chansons et ma mère me demande si je compte arborer une "merguez" le jour J. Ce à quoi je réponds que merguez et meringue sont toutes deux proscrites.

    - J'ai voulu faire deviner la nouvelle à ma grand-mère à l'aide d'un indice:

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    L'indice en question

    Mami:"Je ne sais pas. Tu es enceinte?" / Moi: "Non Mami, regarde bien l'indice" / Mami: "Non, vraiment ma petite-fille, je ne vois pas". Après que j'ai passé le doigt plusieurs fois sous le titre du magazine, un sourire ravi est venu illuminer son visage.

    - Ma bonne amie Laure: "Tu sais, y a plein de couples qui vivent des années ensemble avant de se marier. Et puis une fois la bague au doigt, rien ne va plus et pof, ils divorcent dans l'année!". Je connais Laure depuis encore plus longtemps qu'Angélas et sa façon de manifester qu'elle est heureuse pour toi en mettant son émotion à distance avec l'humour me touche toujours.

    Comme dit précedemment, ce ne sont que quelques réactions mais toutes m'ont touchées, que ce soit celles de ma famille, de ma belle-famille, de nos amis. Je regrette d'ailleurs de ne pas avoir eu le temps de le dire de vive voix à certaines personnes chères à mon coeur, j'espère qu'elles sauront me pardonner. Outre l'émotion, c'était également difficile d'annoncer que nous allions nous marier en petit comité. Ce sera une fête familiale où nous ne serons que trente. Rien de triste là-dedans, c'est un choix parfaitement réfléchi et mûri. Nous sommes heureux d'aller aux "grands" mariages de nos proches mais nous ne nous imaginions pas au coeur d'un tel événement. Ca ne nous correspond tout simplement pas, nous préférons une petite fête conviviale (qui devrait quand même s'étaler sur une semaine...) plutôt qu'un gros marathon avec deux-cents convives. Mais cette vision des choses n'engage que nous, chacun choisit la cérémonie qui lui ressemble!

    Bref, je clotûre le chapitre "publication des bans" pour aujourd'hui, bien qu'il n'est pas exclu que je te reparle de mes préparatifs de temps à autre, histoire d'épancher mes angoisses.

    Pour conclure, je tiens juste à ajouter que, bien qu'heureuse en amour, je n'ai jamais cru au mythe de l'androgyne. A mon sens, être en couple n'est pas un fondement capital au bonheur et à une existence réussie. On peut vivre très heureux seul et être très malheureux en couple. De même que si je vais épouser Angélas, je ne fusionne pas pour autant pas avec lui. Nous sommes toujours deux personnes distinctes, avec des idées communes et des divergences d'opinion, des affinités non partagées, des envies individuelles. En couple ou pas, ne nous laissons pas submerger par cette idéologie platonicienne, reprise opportunément par les grands monothéismes (Michel Onfray, sors de ce corps).  

    Quoiqu'il en soit, je souhaite une heureuse Saint Valentin à mes amis lecteurs amoureux et une belle journée à mes autres amis lecteurs! Un petit conseil lecture pour ces derniers afin de résister avec humour à cette journée: "En finir avec le couple" par Les Invincibles, c'est un petit guide très drôle.

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    On se quitte en musique, avec Frank bien sûr!


    Glorifine & Angélas

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  • Philippe Jaenada dans ma tête

    Catégories : Livres

    Bonjour ami lecteur!

    T'est-il déjà arrivé d'avoir l'impression de lire une de tes pensées non exprimées dans l'écrit d'un autre? Sûrement. Et une de tes angoisses elle aussi non verbalisée? Peut-être moins.

    C'est ce que j'ai expérimenté hier soir en parcourant "Le chameau sauvage" de Philippe Jaenada, ouvrage fort sympathique prêté par ma soeur Norberte. Je me trouvais déjà quelques points communs avec l'anti-héros Halvard Sanz (ses théories existentielles valent le détour, en particulier celle de l'ascenceur) jusqu'à la lecture de cette page qui me colle à la fois un petit vertige et un gros bourdon...

    " NE REFLECHISSEZ PAS TROP, C'EST DECEVANT

    Pour définitivement m'en convaincre, j'ai pris l'exemple que j'avais sous la main: Caracas. Je l'aimais tant, cette créature, que toujours je pensais à sa mort. Avec effroi. Donc je l'ai regardée, ce matin là - elle était allongée sur la couette rouge sang et faisait la moue, sans doute à cause de ma tête de cadavre -, et je me suis imaginé vingt ans plus tard, avec un autre chat (que je me suis représenté mentalement, pour la commodité de l'expérience: un gros matou noir, c'était le plus simple). Je me vois avec ce chat dans un autre appartement, je suis allongé sur un tapis, je joue avec lui, et soudain, l'image de Caracas me revient en mémoire, Caracas vingt ans plus tôt. Je me souviens de ce temps lointain où je m'étais réveillé un matin avec une gueule de bois de tous les diables, elle était couchée sur le lit et me regardait avec les yeux de Jésus Christ, je l'aimais tellement, ce chat, c'était une partie de moi, et aujourd'hui elle s'est noyée dans le passé, elle n'existe plus, elle est restée dans le temps et je l'ai remplacée par un gros matou noir que j'aime aussi. Je l'ai laissée derrière moi, elle n'est plus là pour partager mon existence, elle ne "sait" pas que le gosse vient d'avoir son bac et que Pollux est partie apprendre à conduire sur le parking du Carrefour de Saint-Ouen, elle ne sait pas que Gourmet vient de sortir une nouvelle terrine de zèbre. Ça lui aurait sans doute fait plaisir, pourtant, que j'aie retrouvé Pollux.

    Je ressentais si bien ce que je ressentirais vingt ans plus tard que je me suis mis à pleurer. Je la regardais, elle était à deux mètres de moi, et je pleurais sa disparition. Toutes les conditions paraissaient réunies pour une bonne expérience: sa présence sur le lit n'avait rien de particulièrement sensationnel, ni de beau ni d'émouvant, et pourtant je savais que je me broierais le coeur à regretter ces instants. C'était une occasion inespérée: je pouvais, pour ainsi dire, remonter le temps. Laisser momentanément le gros matou noir et revenir auprès de Caracas. (...)

    Il fallait que je profite à fond les ballons du plaisir d'être avec elle. Eh bien j'ai eu beau me le dire et me le répéter, me concentrer de toutes mes forces pour me rendre compte de ma chance, apprécier cet instant en profondeur: rien à faire. C'était une réflexion, aussi éloignée d'un sentiment qu'une recette l'est d'un plat. Je restais en surface, dans mon cerveau, incapable de descendre vers le noyau de mes émotions pour diffuser de là le plaisir dans tout mon corps. J'étais content d'avoir Caracas sous les yeux, bien sûr, mais je ne le réalisais pas, je ne m'imprégnais pas de sa présence. La seule émotion que je parvenais à ressentir réellement, c'était de la tristesse en pensant au jour où je serais dans cet autre appartement, sur le tapis avec le gros matou noir, ce jour où elle ne serait plus là, elle."

    Voilà donc ce passage qui m'a un peu serré la gorge et qui me fait dire qu'ici l'auteur parle à travers son personnage, car pour décrire aussi bien ce sentiment, il faut l'avoir éprouvé. Alors évidemment on peut faire de la psychologie de comptoir et interpréter ce type de réflexion comme une peur de la mort (c'est évident), de la séparation, du vieillissement, du changement... Et ceux qui ne comprennent pas cette mélancolie pré-deuil pourraient l'envisager comme un masochisme mêlé d'anthropomorphisme.

    Bien sûr, je ne place pas mes chats au même degré d'attachement que les membres de ma famille ou mes amis, mais il n'empêche que je les aime intensément. En tant que "maîtresse", je me sens le devoir absolu de leur apporter nourriture, confort et affection. Je suis à deux doigts d'acheter un système de vidéo-surveillance quand on les laisse quelques jours tant j'ai peur qu'il leur arrive quelque chose (ce qui ne servirait à rien, soyons sérieux: que ferais-je à des centaines de kilomètres de là?). Mon coeur s'arrête de battre quand le véto me dit que l'un a une respiration forte et l'autre un mini kyste près de la colonne vertébrale, même si le bon docteur m'assure par trois (cent) fois qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Le son délicat de mon chat qui vomit la nuit me réveille instantanément et je me lève de suite pour aller nettoyer dans la joie et l'allégresse (et la gueule dans le cul) et surtout pour vérifier qu'il va bien... Bref, mes chats sont mes bébés et j'assume pleinement ce qui doit être qualifié d'hyper-attachement délirant par ceux qui ne voient pas l'intérêt des animaux de compagnie.

    J'ai donc parfois un de ces accès de mélancolie qui me font choper mes chats à pleins bras en leur faisant jurer silencieusement de vivre jusqu'à au moins vingt ans. Ce qui en général me vaut un regard or ou émeraude (selon la bête câlinée de force) mystérieux que je veux croire d'entente tacite.

    C&M.jpgCar quand ces deux là ne seront plus à mes côtés, la vie continuera, j'aimerai d'autres chats, mais je ne serai plus tout à fait la même.

  • Dis Glorifine, pourquoi ne manges-tu plus de viande ni de poisson?

    J'ai fêté récemment et allégrement ma 1ère année de végétarisme. Or depuis ma conversion, j'entends régulièrement la question ci-dessus, enfin dans le meilleur des cas... Dans les autres, je peux avoir droit à des levers d'yeux au ciel, à un jugement silencieux mais perceptible, voire à une remise en question de mes facultés intellectuelles du type "Aurais-tu intégré une secte?" (Mon Papa mi-inquiet, mi-caustique). Je plaisante mais n'exagère que très peu. Le végétarisme français reste encore anecdotique, les végétariens ne représenteraient que 2% de notre population contre respectivement 7 et 9% chez nos voisins anglais et allemands. L'Inde, championne en titre, compterait 31% de végétariens! Quant à la Chine, son Premier Ministre, Wen Jiabao, a mis en place une campagne de promotion pour "Une journée végétarienne par semaine"; les objectifs premiers sont la bonne santé du peuple et la préservation de l'environnement... Ça me laisse rêveuse tout ça!

    En France, la cuisine traditionnelle ne peut se penser sans protéines animales: charcuteries ou crustacés en entrée, viande ou poisson en plat de résistance, fromage avec présure animale, desserts et confiseries avec gélatine: impossible d'y couper! Alors certes, la cuisine française est un art véritable, reconnu au patrimoine de l'Unesco, et je ne condamne absolument pas les "omnivores", mais est-on tenu de manger autant d'animaux? Au-delà des sensibilités particulières propres à chacun, cette consommation n'est-elle pas nocive pour notre santé, notre budget et notre planète? Je me suis posée toutes ces questions il y a plus d'un an et me suis copieusement documentée avant de devenir "VG", je vais donc t'exposer, ami lecteur, mes principales motivations. Cette démarche permettra de répondre aux interrogations de bon nombre de mes accointances et peut-être, je l'espère du moins, d'en sensibiliser certains à cette question de la surconsommation d'animaux.

    Je suis devenue végétarienne parce que:

    1. "Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis" comme disait si bien cette chère Marguerite Yourcenar. C'est la raison majeure de ma conversion. Pendant des années, j'ai fait taire ma conscience en dissociant la viande dans mon assiette de l'animal qui vivait quelques jours plus tôt... Jusqu'au jour où ça ne m'a plus été possible.
    2. Les conditions d'élevage et d'abattage relèvent, en dehors de l'agriculture biologique, de la barbarie. Animaux parqués dans l'obscurité, alimentation parfois douteuse (souviens-toi, entre autres, de l'ESB), survaccination, conditions d'abattage révoltantes (cf. l'affaire Charal)...
    3. Résultante directe de la motivation 2 -> une qualité de viande de plus en plus médiocre. La viande du supermarché est peut-être moins chère que celle du boucher, mais payer 2 ou 3 € la portion d'un produit malsain, c'est toujours trop cher selon moi! Conclusion: tant qu'à manger de la viande, autant en manger un peu moins souvent et l'acheter chez le boucher de ton quartier, tu seras gagnant aussi bien du point de vue financier, gustatif que médical, et ça fera marcher le commerce de proximité.
    4. J'ai réalisé le mythe des protéines animales. Dans nos familles, à l'école, chez notre médecin, on nous apprend que manger de la viande est indispensable au bon fonctionnement de notre organisme (Je me rappelle qu'à 13 ans, mon médecin traitant avait préconisé de manger des abats pour pallier à une anémie -> "Heu doc, ça va pas être possible, va falloir trouver autre chose". Pour finir, elle m'avait prescrit des compléments, on peut toujours s'entendre!). Il faut effectivement des protéines à notre corps, mais pas nécessairement d'origine animale, et pas en aussi grande quantité que ce que l'on croit! Bien au contraire, manger trop de viande est mauvais pour la santé, l'UVE l'explique très bien ici.
    5. L'élevage intensif constitue une grave nuisance pour l'environnement: déforestation, pollution des sols et des cours d'eau, réchauffement climatique... Avec une population mondiale qui devrait atteindre les 9 milliards en 2050, les choses ne promettent pas de s'améliorer.
    6. J'adore les légumes. Il fallait bien finir sur une note positive après ces considérations déprimantes! La cuisine végétarienne permet de (re)découvrir de nombreux ingrédients et de nouvelles façons de les accommoder; elle peut être savoureuse, conviviale, bénéfique pour qui veut bien s'y intéresser, alors à tes fourneaux ami lecteur!

    Pour aller plus loin:

    La cause animale:

    http://www.one-voice.fr/

    http://www.animal-cross.org/

    Le documentaire "Earthlings" de Shaun Monson, commenté par Joaquin Phoenix: tu peux le regarder sur Google Vidéos, mais si tu es sensible, accroche-toi. Je suis renseignée sur le sujet et malgré ça, j'ai pleuré abondamment (de tristesse, de rage, d'impuissance) et j'en ai fait des cauchemars pendant plusieurs nuits...

    Le végétarisme

    "Sans viande et très heureux" de François Couplan, Chez Edisud

    "La cuisine végétarienne facile et gaie" d'Agnès Florian, Chez Bio-Espace Editions

    L'Union Végétarienne Européenne

    Association Végétarienne de France

    L'agriculture biologique

    "Guide du consommateur bio" de Rachel Frély, aux Editions Josette Lyon

    L'agence Bio

    Les blogs cuisine que j'aime

    Biogourmand

    Petites idées pour grandes utopies

    Suitable for Vegetarians (Mon éternelle gratitude va à cette demoiselle pour sa recette d'oeufs en gelée avec agar agar!)

    Vegansfields (en clotûre, c'est bien dommage, chaque recette testée a été un délice: merci OW!)

    Végécarib

    Voilà ami lecteur, tu en sais davantage sur le pourquoi du comment je suis devenue végétarienne. J'ai peu de certitudes, mais je ne pense pas faire marche arrière, c'est un choix de vie mûrement réfléchi et auquel je crois un peu plus chaque jour. Si tu as des questions ou des remarques, elles sont les bienvenues!

    En attendant, je te souhaite une bonne nuit, moi je crois bien que j'ai attrapé un ptit rhub' après avoir traîné 20 mn dans mon bled sous la pluie à la recherche de l'éclipse lunaire... en vain. Pas de belle lune rouge pour moi car trop de nuages: vive l'Ouest!