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fantastique

  • "L'arbre d'Halloween" de Ray Bradbury

    Éditeur: Editions du Seuil

    Date de parution: Octobre 1994

    Nombre de pages: 159

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    "L'arbre d'Halloween" est un livre destiné aux enfants, mais c'est aussi une lecture agréable pour les adultes.

    Tom et sa bande de copains se réunissent, costumés avec soin, pour fêter Halloween. Il ne manque à l'appel que leur ami Pipkin. Inquiète, la petite bande se rend chez lui pour le chercher car sans lui, la fête ne sera pas la même. Arrivés à destination, Pipkin les informe qu'il ne peut pas se joindre à eux tout de suite mais qu'il leur donne rendez-vous à la maison au bord du ravin, aussi appelée le sinistre repaire

    Là-bas, les enfants rencontrent Montsuaire, un personnage énigmatique qui les accompagnera lors d'une nuit aussi terrifiante qu'initiatique.

    Le but de tout ceci? Ni plus ni moins que sauver Pipkin.

    Mus par une affection profonde pour leur copain, les huit gamins feront face à de nombreuses aventures, voyageant à travers l'espace et le temps, de l'époque des cavernes au Mexique d'aujourd'hui. Ils apprendront beaucoup de choses sur les origines et le sens d'Halloween, mais aussi sur eux-mêmes.

    On retrouve dans "L'arbre d'Halloween" le style caractéristique de Bradbury, très imagé, avec un univers inventif et une bande de copains attachante.

    J'ai particulièrement aimé le passage à Notre Dame de Paris et l'explication toute personnelle de l'auteur sur la genèse des gargouilles.

    En conclusion, ça n'est pas le meilleur Bradbury qui soit, mais ça reste une lecture sympathique à l'approche d'Halloween!

     

    Livre lu dans le cadre du Challenge Halloween de Lou & Hilde. 

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  • "L'étrange affaire de Spring Heeled Jack" de Mark Hodder

    Catégories : Livres

    Éditeur: Bragelonne

    Date de parution: 2013

    Nombre de pages: 501

     Résumé:

    Londres, 1861.

    Sir Richard Francis Burton: Un grand explorateur et un érudit de talent. Sa réputation a été salie et sa carrière ruinée. Il est dans de sales draps.

    Algernon Charles Swinburne: Un jeune poète prometteur et avide de sensations fortes, disciple du marquis de Sade. Le cognac causera sa perte. C'est le cadet de ses soucis.

    Les deux hommes sont au cœur d'un empire déchiré par les conflits. D'extraordinaires machines envahissent un monde soumis à des lois des plus répressives. Tandis que certains défendent une société fondée sur le génie créateur, d'autres repoussent les limites de la conscience en ayant recours aux drogues, à la magie et à l'anarchie. Lorsque des loups-garous terrorisent l'East End londonien et que des jeunes filles deviennent la proie d'une effroyable créature nommée Spring Heeled Jack, le duo n'a plus d'autre choix que d'agir. Au plus vite. Tous deux se trouvent confrontés à l'un des événements les plus décisifs de cette époque. Mais la pire de leurs découvertes pourrait bien provoquer la fin du monde tel qu'ils le connaissent... Quand une poignée d'hommes change l'Histoire, l'Histoire change tous les autres.

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    Quand j'ai ouvert "L'étrange affaire de Spring Heeled Jack", je m'attendais à un récit façon Jack l'éventreur rencontre le loup-garou de Londres, ce qui me réjouissait assez je dois le dire.

    Ma sœur Noberte, aimable prêteuse de l'ouvrage, m'avait précisé qu'elle avait un avis mitigé sur le livre de Mark Hodder. Une fois celui-ci terminé, j'ai bien compris pourquoi.

    Attention, je ne dis pas que je ne l'ai pas aimé, c'est un bon roman. Simplement, un lecteur qui s'attend à du fantastique victorien façon Gail Carriger risque la surprise et peut-être même la déception tant la postface éclaire peu sur l'histoire.

    Car avec Spring Heeled Jack, on nage en pleine uchronie. Un homme, un seul, peut changer le cours de l'histoire et ouvrir le champ des possibles.

    Le roman présente de nombreuses qualités: le récit est excellemment documenté, les revers de situations sont réussis, l'intrigue est intelligente et les partis pris assez audacieux (je pense en particulier au choix de vie(s) fait par Burton).

    J'ai beaucoup apprécié les diverses créatures eugénistes imaginées par l'auteur, en particulier les perroquets voyageurs au langage ordurier, et je rêverais d'avoir un chat spoussière à la maison. Tiens ami lecteur, lis sa publicité, je suis sûre que tu en voudras un aussi:

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    Autre point positif, le livre en lui-même est beau, les illustrations de la couverture et des débuts de chapitre sont soignées et la dorure des pages suggère le caractère steampunk du roman bien plus sûrement que sa quatrième de couverture. 

    En dépit de ses qualités, je trouve aussi certains défauts au livre. Il y a principalement un problème de rythme, avec certaines lenteurs là où à d'autres moments je suis revenue quelques pages en arrière en me disant que j'avais dû louper quelque chose (c'est surtout le cas dans la deuxième moitié du livre).

    Très liée au rythme, la triple intrigue du livre fait que quand on arrive à la fin de la première moitié du roman, qu'on s'est attaché à Burne et son entourage et qu'on pense savoir où on va... L'auteur nous emmène sur un terrain très différent. C'est à la fois ce qui fait l'originalité du livre et ce qui peut déstabiliser le lecteur.

    Enfin, Mark Hodder nous fait une description un peu trop appuyée à mon goût du masochisme de Swinburne (dont apparemment le poète faisait plus l'éloge que la pratique), qui n'est pas tellement utile au récit.

    En conclusion, j'ai globalement apprécié la lecture de "L'étrange affaire de Spring Heeled Jack". Si je ne lui fais pas d'éloge dithyrambique, c'est une bonne et originale tranche de steampunk!

     Livre lu dans le cadre du Challenge Halloween de Lou et Hilde

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  • The Fades

    Série britannique en six épisodes écrite par Jack Thorne en 2011 et produite par BBC 3.

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    Synopsis (Source Allociné):

    Paul est hanté par d'épouvantables cauchemars, et ni son thérapeute ni son meilleur ami, Mac, ne  sont en mesure de l'aider. Pire, le jeune homme commence à voir les fantômes des morts partout, quand l'un des esprits - avide de vengeance - trouve une brèche dans la barrière qui sépare le monde des vivants et celui des morts. Mac et Paul réalisent qu'il leur faut intervenir pour empêcher les fantômes de semer le trouble !


     

    Mon avis:

    J'ai profité de la diffusion de "The Fades" sur Syfy il y a dix jours pour découvrir cette série dont je n'avais absolument pas entendu parler, et je l'ai bien appréciée ma foi!

    Tout commence par un portrait de Paul, un gentil garçon un peu gauche et timide, toujours escorté de son meilleur et très geek ami Mac. Couvé par sa mère, méprisé par sa sœur jumelle, raillé par ses camarades de classe, la vie de Paul n'est pas rose. Mais tout ça ne serait rien si Paul n'était pas hanté par des visions apocalyptiques et des apparitions fantomatiques qui lui font penser qu'il est mentalement instable et donc consulter un psy assez peu efficace.

    Et si Paul n'était pas "dérangé" du tout? Si ses rêves de fin du monde étaient prémonitoires et les fantômes bien réels? 

     

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    Réponse de l'intéressé: "Non merci, je préfère passer le reste de mon adolescence enfermé avec Mac dans les toilettes des filles..."

     

    Paul fait alors une rencontre brutale en la personne de Neil, un membre du groupe des Anges, une organisation qui veille au contrôle des fantômes. Celui-ci comprend que Paul est doté de pouvoirs qui se révéleront indispensables dans la bataille entre vivants et morts qui se profile, et cherche par conséquent à le recruter.

    Paul sait qu'il n'a pas le choix et qu'il doit se préparer mais ne veut pas pour autant abandonner sa vie de tous les jours: sa famille, son pote et surtout Jay, la copine de sa sœur qu'il aime depuis longtemps. Ce conflit d'intérêts sera, tout au long de la série, à la fois sa force motrice et son talon d'Achille.

     

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    En même temps, avec ce genre de conversations avec son BFF, on comprend qu'il ne veuille pas le lâcher

     

    Mais la série ne parle pas que de la vie d'un adolescent, la part fantastique est très réussie et le programme présente de vrais moments d'horreur. Car on ne sait pas trop ce qui se passe dans le monde des fantômes, ces êtres qui se sont vus refuser l’Ascension pour des raisons inconnues. Subitement, ils passent de créatures éthérées et désespérées à hybrides rageurs qui veulent s'emparer du monde.

    On pourra reprocher à la série ce joyeux mélange des genres, faisant les fantômes se transformer en zombies via une transfusion vampirique (désolée, je ne peux pas en dire plus sans tout dévoiler). De mon point de vue, j'ai trouvé que la chose était faite de manière plutôt intelligente et donc crédible, le réalisateur a osé quelque chose de différent et d'inédit dans un genre qui a déjà été pas mal éclusé: j'approuve.

    J'ajoute que tous les acteurs sont très bons, ce dont on a l'habitude avec les productions britanniques mais qui est tout de même toujours grandement apprécié. 

    Cette série est très prenante et peut aisément se regarder en une soirée/nuit (ce que j'ai fait) et son final est à la hauteur des attentes, avec une transition image de fin - générique qui serre les tripes...

     

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    Ouais comme ça

    En conclusion, je ne peux que te conseiller le visionnage de cette série originale et addictive, vue dans le cadre du Challenge Halloween.

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    Bon dimanche ami lecteur!