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fantastique

  • The Fades

    Série britannique en six épisodes écrite par Jack Thorne en 2011 et produite par BBC 3.

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    Synopsis (Source Allociné):

    Paul est hanté par d'épouvantables cauchemars, et ni son thérapeute ni son meilleur ami, Mac, ne  sont en mesure de l'aider. Pire, le jeune homme commence à voir les fantômes des morts partout, quand l'un des esprits - avide de vengeance - trouve une brèche dans la barrière qui sépare le monde des vivants et celui des morts. Mac et Paul réalisent qu'il leur faut intervenir pour empêcher les fantômes de semer le trouble !


     

    Mon avis:

    J'ai profité de la diffusion de "The Fades" sur Syfy il y a dix jours pour découvrir cette série dont je n'avais absolument pas entendu parler, et je l'ai bien appréciée ma foi!

    Tout commence par un portrait de Paul, un gentil garçon un peu gauche et timide, toujours escorté de son meilleur et très geek ami Mac. Couvé par sa mère, méprisé par sa sœur jumelle, raillé par ses camarades de classe, la vie de Paul n'est pas rose. Mais tout ça ne serait rien si Paul n'était pas hanté par des visions apocalyptiques et des apparitions fantomatiques qui lui font penser qu'il est mentalement instable et donc consulter un psy assez peu efficace.

    Et si Paul n'était pas "dérangé" du tout? Si ses rêves de fin du monde étaient prémonitoires et les fantômes bien réels? 

     

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    Réponse de l'intéressé: "Non merci, je préfère passer le reste de mon adolescence enfermé avec Mac dans les toilettes des filles..."

     

    Paul fait alors une rencontre brutale en la personne de Neil, un membre du groupe des Anges, une organisation qui veille au contrôle des fantômes. Celui-ci comprend que Paul est doté de pouvoirs qui se révéleront indispensables dans la bataille entre vivants et morts qui se profile, et cherche par conséquent à le recruter.

    Paul sait qu'il n'a pas le choix et qu'il doit se préparer mais ne veut pas pour autant abandonner sa vie de tous les jours: sa famille, son pote et surtout Jay, la copine de sa sœur qu'il aime depuis longtemps. Ce conflit d'intérêts sera, tout au long de la série, à la fois sa force motrice et son talon d'Achille.

     

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    En même temps, avec ce genre de conversations avec son BFF, on comprend qu'il ne veuille pas le lâcher

     

    Mais la série ne parle pas que de la vie d'un adolescent, la part fantastique est très réussie et le programme présente de vrais moments d'horreur. Car on ne sait pas trop ce qui se passe dans le monde des fantômes, ces êtres qui se sont vus refuser l’Ascension pour des raisons inconnues. Subitement, ils passent de créatures éthérées et désespérées à hybrides rageurs qui veulent s'emparer du monde.

    On pourra reprocher à la série ce joyeux mélange des genres, faisant les fantômes se transformer en zombies via une transfusion vampirique (désolée, je ne peux pas en dire plus sans tout dévoiler). De mon point de vue, j'ai trouvé que la chose était faite de manière plutôt intelligente et donc crédible, le réalisateur a osé quelque chose de différent et d'inédit dans un genre qui a déjà été pas mal éclusé: j'approuve.

    J'ajoute que tous les acteurs sont très bons, ce dont on a l'habitude avec les productions britanniques mais qui est tout de même toujours grandement apprécié. 

    Cette série est très prenante et peut aisément se regarder en une soirée/nuit (ce que j'ai fait) et son final est à la hauteur des attentes, avec une transition image de fin - générique qui serre les tripes...

     

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    Ouais comme ça

    En conclusion, je ne peux que te conseiller le visionnage de cette série originale et addictive, vue dans le cadre du Challenge Halloween.

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    Bon dimanche ami lecteur!

  • "Les lames du Cardinal" de Pierre Pevel

    Catégories : Livres

    Je ne sais pas trop ce qui m'arrive depuis le début de l'année, je ne lis quasiment que du fantastique. Je crois que c'est un épisode de boulimie inconnu jusqu'à ce jour, étant en général plutôt éclectique dans mes lectures. Comme tu l'auras remarqué, je n'arrive pas à beaucoup blogger ces temps-ci (accaparée que je suis par les préparatifs du mariage) donc je te le dis là, ici et maintenant -> les grands coups de coeur SF de 2013 sont:

    1 - "Le quadrille des assassins" d'Hervé Jubert: Merci à Syl pour le conseil lecture!

    2 - "Faërie" de Raymon E.Feist: Merci à Acr0 pour le conseil lecture!

    ♥ Oui, vive les partenaires de Challenge ♥

    Et, last bur not least, "Les lames du Cardinal" de Pierre Pevel. Pas de remerciement pour celui-ci, si ce n'est à l'illustrateur/trice dont je n'ai pas le nom à l'instant (pour cause de prêt du livre à Norberte) mais qui a fait du beau boulot! 

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    De quoi ça parle?

    En 1633, Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Mais des dragons se dissimulent parmi les humains et complotent pour conquérir le pouvoir. La Cour d'Espagne est déjà tombée dans leurs griffes. Richelieu reçoit en secret un bretteur exceptionnel, le capitaine La Fargue. Il souhaite reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis : les Lames du Cardinal.

    J'aime beaucoup les romans de cape et d'épée et j'étais curieuse de voir ce que pouvait donner le mélange des genres proposé par Pierre Pevel. Après tout, des dragons et des mousquetaires, c'est nettement moins courant que des dragons et des chevaliers de la Table Ronde.

    J'ai beaucoup aimé le résultat! Le livre raconte principalement la réunion d'une ligue de mousquetaires-espions quelques années après leur séparation dans des circonstances douloureuses. La troupe se regroupe au fil des pages, assemblée de personnages droits dans leurs bottes, guerriers d'élite, unis par un esprit d'équipe en acier trempé et un vrai sens de la raison d'Etat quand plus d'un aurait envoyé paître Richelieu...

    Je remercie Pierre Pevel d'avoir crée le personnage d'Agnès, femme libre et courageuse, très éloignée de la damoiselle en détresse. Une Milady à sa façon mais du côté des gentils cette fois, ce qui répare un peu mon chagrin adolescent à la lecture de la fin tragique de Lady de Winter.

    Pour en venir aux dragons, ils sont déclinés en variation pyramidale: la noblesse = les dragons ancestraux, les serviteurs/animaux de compagnie de la noblesse = les dragonnets, les gueux dégénérés = les dracs. On trouve aussi des créatures hybrides telles que Saint-Lucq et une maladie mortelle que les hommes contractent mystérieusement au contact des dragons: la rance, un sympathique mélange de peste noire et de lèpre.

    Toutefois, la fantasy est loin d'être omniprésente dans ce roman et fait la part belle à l'esprit de chevalerie et aux complots obscurs. On est bien dans du réalisme magique très bien maîtrisé.

    J'ai juste eu une petite frayeur arrivée aux trois quarts du livre quand je me suis dit que les Lames étaient à peine reformées. J'ai craint que le premier tome de cette trilogie ne soit qu'une introduction qui se termine en queue de poisson. Mais que nenni! L'auteur déroule une trame très efficace et la dernière partie du livre est un véritable feu d'artifices et clôt un premier tome qui pourrait en fin de compte se suffir à lui-même. Ce qui ne m'empêchera pas de lire avidement les deux autres tomes!

    A noter que le succès grandissant de l'oeuvre a conduit à une adaptation en jeu de rôle, pour en savoir plus c'est par ici et par là!

    Bon weekend et à bientôt ami lecteur!

  • "Sans âme" de Gail Carriger

    Catégories : Livres

    Cela fait deux Halloween que je lis les avis, généralement enthousiastes, de mes copinautes de challenge. Deux ans que je résiste à la série de Gail Carriger...

    D'un côté, j'étais apatée par l'époque victorienne à la sauce  fantastique avec nos éternels (et légèrement surreprésentés ces temps-ci) amis loups-garous et vampires.

    D'un autre côté, j'étais rebutée par cette même combinaison qui est devenue à peu près aussi rare en littérature fantastique qu'une réflexion bien sentie sur le terroir français dans la bouche de Jean-Pierre Pernaut...

    Bref. Ce qui devait arriver arriva: j'ai fini par venir moi aussi à "Sans âme", le premier tome de la série "Le protectorat de l'ombrelle". Me voilà donc aujourd'hui, ami lecteur, te livrant ce qui est peut-être le 354 872e avis sur les aventures d'Alexia Tarabotti.

     

    Résumé:

    Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté ! 
    Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. 
    Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

     

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    Ne nous leurrons pas, ce livre est un petit plaisir coupable, façon macaron à la myrtille (j'en salive rien que d'y penser). C'est léger, c'est drôle, les relations entre Alexia et Lord Maccon sont pimentées à souhait. Comme le macaron précedemment cité, ça laisse une agréable saveur sucrée en mémoire... Mais ça n'est pour autant pas très consistant.

    Car il ne se passe pas grand chose en vérité dans "Sans Âme". L'enquête d'Alexia sert plutôt de toile de fond à son personnage: son caractère impétueux, ses toilettes apprêtées, sa famille aussi délicate et pleine de tact que celle d'Elizabeth Bennet, son ami vampire et dandy, et enfin ses relations pour le moins ébouriffantes avec Lord Maccon, loup-garou Alpha de son état.

    Au crédit de l'auteur, la trouvaille de l'état de sans âme est intéressante bien qu'elle gagnerait, à mon humble avis, à être étoffée. On comprend juste qu'Alexia est une paranaturelle, ce qui ne la différencie pas outre mesure des autres êtres humains si l'on excepte le fait, relativement appréciable, qu'elle peut annuler les pouvoirs d'une créature surnaturelle par simple contact corporel. 

    Néanmoins, je n'ai pas boudé mon plaisir. j'ai dévoré ce livre en deux jours et j'ai souvent souri aux boutades de Gail Carriger.

    Morceau choisi:

    "Toute la bonne société londonienne considérait l'Ecosse comme un endroit barbare. Là-bas, les meutes faisaient peu de cas des raffinements des gens diurnes. Les loups-garous des Highlands avaient la réputation de faire des choses atroces et totalement injustifiées, comme porter des vestes d'intérieur à la table du dîner."

    En conclusion, si "Sans Âme" ne t'apportera pas de brûlants sujets de réflexion, il n'en reste pas moins une lecture très divertissante dont je découvrirais volontiers la suite.

     

    Bonne soirée et à bientôt ami lecteur!