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littérature anglo-saxonne

  • "Mortdecai", la trilogie de Kyril Bonfiglioli

    Catégories : Livres

    Éditeur: Éditions du Masque

    Date de parution: Janvier 2015

    Nombre de pages: 554 pages

     

    Présentation de l'éditeur:

    Charlie Mortdecai est un marchand d'art louche entouré d'amis qui le sont tout autant. Par chance, cet aristocrate dégénéré, snob et persifleur a aussi d'excellents contacts au sein de la haute société londonienne. Lorsque l'on trempe jusqu'au cou dans des affaires de vol de tableau, de mariage par intérêt et d'assassinat de la reine d'Angleterre, cela peut toujours servir.
    De Londres au Nouveau-Mexique en passant par l'Irlande, la Chine et Chicago, retrouvez les aventures extravagantes de Mortdecai dans les trois comédies noires et déjantées "Cachez-moi ça", "Après vous, avec le flingue" et "Une histoire pas très catholique", réunies pour la première fois dans ce volume.

    Un cocktail parodique explosif évoquant les Monty Python, James Bond ou encore P.G. Wodehouse.

     

    littérature anglo-saxonne

     

    Avec la sortie du film "Charlie Mortdecai", les éditions du Masque ont eu la bonne idée de faire paraître la trilogie des aventures de ce sympathique personnage. 

    Sympathique? Il est aussi lâche, alcoolo sur les bords, misogyne, snob, gourmet obsessif, escroc et j'en oublie. Alors ce portrait ne donne pas très envie de côtoyer le bonhomme. Et pourtant, Charlie a parfois des crises d'empathie, est le jouet de sa magnifique épouse, est drôle (souvent malgré lui), a le sens de la formule et est fan de P.G. Wodehouse, voilà de quoi redorer son blason.

    Dans cette trilogie, le lecteur est amené à suivre le Mortdecai dans des aventures aussi variées qu'extravagantes: un road-movie américain, une mission de James Bond de pacotille et une enquête mystique à Jersey, le tout ayant lieu au début des années soixante-dix.

    Les cadres sont donc très divers, ce qui pourrait perdre le lecteur si les intrigues n'étaient pas aussi légères. Car en bon émule de P.G. Wodehouse, auquel il ne cesse de faire référence à travers son oeuvre, les livres de Kyril Bonfiglioli mettent en scène un personnage et son univers plutôt qu'une intrigue

    Si les Mortdecai sont loin de pouvoir rivaliser avec les Jeeves de Wodehouse, on passe tout de même un très bon moment à suivre les bouffonneries de Charlie et de Jock (le contraire absolu de Jeeves). 

     

    A noter: il existe un quatrième volet des aventures de Charlie Mortdecai inédit chez nous. "The Great Mortdecai Moustache Mystery" était inachevé du fait du décès de l'auteur (d'une cirrhose... J'ai oublié de te préciser que Kyril Bonfiglioli ressemblait beaucoup à sa créature littéraire) jusqu'à ce que les éditions Penguin confient au satiriste anglais Craig Brown la tâche de terminer le livre. 

     

    Morceau choisi:

    "C'était une sale journée; une journée pourrie. Un peu comme une version concentrée de l'horrible premier trimestre dans une école privée de quatrième ordre, quand vous êtes pourchassé et persécuté et que vous ne pouvez pas vous enfermer dans les toilettes pour pleurer parce que les toilettes n'ont pas de verrou et que vous passez tout votre temps d'étude privée à écrire des lettres hystériques, éclaboussées de larmes, où vous implorez vos parents de vous sortir de là, tout en sachant qu'ils vous répondront d'un ton enjoué avec des phrases du style "ça forme le caractère" et tout à l'avenant.

    Je pense que vous aurez saisi lorsque je vous aurai dit que les deux heures les plus agréables de ce premier jour à Dingley Dell, académie de la Terreur, c'est tout en haut d'un pin Douglas ou autre infect conifère que je les ai passées, tandis que l'on me tirait dessus avec des munitions en graphite. Je ne perdis aucune dent, mais l’œil au beurre noir que j'arborais au dîner suscita quelques grivoiseries peu élégantes. Je ne relevai point, car le repas était, là encore, superbe; il semblait pouvoir guérir toutes les plaies. Ils essayèrent de me gâcher mon navarin d'agneau en prétendant que c'était mon tour de faire la vaisselle, mais là, je freinai des quatre fers. Il y a certaines choses qu'un homme de race blanche ne peut tout simplement pas faire. Crier grâce à des lesbiennes armées alors que l'on est perché dans un pin Douglas ou autre conifère, oui. La corvée de plonge, non."

  • "La marque de Windfield" de Ken Follett

    Catégories : Livres

    Éditeur: Robert Laffont

    Date de parution originale: 1993

    Nombre de pages: 491

     

    Résumé:

    En 1866, plusieurs élèves du collège de Windfield sont les témoins d'un accident au cours duquel un des leurs trouve la mort. Mais cette noyade est-elle vraiment un accident ? Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d'Edward, riche héritier d'une grande banque, de Hugh, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d'un richissime Sud-Américain. Autour d'eux, des dizaines d'autres figures s'agitent, dans cette société où les affaires de pouvoir et d'argent, de débauche et de famille, se mêlent inextricablement derrière une façade de respectabilité.

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    J'avais offert ce livre à Noël dernier à ma mère car elle avait bien accroché à l'adaptation télévisée des "Piliers de la Terre", mais je ne l'avais pas encore lu moi-même. Elle me l'a donc prêté en me précisant que ça lui avait beaucoup plu. Et bien tu sais quoi? Le livre m'a beaucoup plu à moi aussi!

    Ken Follett nous transporte dans une saga familiale palpitante, située dans l'Angleterre victorienne. Nous y suivons la destinée de Hugh Pilaster, depuis cette journée fatale (à double titre), de 1866 jusqu'à la fin du siècle. 

    Si Hugh est la brebis galeuse de la famille Pilaster, il a en revanche de nombreux autres atouts: il est intelligent, travailleur, honnête et joli garçon. Des qualités qui lui valent l'inimitié de sa tante Augusta, l'autoritaire matriarche de la famille, qui ne supporte pas que Hugh puisse entrer en concurrence avec son fils Edward. Cette haine viscérale, liée à l'ambition maladive d'Augusta, sera l'un des moteurs du roman. On se demande en effet jusqu'où cette femme odieuse, et finalement pitoyable, est prête à aller pour satisfaire ses désirs. 

    Elle trouve par ailleurs un complice à sa mesure en la personne de Micky Miranda, un diable au visage d'ange, qui a lui-même des intérêts à protéger.

    L'auteur dresse autour de ces trois protagonistes clefs une galerie de personnages intéressants: la combative Maisie, l'affable Salomon, la faussement fragile Emily, le lâche Edward... Les caractères sont variés et cohérents.

    Le contexte est également dépeint brillamment. Si Ken Follett ne possède pas un style littéraire exceptionnel, il faut en revanche saluer son travail de recherche. En effet, il décode la révolution industrielle, le monde financier et les transactions internationales de cette époque avec beaucoup de justesse et de clarté. 

    Enfin, si je dois reprocher quelque chose à "La marque de Windfield", ce pourrait être le manque de crédibilité de l'histoire d'amour entre Hugh et Maisie. Ces deux personnages se connaissent finalement très peu et ont passé un temps bien court ensemble avant de s'avouer un amour à priori aussi inconditionnel qu'éternel. Mouais, je veux bien croire au coup de foudre, mais là c'est tout de même un peu gros.

    Cela étant dit, je ne boude pas mon plaisir, car j'ai vraiment été accrochée d'un bout à l'autre du roman. Comme dans "Les piliers de la Terre", Ken Follett sait véritablement tenir son lecteur en haleine sur plusieurs centaines de pages, et pour ça je lui dis bravo! 

  • "L'arbre d'Halloween" de Ray Bradbury

    Éditeur: Editions du Seuil

    Date de parution: Octobre 1994

    Nombre de pages: 159

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    "L'arbre d'Halloween" est un livre destiné aux enfants, mais c'est aussi une lecture agréable pour les adultes.

    Tom et sa bande de copains se réunissent, costumés avec soin, pour fêter Halloween. Il ne manque à l'appel que leur ami Pipkin. Inquiète, la petite bande se rend chez lui pour le chercher car sans lui, la fête ne sera pas la même. Arrivés à destination, Pipkin les informe qu'il ne peut pas se joindre à eux tout de suite mais qu'il leur donne rendez-vous à la maison au bord du ravin, aussi appelée le sinistre repaire

    Là-bas, les enfants rencontrent Montsuaire, un personnage énigmatique qui les accompagnera lors d'une nuit aussi terrifiante qu'initiatique.

    Le but de tout ceci? Ni plus ni moins que sauver Pipkin.

    Mus par une affection profonde pour leur copain, les huit gamins feront face à de nombreuses aventures, voyageant à travers l'espace et le temps, de l'époque des cavernes au Mexique d'aujourd'hui. Ils apprendront beaucoup de choses sur les origines et le sens d'Halloween, mais aussi sur eux-mêmes.

    On retrouve dans "L'arbre d'Halloween" le style caractéristique de Bradbury, très imagé, avec un univers inventif et une bande de copains attachante.

    J'ai particulièrement aimé le passage à Notre Dame de Paris et l'explication toute personnelle de l'auteur sur la genèse des gargouilles.

    En conclusion, ça n'est pas le meilleur Bradbury qui soit, mais ça reste une lecture sympathique à l'approche d'Halloween!

     

    Livre lu dans le cadre du Challenge Halloween de Lou & Hilde. 

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