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  • L'incroyable histoire de la résurrection de mes cheveux

    J'avais promis du poil la semaine dernière, et me revoilà avec une petite note capillaire!

    Il y a peu, quelques amis et moi-même entretenions une causerie sur facebook au sujet de cette vidéo:


    The Story of Cosmetics par visionontv

    Car ami lecteur, dans les cosmétiques, il n'y a pas que des ingrédients qui nous veulent du bien! En particulier dans les produits destinés à nos cheveux, il y a un paquet de composants chimiques certes très efficaces pour avoir un brushing éblouissant à la Eva Longoria, mais aussi peu recommandables du point de vue de la santé... Je ne disserterais pas là-dessus aujourd'hui mais si tu veux en savoir plus, je te renvoie au guide cosmetox de Greenpeace que tu peux télécharger .

    Donc lors de cette conversation, une amie faisait valoir à juste titre qu'il n'y avait vraiment que les produits bio qui offraient la garantie du naturel, et que ces derniers étaient tout de même en moyenne 2 à 3 fois plus chers que leurs rivaux du supermarché.

    Exemple:

    - Le Pantene Pro V dont parle Annie Leonard dans la vidéo -> 3,50€ les 250 ml

    (Digression: A chaque fois que j'entends Pantene Pro V, je pense à ce passage de Spaced)

    - Le Logona Bambou de ta servante -> 8,70 les 250 ml

    Gloups, il faut bien en convenir, les cheveux sont heureux, le porte-monnaie beaucoup moins.

    Est-on pour autant condamné à faire un choix entre un shampoing aux ingrédients douteux mais pas cher et un shampoing respectueux de notre personne et de notre environnement mais pas de notre budget? Et bien moi je dis NON, pas question, je vivrais en harmonie avec mes cheveux sans que ça me coûte plus de 7 € par mois (moyenne approximative) et sans contribuer à l'engraissement du portefeuille de la vieille!

    Pourtant avec mes cheveux, je reviens de loin tu sais! Je leur en ai fait voir de toutes les couleurs, au propre comme au figuré. Pendant plus de 10 ans, j'ai arboré toutes les couleurs de cheveux, du blond vénitien au noir corbeau en passant par le rouge rubis: tout, je leur ai tout fait! Et même si ces crises de schyzophrénie capillaire étaient assumées voire amusantes, mes cheveux ne me disent pas merci. Il y a 2 ans, je me suis rendue compte que j'avais une belle mèche blanche qui prenait de l'ampleur sur le côté droit de ma tête, un peu comme celle de M.Sheffield...

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    Cette maudite mèche se pigmentait de moins au moins avec les colorations, et mes cheveux commençaient sensiblement à ressembler à ça:

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    Avant

    C'était la guerre et c'était moche, crois-moi.

    J'ai donc réagi en me disant qu'il fallait peut-être tout réapprendre depuis le début sur l'entretien du cheveu, ou comment passer de Cruella à Raiponce -> gros, très gros challenge!

    Et aujourd'hui, sans avoir encore la chevelure luxuriante de JJJ Long Hair (hallucinante), je tiens la bonne mèche!

    cheveux 2.jpg

     Après

    Désolée: Photo pourrie, il n'y a pas de fenêtre dans ma SDB, je ferais un edit avec une photo en extérieur plus tard

    Je vais donc présentement te communiquer le fruit de mes expériences!

    1) L'avant-shampoing:

    C'est à dire le masque, qu'il soit purifiant, détoxinant, hydratant, selon la nature de tes cheveux.

    a) Personnellement, j'ai beaucoup pratiqué le masque détoxinant pour virer les résidus de colorations chimiques (+ d'1 an à tout enlever...) avec cette composition:

    - 2 cuillères à soupe d'argile montmorillonite (argile verte que tu peux acheter chez Aroma Zone)

    - 1 cuillère à soupe d'huile d'olive

    - 2 cuillères à soupe d'eau

    - le jus d'un citron

    On obtient une pâte épaisse à laisser poser 20 mn, c'est très efficace et ça revient bien moins cher que la version commercialisée par Aube Indienne.

    b) J'ai les cheveux secs, je dois donc les nourrir avec un bain d'huile une fois par semaine. Kezako le bain d'huile? Tout est dans le nom, tu appliques de l'huile végétale (olive, amande, moi  après moult tests, ma chouchou est définitivement celle de coco) sur les longueurs et tu laisses poser 30 mn avant de faire ton shampoing. Quand j'ai les cheveux très secs et/ou fourchus, il m'arrive de faire le bain d'huile avant de me coucher, d'enrouler mes cheveux dans une serviette et hop au lit, puis de les laver le lendemain matin.

    Là non plus, ça n'est pas la ruine, tout est dans la cuisine, et en plus ça rime (pardon). Pour info, une bouteille d'huile de coco de 250 ml ne coûte même pas 2€ en épicerie asiatique, et elle dure un bon moment!

    2) Le shampoing:

    Bon là, le marché offre quand même une grande variété de produits, naturels ou biologiques, ça se développe bien. Je ne te donnerais donc que mes favoris.

    a) Logona shampoing crème au bambou: on va commencer par lui puisqu'on le citait précedemment. OUI, il coûte un peu cher, MAIS sa texture crème fait qu'il faut très peu de produit pour bien se laver les cheveux, il dure donc plus longtemps que les shampoings "classiques". C'est mon shampoing liquide préféré jusqu'à aujourd'hui (et je te prie de croire que j'en ai testé quelques-uns!), mais je ne pense pas qu'il convienne à tous les types de cheveux. C'est un soin "extra riche" selon les termes du fabricant, donc chevelures à tendance grasse s'abstenir à mon humble avis...

    b) Karma Koma de Lush: c'est un shampoing solide qui dure très longtemps, qui mousse extraordinairement et qui a une odeur à tomber pour peu qu'on aime le patchouli. En plus il est vegan (aucun composant d'origine animale et non testé sur les animaux -> très important aux yeux de ta servante)! Il n'est cependant pas parfait puisqu'il contient du laurylsulfate de sodium, c'est le seul bémol.

    c) Shikakai: J'adore. C'est ma révélation capillaire de cette décennie. Comme dit la marque Hesh qui le commercialise (je trouve d'ailleurs le leur meilleur que celui d'Aroma Zone, il est un poil plus cher), c'est un "bousillant de saleté". Ça lave divinement, ça soigne les cheveux, c'est 200% écolo et c'est vraiment très économique. Ça sent juste un peu fort la terre, même si on s'habitue, et la première utilisation surprend, on a vaguement l'impression de se laver les cheveux avec de la boue. Mais voilà,  je suis accro, je ne pourrais plus m'en passer de ce truc là!

    3) L'après-shampoing:

    Je suis une mauvaise fille, je n'utilise pas cette chose. Jamais. Et j'ai même pas honte.

    4) Le rinçage:

    In-dis-pen-sable! J'ai deux formules: rinçage à l'eau froide: un peu de courage pour un max de résultats, et rinçage à l'eau vinaigrée. J'ai une petite bouteille en verre de 75 cl de côté à cet effet (merci la soupe), j'y verse 6 cuillères à soupe de vinaigre (blanc ou aromatisé, c'est toi qui choisis, évite quand même le balsamique...) et je remplis d'eau. Je referme, je remue et je verse une fois mes cheveux rincés. Il ne faut surtout pas se re-rincer les cheveux après sous peine de perdre tout le bénéfice. Oui, ça pue sur le moment, mais l'odeur s'évapore une fois les cheveux secs.

    Les 2 types de rinçage ne me coûtent donc quasiment rien (j'ai une cave de vinaigre , je l'utilise aussi abondamment pour le ménage) et ça fait un bien phénoménal à mes cheveux!

    5) Le séchage:

    Sur le dos de la bête, à l'air libre, je n'ai rien trouvé de mieux (même si j'ai un sèche-cheveux de compétition dans ma SDB, il sert aux invités).

    6) Le coiffage:

    C'est un sujet un peu douloureux car il y eu divorce. J'ai dû me séparer de toutes mes brosses et peignes en plastique... En lieu et place de ces derniers, j'ai investi dans: une brosse en poils de sanglier, une brosse et un peigne en bois. Ça n'a l'air de rien, mais ça a considérablement amélioré l'état général de ma tignasse et rendu le coiffage nettement plus facile.

    Le plastique + les cheveux = électricité, casse, fourches -> association à bannir!

    7) La coupe:

    0 €, c'est du fait maison. Je coupe environ 5 cm tous les semestres. Certes, ça oblige à avoir des cheveux longs et certaines fois sont moins réussies que d'autres... D'ailleurs en voyant la photo, je remarque une ondulation dans le bas plus longue que les autres, je vais devoir rectifier ça!

    Mais quand tu vas chez le coiffeur et que tu demandes de couper 5 cm et rien d'autre, la coiffeuse comprend invariablement 10 cm (dans le meilleur des cas).

    8) La coloration:

    Fini le chimique, place au henné. Du fait de la mèche du sage susmentionnée, je dois colorer, je n'ai pas le choix. Et le henné, c'est beau, ça couvre relativement bien, et ça vieillit mieux que les colos chimiques. Cela étant, ça a tout de même été la transition la plus délicate. Poser le henné est long et ardu, ça pèse sacrément sur la tête et ça me file la migraine... Mais le résultat en vaut la peine. J'essaierais peut-être plus tard les colorations végétales et je te donnerais alors mon sentiment. Si tu as déjà essayé ami lecteur (pour le coup, je crois qu'amie lectrice est plus approprié), n'hésite pas à partager ton impression!

    9) L'alimentation et les compléments:

    Je ne t'apprends rien, les cheveux sont comme le corps et la peau, ils sont plus beaux s'ils sont bien nourris. En ce qui me concerne, une cure de gélules de levure de bière à l'automne et une de miel de châtaigner (petite cuillère à faire fondre sous la langue matin et soir) à présent font des miracles!

     

    Voilà tu sais tout ou presque de mon quotidien capillaire. Si tu as des questions, des remarques, des expériences à partager, les commentaires te sont ouverts!

    En attendant, bon dimanche soir tout déphasé avec l'heure d'été!

     

  • La poésie des lieux abandonnés

    Catégories : Livres

    Hier, je regardais vaguement les meilleures ventes de livres sur amazon. Non pas que je choisisse mes lectures en fonction de la tendance (cette notion me laisse plutôt froide, que ce soit en culture, mode, déco ou autre), mais ça permet parfois de découvrir de nouveaux auteurs. Du coup, j'en suis venue à m'interroger sur les derniers ouvrages qui m'avaient fait forte impression ces derniers mois... Et celui qui m'a sauté en premier à l'esprit, c'est lui:

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    Tu peux en savoir plus .

    Je me le suis fait offrir à Noël et depuis je le compulse régulièrement: il me fait rêver! La dernière fois que j'ai ressenti ça, je devais avoir 7 ou 8 ans et je me perdais avec délice dans les illustrations de Tenniel d'"Alice au pays des merveilles" (Merci Maman ♥). 

    Ce livre raconte, à l'aide de petits textes bien écrits et de photos magnifiques, l'histoire d'un patrimoine architectural à l'abandon. Les personnages sont des gares, des hôpitaux, des forts militaires, des salles de spectacle... Des lieux très divers ayant en commun d'être aujourd'hui délaissés  et oubliés par l'homme.

    Oui, je l'avoue: j'aime les lieux abandonnés. Je consulte régulièrement les sites d'explorateurs urbains, je colle mon museau au carreau en voiture ou en train dans l'espoir d'apercevoir des constructions mystérieuses, j'aime les zones industrielles, etc... Je ne sais pas bien d'où vient cette passion même si je pense que mon adoration pour la série "Chapeau Melon et bottes de cuir" (tournages le dimanche ou dans des lieux désaffectés pour raisons budgétaires) et ma jeunesse dans le Nord n'y sont pas pour rien.

     

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    Série fétiche: tournage dans une base aérienne désaffectée / L'heure Perdue (The Hour that never was)

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    Paysage familier: Centre minéralier de Dunkerque. Droits photo: Jobiwan

    http://jobiwan.over-blog.fr/

    Pour information, 30% des friches industrielles françaises se situent dans le Nord.

    Source: Le journal des entreprises - Article fort intéressant ici

     

    Arrivé à ce point de l'article, cher lecteur, tu réagis peut-être comme Angélas (= mon pacsman) qui, levant un sourcil interrogateur, proféra cette phrase "Tu regardes des drôles de trucs quand même...".

    Pour beaucoup, ces endroits sont tristes, voire glauques. Il est certain qu'ils sont empreints de nostalgie, mais je n'y vois pas que ça. Pour moi, ces lieux désaffect(ionn)és sont des morceaux de notre patrimoine. Ils sont les témoins d'une architecture -> Charbonnage du Hasard de Cheratte, d'une période économique -> Le Haut-fourneau d'Uckange, d'une histoire sociale -> La Maison d'enfants de l'avenir social. Ils représentent aussi parfois des drames passés, comme Oradour-sur Glane, ou Pripyat en Ukraine, un cauchemar qui resurgit avec l'actualité des Japonais.

    Ces lieux de mémoire sont aussi beaux à leur manière: le silence, le temps suspendu, les fantômes du passé... Il y a bien de la poésie dans tout ça.

    Aujourd'hui, ces endroits sont délaissés car restaurer coûte beaucoup plus cher que construire du neuf. Quel avenir alors pour ces reliques? Quelques-unes seront reconverties, d'autres seront rasées sans états d'âme, et la plupart continueront à s'enfoncer dans l'oubli.

    Ces "friches" sont aussi matière à s'interroger sur l'héritage que nous laisserons de notre époque. Ce qui m'amène à te parler de ce documentaire fabuleux: "Une vie après l'homme".

     

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    Tu peux le regarder .

    Ce documentaire part du postulat qu'un jour, sans prévenir, l'humanité disparaît. Ouais comme ça d'un coup d'un seul, pouf, "dichparou!". Qu'adviendrait-il alors de notre monde? On y aborde des thèmes aussi variés que la survie de nos animaux domestiques (ça m'angoissait cette histoire là, mais les chats s'en sortiraient très bien, par contre les chihuahas et les bouledogues...), le devenir de nos architectures, la conservation de notre patrimoine écrit (constat: le papier, les photos et les supports numériques ne valent pas tripette), la reprise par la nature de ses droits... C'est intelligent et bien réalisé, je te le conseille!

    Petite citation extraite du documentaire: "La domination de l'homme sur la nature n'a jamais été qu'une illusion".

    Pour en revenir à l'urbex (= urban exploration, my dear), si tu es toi aussi fasciné ou juste curieux, je te recommande chaudement ces différents sites:

    http://www.abandoned-places.com/

    http://www.boreally.org/fr/

    http://www.explo-alternative.fr

    http://www.forbidden-places.net

    http://glauqueland.free.fr (par le créateur de feu le site désopilant Je suis gothique.com)

    Et aussi le site de la très talentueuse photographe allemande Annie Bertram qui sait sublimer ces "forgotten places" (voir son portfolio).

    Parmi mes endroits favoris: le sanatorium de Beelitz (Hitler y a été soigné en 1916... une infection nosocomiale aurait été la bienvenue), la gare de Canfranc (couverture du livre), le château de Mesen (superbe, des vitraux dans un incroyable état de conservation à voir chez boreally), une gare d'Abkhazie (à voir ici), l'asile de Greystone (une vision de la psychiatrie qui fait froid dans le dos)...

    Pour clore ce billet, je t'offre une petite photo perso d'un village abandonné en 1952 sur ordre du gouvernement car le site devenait trop dangereux:

     

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    Zelve, Turquie 

    Tu vois, les villages fantômes ne sont pas forcément glauques!

    Voilà, c'est tout pour aujourd'hui en espérant que ça t'ait plu, la prochaine fois je crois bien que je vais te parler de poils (teasing de la mort!!). En attendant, bonne soirée à toi ami lecteur!

     

  • La journée de la femme, c'est bien mais...

    La journée de la femme fête aujourd'hui ses 100 ans et je lui souhaite un bon anniversaire! Cette fameuse journée avait pour but, historiquement, de faire valoir l'égalité des droits entre hommes et femmes (merci les suffragettes!).

    Il est indéniable que des progrès conséquents ont été réalisés en un siècle, et j'ai envie de te dire "encore heureux!". Mais alors en 2011, qu'en est-il de la place de la femme dans la société? Est-elle véritablement reconnue comme ayant une valeur égale à l'homme? Ce qui suppose, entre autres:

    - qu'elle puisse accéder à des postes à haute responsabilité

    - qu'elle ait le même niveau de revenu qu'un homme à poste égal

    - qu'elle puisse partager équitablement les tâches domestiques avec son conjoint

    - qu'elle puisse dire qu'elle est heureuse sans enfants sans être jugée (d'ailleurs, j'ai la vague impression que les femmes jugent plus leurs consoeurs que les hommes dans ce domaine, mais je me trompe peut-être)

    - qu'un homme puisse dire d'elle qu'elle est une bonne conductrice

    etc, etc... J'arrête mon inventaire à la Prévert parce que la liste est longue!

    La réponse à notre question initiale est donc sans ambiguité et sans appel: non.

    Loin de moi l'idée d'écrire un brulôt féministe, je n'en ai de toutes façons pas la capacité, n'est pas Elisabeth Badinter qui veut.

    Et soyons clair, j'aime et je respecte les hommes, je m'entends d'ailleurs généralement très bien avec eux. J'aime leur simplicité (ceci est un vrai compliment, pas une boutade), leur franchise, leur humour, leur côté protecteur parfois, et leurs doutes aussi... Car je ne pense pas qu'il soit fondamentalement plus facile d'être homme que d'être femme. La femme a sans doute moins de libertés, mais l'homme a sûrement plus de devoirs: être un chef de famille, selon l'expression consacrée, suppose quand même un paquet de responsabilités.

    Bref, comme le dit si bien cette chère Elisabeth, que j'aime beaucoup comme tu l'auras compris : "Il faut renoncer à une vision angélique des femmes qui fait pièce à la diabolisation des hommes." ("Fausse route" chez Odile Jacob).

    Tout ça pour te dire qu'à mon sens, l'homme et la femme sont complémentaires, et pas seulement dans le couple (puisque tous les couples ne sont pas hétérosexuels, n'en déplaise à notre nouveau ministre de la défense, Gérard Longuet -> vidéo édifiante), mais aussi au sein de la famille, des amis, des collègues...

    Et puis j'entends bien des petites voix désagréables me dire: "Oh ça va, t'es pas opprimée hein, pense aux femmes mariées de force, fouettées, lapidées...". Certes, j'y pense, et certainement plus souvent que les propriétaires des petites voix condescendantes. Et même que ça me fait mal aux tripes.

    Mais le fait de se dire qu'il y a pire ailleurs n'a jamais résolu un seul problème à ce que je sache.

    Alors qu'est-ce qui me révolte au quotidien me demanderas-tu?

    - Le fait que 88% des femmes pensent qu'il est difficile de concilier vie professionnelle et vie de mère de famille en 2010 (Sondage Elle - Les états généraux de la femme): pourquoi ne peut-on pas à notre époque être une maman attentive et avoir une vie professionnelle épanouie dans le même temps?

    - Le fait que les femmes françaises touchent en moyenne un salaire inférieur de 27% à celui des hommes (Source: Observatoire des inégalités), ça me bouffe.

    - Cette croyance populaire encore très vivace qu'un femme sans homme et enfants, c'est rien qu'une pôv fille (voire une vieille fille, si c'est pas débile ça comme terme!) par opposition à l'homme célibataire forcément par choix qui est un esprit libre, un séducteur, un dandy... Ça me fait grincer des dents.

    - Le fait que 75 000 femmes se fassent violer en France chaque année (Source: www.contreleviol.fr), qu'une femme française meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint... Ce qui m'amène à cette injustice physiologique: une femme même jeune, même en forme, même sportive aguerrie, ne fera pas le poids contre un homme plus vieux, moins en forme, même pas sportif du tout. C'est la nature et on l'accepte car on a d'autres avantages (l'éternel cliché de la maternité, mais c'est pourtant vrai), ce qui est lamentable, c'est que quelques hommes mal intentionnés et lâches en profitent.

    Et d'autres choses encore, mais je m'arrêterais là car je pense que tu as bien compris mon point de vue ami lecteur. Nous avons avancé, mais nous avons encore une longue route à parcourir, main dans la main, pour plus d'égalité et d'harmonie.

    En conclusion, je vais alléger un peu le sujet avec une petite note d'humour signée Zsa Zsa Gabor, la divine:

    "Il n'y a qu'un décolleté pour pousser un homme à rechercher la profondeur chez une femme."

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    Une pensée pour elle à qui, à 94 ans, ses médecins veulent couper la 2e jambe pour cause de gangrène

    Bonne journée à tous, même aux hommes, et rendez-vous au prochain billet!